La Madone Benois de Léonard de Vinci : Marie présente une fleur à l’Enfant Jésus. Acheter des reproductions sur Amazon

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par
Tom Gurney BSc (Hons) est spécialiste de l’histoire de l’art depuis plus de 20 ans
Page créée le 22 septembre 2026 / Mise à jour le 22 septembre 2026
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La Madone Benois

Le tableau connu sous le nom de Madone Benois est l’une des premières représentations de la Vierge à l’Enfant par Léonard de Vinci et l’un des deux tableaux de l’artiste depuis longtemps associés au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg. Il porte aussi les titres La Vierge et l’Enfant aux fleurs ou Madone à la fleur, qui attirent l’attention sur le petit objet tenu entre Marie et l’Enfant Jésus. [2] [3]

Le point de départ documentaire le plus sûr est la notice numérique de l’Ermitage, identifiée par le numéro d’œuvre 29908. [1] Comme cette notice dynamique ne se laisse pas toujours consulter par des moyens statiques, les données essentielles sont vérifiées à l’aide de sources officielles et liées à l’Ermitage directement accessibles. Un arrêté français relatif au prêt pour l’exposition Léonard du Louvre en 2019 présente La Vierge et l’Enfant, dite Madone Benois, comme une œuvre de Léonard de Vinci, vers 1478–1480, à l’huile sur bois transposée sur toile, mesurant 49,5 × 33 cm, conservée à l’Ermitage sous le numéro ГЭ-2773. [4]

Ces données expliquent déjà l’importance du tableau. La Madone Benois est petite par ses dimensions, mais majeure pour l’histoire de l’art. Elle appartient au moment où Léonard commence à s’éloigner des habitudes de l’atelier florentin pour explorer une peinture sacrée plus naturelle, animée et attentive à la psychologie. La Vierge n’est pas une reine lointaine trônant dans une symétrie solennelle. C’est une jeune mère penchée vers un enfant qui tend la main vers une fleur. Le sujet reste religieux, mais l’atmosphère est intime, presque domestique.

Cette intimité précoce explique en partie la place durable de l’œuvre dans l’histoire de Léonard. Le jeune artiste y réfléchit au mouvement, à l’attention et à la relation entre les figures. Elles ne sont pas unies par une formule dévotionnelle rigide, mais par une action : Marie présente la fleur, l’Enfant tend la main et le spectateur suit leur échange. Dans ce petit geste, Léonard fait évoluer le thème de la Vierge à l’Enfant, d’une présentation statique vers une expérience vécue.

En bref

  • ArtisteLéonard de Vinci
  • TitreMadone Benois ; aussi La Vierge et l’Enfant aux fleurs ou Madone à la fleur
  • DateVers 1478–1480
  • Technique et supportHuile sur bois ou panneau, transposée sur toile
  • Dimensions49,5 × 33 cm
  • CollectionMusée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg
  • InventaireГЭ-2773
  • SourcesNotice de l’Ermitage, œuvre 29908 ; présentation et provenance rapportées avec prudence

Sommaire

  1. La Madone Benois
  2. En bref
  3. L’œuvre de l’Ermitage
  4. Une jeune Vierge et un Enfant qui tend la main
  5. Le jeune Léonard et l’atelier florentin
  6. Lumière, espace et cadre domestique
  7. Transfert, état et prudence
  8. La famille Benois et l’acquisition par l’Ermitage
  9. La salle Léonard de Vinci à l’Ermitage
  10. Pourquoi la Madone Benois est importante

L’œuvre de l’Ermitage

La Madone Benois est d’abord une œuvre de l’Ermitage : sa notice numérique, œuvre 29908, régit l’identification de l’objet. [1] D’autres sources la nomment La Vierge et l’Enfant (Madone Benois) ou La Vierge et l’Enfant, dite Madone Benois. [2] [4] La page des Amis de l’Ermitage consacrée à la salle Léonard de Vinci emploie Madone à la fleur (Madone Benois) et la présente parmi les deux grands tableaux de Léonard montrés dans cette salle, avec la Madone Litta. [3]

Cette diversité de titres est utile. Madone Benois garde le nom de la famille par laquelle l’œuvre entra dans l’histoire moderne de l’art. La Vierge et l’Enfant aux fleurs ou Madone à la fleur décrit l’action qui distingue le tableau. La Vierge et l’Enfant en donne le sujet religieux général. Une lecture juste conserve ces trois niveaux : nom familial, action représentée et thème sacré.

