Le Christ marche sur les eaux par Lorenzo Ghiberti Achetez des reproductions maintenant
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par
Tom Gurney, titulaire d'un BSc (avec distinction), est un expert en histoire de l'art avec plus de 20 ans d'expérience.
Publié le 19 juin 2020 / Mis à jour le 10 juillet 2026
Email: tomgurney1@gmail.com / Téléphone: +44 7429 011000

Lorenzo Ghiberti fait entourer le Christ par l'instabilité dans Le Christ marche sur les eaux. Une barque encombrée remplit le côté gauche ; voile, mât et cordages montent dans les lobes supérieurs ; les crêtes des vagues troublent le champ inférieur. Le Christ se tient sur l'eau à droite, tandis que Pierre traverse l'intervalle dangereux entre la barque et le sauveur.

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Sommaire

Position et source

Le panneau se trouve sur le vantail droit de la Porte nord, en pendant de l'Expulsion des marchands du Temple. La fiche individuelle du catalogue de l'Opera del Duomo fixe sa position et son sujet dans le cycle christologique de vingt scènes.[1][2]

La porte fut réalisée entre 1403 et 1424 et est aujourd'hui conservée au Museo dell'Opera del Duomo ; la porte extérieure du Baptistère est une copie. Le catalogue situe ce relief dans une phase proposée par Krautheimer vers 1415-1420. Il s'agit d'une reconstruction stylistique moderne, non d'une date d'exécution précise et documentée.

La barque comme communauté comprimée

Les apôtres se pressent dans un navire à gauche. Son espace restreint force les corps à se chevaucher et rend leur danger commun immédiatement lisible. Le bord de la barque les contient, mais la voile et le mât prolongent leur présence vers le haut.

Les cordages sont plus qu'un détail nautique. Leurs diagonales divisent le quadrilobe en champs directionnels plus petits et amplifient l'impression que la barque est sous tension. Le cadre devient partie prenante d'un espace maritime instable.

Le Christ et Pierre

Le Christ se tient à part à droite, droit contre l'eau mouvante. Pierre occupe l'écart entre lui et la barque. Matthieu 14, 22-33 donne à Pierre le rôle le plus développé, tandis que Marc 6, 45-52 et Jean 6, 16-21 établissent aussi l'épisode de la marche sur les eaux.[3]

Le drame central du relief réside dans cet intervalle. La barque encombrée représente une forme de sécurité précaire ; la figure verticale du Christ représente le calme hors d'elle ; Pierre tente le passage entre les deux.

Rendre l'eau visible en bronze

Les crêtes de vagues occupent le champ inférieur. Leurs lignes répétées distinguent l'eau de la barque et des corps sans nécessiter une taille profonde. La surface du bronze devient un élément actif, captant la lumière différemment le long de chaque relief.

La comparaison avec le Baptême montre deux usages de l'eau. Dans la scène précédente, l'eau crée un lieu central calme pour le rite. Ici, elle devient un sol instable et une mesure de confiance.

Un regard nautique rapproché

Commencez par le mât et suivez les cordages jusqu'à la barque. Comptez combien de corps sont comprimés dans son bord, puis avancez vers Pierre et le Christ. Suivez enfin les lignes de vagues au bas du panneau et comparez leur mouvement latéral avec la pose droite du Christ.

La réussite du panneau est de transformer un petit quadrilobe en un champ de risque convaincant. Voile, cordages, foule et vagues le remplissent de directions concurrentes, mais le récit reste clair parce que le Christ fournit un point d'aboutissement calme. L'instabilité n'est pas seulement décrite ; elle est construite dans la composition.

Discussion

Ghiberti invite à regarder lentement : relief, dorure, narration et conservation changent souvent la lecture d'une œuvre lorsque l'on revient aux sources.

Discussion

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Références

  1. Catalogue scientifique de l'Opera del Duomo, Le Christ marche sur les eaux
  2. Catalogue scientifique de l'Opera del Duomo, Porte nord
  3. Matthieu 14, 22-33 ; Marc 6, 45-52 ; Jean 6, 16-21.