Le tableau est généralement daté de vers 1478–1480. [2] [4] Cette date le situe près des premières années d’indépendance de Léonard, après sa formation dans la Florence d’Andrea del Verrocchio. Il ne faut pas y chercher le Léonard pleinement mûr de La Joconde ou du Saint Jean Baptiste tardif du Louvre. Son intérêt est ailleurs : il révèle un artiste en transition, encore proche des conventions d’atelier, mais déjà désireux de représenter avec plus de mouvement les corps, les sentiments et la lumière.

L’arrêté français précise qu’il s’agit d’une huile sur bois transposée sur toile ; la Fondation de l’Ermitage au Royaume-Uni parle également d’une huile sur toile transférée d’un panneau. [2] [4] Cette formulation rappelle que le support actuel n’est pas le premier état matériel du tableau. Il ne faut pas transformer ce fait en récit spectaculaire de restauration sans source. Le constat responsable est plus simple : l’œuvre a une histoire matérielle, et sa surface comme son support actuels ont connu une intervention.

Une jeune Vierge et un Enfant qui tend la main

La composition repose sur un échange simple : Marie tient une fleur, et l’Enfant cherche à la saisir. Ce petit geste transforme le sujet. Au lieu d’être posés comme un emblème sacré lointain, tous deux semblent pris dans un moment de jeu et de découverte. Marie regarde l’Enfant ; l’Enfant se concentre sur la fleur ; le regard du spectateur circule entre eux.

Ce mouvement est au cœur du caractère léonardien du tableau. Léonard reviendra souvent à des figures dont le corps et la pensée semblent tourner ensemble. Ici, le geste n’a rien de grandiose ni de théâtral ; il est presque privé. L’Enfant découvre un objet comme le ferait un véritable nourrisson, tandis que Marie le lui présente avec un geste maternel à la fois ordinaire et chargé de sens.

La fleur se prête à plusieurs lectures. C’est un objet de jeu dans la scène peinte. Elle peut aussi évoquer la Passion, surtout si l’on voit dans sa forme à quatre pétales une allusion à la croix. L’interprétation la plus prudente tient ensemble ces deux niveaux : la fleur n’est ni un symbole théologique plaqué sur la scène, ni un simple jouet. Sa force vient de ce que Léonard fait entrer un objet symbolique dans une action humaine crédible.

Voilà l’une des innovations discrètes du tableau. Le sens sacré ne vient pas de l’extérieur : il passe par le langage corporel. L’enfant tend la main comme le font les enfants ; Marie offre comme le font les mères. L’observation d’un comportement naturel renforce le sujet religieux au lieu de l’affaiblir.

Les visages poursuivent cette idée. Marie n’exprime ni une douleur distante ni une majesté officielle ; elle semble attentive, jeune et réceptive. L’Enfant regarde moins le spectateur que l’objet devant lui. Léonard organise ainsi une chaîne de regards : Marie regarde l’Enfant, qui tend la main vers la fleur, et le spectateur suit ce mouvement. La vie affective du tableau tient à cet échange triangulaire.

C’est pourquoi l’œuvre mérite une observation lente malgré sa petite taille. L’action se résume facilement, mais elle n’est pas superficielle. Une fleur entre deux figures fait voir la pensée, la curiosité, l’affection et une annonce de l’avenir. Le spectateur reconnaît une scène humaine ordinaire tout en pressentant sa portée sacrée.

Le jeune Léonard et l’atelier florentin

La Madone Benois appartient au début de la carrière de Léonard, alors que les leçons de l’atelier florentin étaient encore proches. Le cercle de Verrocchio fournit un arrière-plan utile, mais le tableau n’est pas un simple exercice d’apprentissage. Son intérêt tient à la façon dont Léonard assouplit les formules héritées.

Les images traditionnelles de la Vierge à l’Enfant s’appuient souvent sur une autorité frontale, une hiérarchie sacrée claire et une disposition stable. Ici, cette hiérarchie demeure, mais l’interaction l’adoucit. Marie est la Vierge et une jeune mère absorbée par son enfant ; le Christ est le Rédempteur enfant et un bébé plein de curiosité.

Cette alliance de dévotion et d’observation deviendra l’une des grandes forces de Léonard. Des œuvres plus tardives exploreront des agencements plus complexes des corps et du sens, depuis les deux versions de La Vierge aux rochers jusqu’à La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne au Louvre. La Madone Benois, plus petite et plus ancienne, annonce déjà cette direction. Léonard cherche comment rendre une image religieuse plus convaincante en donnant à voir l’attention humaine.

Le tableau peut aussi être rapproché de La Madone à l’œillet, autre représentation précoce de la Vierge à l’Enfant liée à la jeunesse de Léonard. Dans les deux œuvres, une fleur organise la relation entre mère et enfant. La comparaison exige cependant de la prudence : leurs histoires, leurs collections et leurs états diffèrent. Ensemble, elles montrent néanmoins comment Léonard transforme un objet symbolique en occasion de mouvement naturel.

Les rapprochements avec les tableaux tardifs doivent rester proportionnés. La Madone Benois n’a ni la vaste construction de figures de La Vierge aux rochers, ni la complexité monumentale de La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne. Sa valeur est plus concentrée. Elle fait entrevoir les premiers pas vers ces ambitions : corps en mouvement, nourrisson actif, lien expressif entre les figures et sens produit par l’action plutôt que par un simple attribut.

Sa date précoce explique aussi pourquoi l’œuvre peut sembler à la fois fraîche et inégale. Léonard n’avait pas encore atteint la résolution technique et atmosphérique de sa maturité. Cette petite peinture est précieuse parce qu’elle montre un développement, non une perfection achevée : un artiste apprenant à donner une vie intérieure aux sujets sacrés.

Lumière, espace et cadre domestique

Le cadre de la Madone Benois est modeste. Les figures occupent un intérieur, non un grand trône architectural. Une fenêtre et la lumière qui tombe dans la pièce définissent l’espace. L’effet n’a pas encore le mystère atmosphérique des tableaux tardifs de Léonard, mais révèle déjà son intérêt pour la façon dont la lumière modèle les corps et les relie à une pièce.

Cette dimension domestique est importante. Le tableau rapproche les figures saintes du monde humain sans réduire leur portée. Marie et l’Enfant restent sacrés, mais la scène invite à les comprendre par leur proximité. La tendresse familière rend le sujet religieux accessible.

L’intimité modifie aussi la place du spectateur. Nous ne sommes pas simplement devant une icône : nous observons une relation. Le geste de l’Enfant donne à la scène un avant et un après. La fleur vient d’être offerte et il est sur le point de la saisir. Cette impression de temps en train de se dérouler anime le tableau au-delà de ce que laisserait attendre sa petite taille.

Léonard deviendra célèbre pour des effets psychologiques plus complexes. La Madone Benois montre le début de cette recherche sous une forme ramassée. Elle n’apporte pas encore de réponse définitive aux problèmes du mouvement, de la lumière et du sentiment. Elle est une expérience précoce, dont le caractère expérimental fait partie du charme.

Transfert, état et prudence

L’histoire matérielle du tableau fait partie de son état actuel. L’arrêté français le décrit comme une huile sur bois transposée sur toile, et la Fondation de l’Ermitage au Royaume-Uni comme une huile sur toile transférée d’un panneau. [2] [4] Ces deux formulations établissent l’essentiel : la Madone Benois n’a pas toujours reposé sur son support actuel.

Les sources disponibles ne permettent pas de raconter en détail le transfert ou la conservation. On peut affirmer que l’œuvre a été transposée du bois sur toile ; on ne peut attribuer sans preuve technique directe des causes, des procédés ou des effets visuels précis à cette intervention.

Cette limite permet de voir le tableau comme un objet historique plutôt que comme une énigme à résoudre par hypothèse. L’œuvre actuelle porte les marques du temps et de l’intervention, mais son interprétation n’exige pas un récit de restauration qui dépasse les preuves.

La même prudence vaut pour les dessins préparatoires. Certains récits associent des dessins à la Madone Benois ; ces liens pourraient être utiles si une recherche ultérieure examinait directement les notices des musées concernés. Cet article n’a toutefois pas besoin de s’appuyer sur des rapprochements non vérifiés. Le tableau lui-même montre assez clairement l’intérêt du jeune Léonard pour le geste, le mouvement et la relation entre mère et enfant.

Le changement matériel n’annule pas l’importance de l’œuvre. La Madone Benois n’a pas besoin d’être intacte pour compter. Sa valeur tient à la composition conservée, à l’attribution au jeune Léonard, à l’échange entre mère et enfant et à l’histoire muséale qui l’a conduite à l’Ermitage.

La famille Benois et l’acquisition par l’Ermitage

Le nom Madone Benois vient de la famille grâce à laquelle l’œuvre devint célèbre à l’époque moderne. La Fondation de l’Ermitage au Royaume-Uni indique que la famille Benois possédait le tableau et qu’il fut présenté en 1908 comme un « Léonard ? », avant qu’Ernst Liphart, conservateur des peintures de l’Ermitage, ne le reconnaisse comme une véritable œuvre de Léonard. [2] Selon la même source, l’Ermitage l’acheta en 1914 pour 150 000 roubles. [2]

Cette histoire montre comment s’est formée l’identité moderne du tableau. Il n’a pas toujours été une œuvre de musée paisiblement installée dans le canon. Il a connu la collection privée, l’exposition publique, le débat d’attribution et l’achat. Son entrée à l’Ermitage a confirmé sa place parmi les grandes œuvres de Léonard conservées par le musée.

La Fondation rapporte aussi une tradition familiale concernant une possession plus ancienne, mais celle-ci demande de la prudence. [2] Un récit de provenance séduisant n’est pas une histoire documentée. La famille Benois et l’acquisition de 1914 constituent des repères modernes étayés ; les anecdotes antérieures exigeraient des preuves plus solides pour guider l’interprétation.

Le point d’interrogation de l’exposition de 1908 est particulièrement révélateur. Une étiquette telle que « Léonard ? » saisit le moment où la certitude muséale n’était pas encore acquise. Elle rappelle que l’attribution est un processus historique autant qu’un jugement savant : observation, comparaison, documentation, décision institutionnelle et exposition répétée contribuent à faire entrer un tableau dans le canon. L’achat par l’Ermitage a donné une visibilité internationale à ce processus. [2]

Les prêts ultérieurs confirment l’importance de l’œuvre. L’arrêté français enregistre son prêt par l’Ermitage à l’exposition Léonard de Vinci du Louvre en 2019–2020. [4] Le Louvre présente cette rétrospective du cinquième centenaire comme un grand rassemblement consacré à la peinture de Léonard, réunissant ses collections, des peintures et dessins prêtés, ainsi que des œuvres de son entourage. [5] La présence de la Madone Benois y témoigne de son statut durable de tableau majeur du jeune Léonard.

La National Gallery of Art mentionne une visibilité internationale plus ancienne dans sa notice de l’exposition de 1979 From Leonardo to Titian : parmi les prêts de l’Ermitage figurait notamment la Madone Benois. [6] Cette source ne doit servir qu’au contexte des prêts et des expositions, mais elle montre que la réputation moderne du tableau dépassait la Russie.

La salle Léonard de Vinci à l’Ermitage

La page des Amis de l’Ermitage consacrée à la restauration de la salle Léonard n’est pas une notice de catalogue, mais renseigne utilement sur la présentation. Elle explique que la salle Léonard de Vinci, aussi appelée salle de la Renaissance italienne, accueille deux tableaux importants : la Madone à la fleur (Madone Benois) et la Madone Litta. [3]

Ce contexte doit être assorti de la réserve habituelle concernant les musées : salles, étiquettes et conditions d’accès peuvent changer. Il reste précieux pour comprendre comment l’Ermitage présente l’œuvre aux visiteurs. La Madone Benois n’est pas une pièce secondaire perdue dans une suite Renaissance ; elle compte parmi les tableaux autour desquels s’organise la présence de Léonard dans le musée.

La comparaison avec la Madone Litta appelle de la prudence. Les deux œuvres partagent un cadre muséal, mais non les mêmes problèmes de sources, d’attribution ni la même personnalité picturale. La Madone Benois permet mieux d’examiner l’expérience précoce de Léonard avec une fleur et un enfant qui tend la main. La Madone Litta mérite une étude distincte et ne peut fournir des faits propres à cette peinture.

La salle aide aussi à comprendre comment une petite peinture ancienne peut occuper une grande place publique. Les visiteurs la découvrent comme un objet singulier, mais aussi comme une partie d’une salle Léonard, d’un récit muséal et d’une histoire plus large de la Renaissance italienne à Saint-Pétersbourg.

Ce cadre public influence la lecture. Dans une salle associée à Léonard, la Madone Benois porte le poids d’un nom plus grand que son format. Pourtant, elle demande un regard plus calme que ne l’attendent bien des visiteurs. Elle n’est pas spectaculaire comme La Cène ou La Joconde. Sa force est concentrée : un petit intérieur, une jeune mère, un enfant, une fleur et la transformation soudaine d’un sujet dévotionnel connu en rencontre humaine observée.

Le meilleur contexte muséal ne se résume donc pas à un numéro de salle. Il met en rapport échelle et attention. La Madone Benois invite à s’approcher, à suivre un geste et à découvrir combien peu suffit à Léonard pour modifier la tonalité affective d’un sujet traditionnel.

Pourquoi la Madone Benois est importante

La Madone Benois importe parce qu’elle montre Léonard au moment où l’image sacrée commence à respirer plus naturellement. Les figures restent Marie et le Christ, mais leur relation se lit dans le geste, le jeu et l’attention. La peinture ne renonce pas à la dévotion ; elle la rend vivante.

L’œuvre appartient aussi au petit ensemble de peintures conservées de Léonard qui permet d’étudier ses débuts. Sa date, vers 1478–1480, la place avant les grandes œuvres de la maturité qui dominent la mémoire du public. [2] [4] Cette position aide à comprendre comment il est passé de la formation en atelier à son langage propre du mouvement, du sentiment et de l’enquête visuelle.

Son histoire matérielle et moderne ajoute d’autres dimensions. Transposée du bois sur toile, nommée d’après la famille Benois, acquise par l’Ermitage en 1914 puis prêtée à de grandes expositions, cette peinture n’est pas seulement une image. C’est un objet façonné par la création, la collection, l’attribution, la conservation et la présentation. [2] [4] [6]

Le récit le plus clair tient ensemble deux exigences : considérer le tableau comme une Vierge à l’Enfant précoce de Léonard, et respecter la discipline documentaire propre à l’objet. L’Ermitage vient d’abord ; le transfert est décrit avec prudence ; les hypothèses de commanditaires sans source restent à l’écart ; les droits de reproduction ne sont pas déduits de l’usage local d’une image.

Pour regarder le tableau, commençons par le petit geste en son centre. Marie offre la fleur. L’Enfant tend la main. L’avenir sacré est présent, mais porté par le rythme ordinaire d’une mère et d’un enfant qui se regardent, jouent et se répondent. Là réside la réussite du jeune Léonard : la théologie passe par l’observation, et l’observation devient une forme de tendresse.

Cette tendresse n’est pas un ornement sentimental, mais une décision artistique sérieuse. Léonard rend la scène sacrée convaincante en observant le comportement ordinaire jusqu’à le rendre expressif. Dans la Madone Benois, le miracle n’est pas mis en scène par la splendeur, mais par l’attention. La main de la Vierge qui offre et celle de l’Enfant qui saisit portent l’idée centrale : le sens divin peut passer par le plus petit mouvement humain.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la Madone Benois ?
La Madone Benois est une représentation précoce de la Vierge à l’Enfant par Léonard de Vinci, conservée à l’Ermitage et aussi appelée La Vierge et l’Enfant aux fleurs. [1] [4]
Léonard de Vinci a-t-il peint la Madone Benois ?
Les sources utilisées ici l’identifient comme une œuvre de Léonard de Vinci ; la notice de l’Ermitage, œuvre 29908, reste le point de départ documentaire. [1] [2] [4]
Quand la Madone Benois a-t-elle été peinte ?
Les sources disponibles situent l’œuvre vers 1478–1480. [2] [4]
Où se trouve aujourd’hui la Madone Benois ?
Elle appartient au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg. Le contexte de la salle Léonard est documenté, mais les conditions de présentation peuvent changer. [3] [4]
Pourquoi s’appelle-t-elle la Madone Benois ?
Elle porte le nom de la famille Benois, par laquelle elle entra dans son histoire muséale moderne avant l’acquisition par l’Ermitage en 1914. [2]
Que signifie la fleur dans la Madone Benois ?
La fleur est à la fois un objet de jeu entre Marie et l’Enfant et, avec prudence, un signe dévotionnel pouvant annoncer la Passion du Christ.
La Madone Benois a-t-elle été transposée du bois sur toile ?
Oui. Les sources décrivent une peinture sur bois ou panneau transférée sur toile, sans permettre un récit technique détaillé de l’opération. [2] [4]

Discussion

Discutez ici de la Madone Benois, des sources qui la documentent et de sa place parmi les œuvres de Léonard.

Privilégiez l’observation du geste, la prudence sur l’état matériel et les données vérifiables de l’Ermitage.

Regards des lecteurs

Observation attentive

Quel détail de la rencontre entre Marie et l’Enfant retient le plus votre regard ?

Contexte

Que montre cette peinture des débuts de Léonard et de son atelier florentin ?

Preuves

Quelles conclusions reposent sur les notices d’objet et lesquelles restent hypothétiques ?

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Références

  1. Musée de l’Ermitage, notice numérique de l’œuvre 29908, La Vierge et l’Enfant / Madone Benois.
  2. Hermitage Foundation UK, présentation de la Madone Benois de Léonard de Vinci.
  3. Amis de l’Ermitage, projet de restauration partielle de la salle Léonard de Vinci et de ses portes du milieu du XIXe siècle.
  4. Arrêté du 7 août 2019 relatif à l’insaisissabilité d’un bien culturel, JORFTEXT000038906889.
  5. Musée du Louvre, exposition Léonard de Vinci, 2019–2020.
  6. National Gallery of Art, notice de l’exposition From Leonardo to Titian, 1979.