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Tom Gurney BSc (Hons) est spécialiste de l’histoire de l’art depuis plus de 20 ans

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Picasso photographié à Paris en 1904 par Ricard Canals ; cette photographie ne montre pas le tableau La Célestine.
Picasso photographié à Paris en 1904 par Ricard Canals. Cette photographie ne montre pas le tableau La Célestine. Référence de l’image.

Introduction

La Célestine de Pablo Picasso est le portrait d’une femme encapuchonnée sur un fond bleu. Un œil rencontre le regard du spectateur ; l’autre est recouvert d’une opacité pâle. Le modèle porte un nom, Carlotta Valdivia, consigné dans une inscription associée au tableau. Pourtant, le titre l’identifie à une autre femme : Célestine, l’entremetteuse redoutable d’une œuvre espagnole de Fernando de Rojas. Peinte à Barcelone en mars 1904, la toile met un visage individuel en rapport avec un personnage littéraire sans devenir une simple illustration du récit. [1][2]

Il s’agit de la peinture à l’huile conservée au Musée national Picasso-Paris, sous le numéro d’inventaire MP1989-5. Sa notice de collection indique 74,5 × 58,5 centimètres et le titre français complet La Célestine (La femme à la taie), qui fait référence au voile couvrant un œil. Elle appartient à la dernière partie de la période bleue de Picasso. L’œuvre importe non seulement par son regard saisissant, mais aussi parce qu’elle interroge la capacité d’un portrait à porter simultanément l’identité d’un modèle, un milieu social et un rôle fictionnel plus ancien. [1][2]

En bref

  • Réalisation : Barcelone, mars 1904
  • Modèle : Carlotta Valdivia
  • Technique : Huile sur toile, 74,5 × 58,5 centimètres
  • Référence littéraire : Célestine dans l’œuvre de Fernando de Rojas
  • Collection : Musée national Picasso-Paris, MP1989-5

La Célestine dans la carrière de Picasso

Œuvres choisies
18901910193019501960

Série des Ménines

1957

La datation de l’œuvre mise en évidence tient compte des précisions données dans les sources de cette page. Les autres œuvres sont des points de comparaison choisis, non le début ou la fin d’un style.

Sommaire

  1. La femme et son nom
  2. Observer le portrait
  3. De la Célestine de Rojas au modèle de Picasso
  4. Les dessins et la toile achevée
  5. À la fin de la période bleue
  6. Le motif de Célestine après 1904
  7. Ce que la peinture laisse ouvert

La femme et son nom

Le nom de Carlotta Valdivia figure dans une inscription sur le châssis de la peinture, avec une adresse de la Calle Conde Asalto à Barcelone et la mention « marzo 1904 ». Ce témoignage exceptionnellement précis aide à établir l’identité du modèle, la place du portrait dans la chronologie de Picasso et la raison pour laquelle le musée le date aujourd’hui de mars 1904. L’inscription ne nous dit ni ce que Valdivia pensait du fait de poser, ni comment elle comprenait le nom fictif attribué à son image. [1]

Le musée parisien décrit Valdivia comme la tenancière d’une maison close de Barcelone. C’est un élément important de son interprétation du tableau, mais la profession exacte de cette femme a été débattue. L’historienne de l’art Carol Salus a rapporté l’avis contraire de Pierre Daix, selon lequel elle n’était pas une entremetteuse, ainsi que l’argument de Josep Palau i Fabre liant l’adresse à un lieu de rencontres sexuelles. La proximité d’une adresse avec un établissement fournit un indice sur le monde dans lequel Picasso l’a rencontrée, non la preuve documentaire d’un métier précis. Il est donc plus prudent de dire que Picasso a représenté une Barcelonaise nommée comme une Célestine que de faire du rôle peint sa biographie incontestable. [2][3]

Le nom littéraire vient de la Comedia de Calisto y Melibea de Fernando de Rojas, œuvre ensuite largement connue sous le titre La Celestina ou Tragicomedia de Calisto y Melibea. Dans l’histoire, Célestine agit comme intermédiaire rémunérée dans la poursuite de Mélibée par Calixte. Ingénieuse et manipulatrice, elle occupe une place centrale dans une intrigue où le désir et l’argent conduisent à la tragédie. Le tableau de Picasso ne montre ni Calixte ni Mélibée. Il ne représente aucune rencontre particulière du texte. Le lien réside dans la transformation d’un modèle en image d’un personnage dont le nom avait déjà une forte résonance dans la culture espagnole. [2][4]

Cette distinction corrige une confusion persistante. Le personnage ne vient pas d’Aurora Roja de Pío Baroja, roman beaucoup plus tardif. Baroja peut avoir sa place dans une discussion du climat culturel autour de Picasso, mais il n’a pas créé Célestine. La référence littéraire exacte change notre regard : la toile n’est ni une scène documentaire tirée d’un livre moderne, ni un portrait quelconque auquel on aurait simplement donné un titre romanesque. C’est une effigie moderne mise en résonance avec une figure espagnole de la fin du Moyen Âge. [2][3][4]

Observer le portrait

Valdivia fait face au spectateur, la tête encadrée d’une capuche et d’un manteau sombres. Le fond bleu n’offre presque aucune profondeur, aucun meuble ni aucune pièce. Nul autre personnage ne permet d’imaginer une conversation, nul objet ne montre son activité. Ces absences concentrent l’attention sur son visage. Le modèle de Picasso occupe la toile avec une stabilité différente des têtes baissées et des corps détournés souvent associés à la période bleue. Elle est isolée, mais non absente ni simplement passive. [2][3]

Sa peau est plus froide et plus claire que les vêtements qui l’entourent. Le visage pâle contient des nuances discrètes de rose et de gris autant que de bleu, si bien qu’il semble émerger d’un champ plus sombre. Le bleu organise toute la peinture ; il ne renseigne pas seulement sur la couleur réelle d’un mur ou d’un vêtement. Le musée parisien souligne l’économie de cette construction : couleur presque monochrome, visage frontal, peu de détails anecdotiques. Le résultat peut paraître austère tout en restant profondément singulier. [2][3]

Les deux yeux n’agissent pas de la même façon. L’un semble tourné vers l’extérieur ; une opacité claire interrompt l’autre. Ce contraste nous rend conscients du fait que nous la regardons. On peut observer cette différence visible sans prétendre diagnostiquer sa cause médicale à partir de la peinture. Il ne faut pas non plus y voir une preuve de clairvoyance surnaturelle chez Valdivia. Le musée propose une lecture interprétative de l’œil voilé comme regard intérieur. C’est une manière stimulante de réfléchir à l’image, non un fait imposé par le corps du modèle ou les propos conservés de Picasso. [2][3]

De petits détails nuancent cette sévérité. L’étude attentive de Salus relève une boucle d’oreille et le bord délicat d’une dentelle près de la capuche, en contraste avec la couleur retenue et la large forme sombre du reste. Une légère chaleur dans les joues contredit l’idée que la toile serait littéralement peinte d’une seule couleur. Ces touches permettent de voir la femme comme une personne dotée d’une tenue et d’une présence, même quand le titre l’oriente vers le rôle symbolique de Célestine. [3]

Rien dans la composition ne raconte une vie entière. Le regard direct peut sembler autoritaire ; l’immobilité peut paraître réservée. Ce sont des réactions à ce que la peinture rend visible, non un accès aux pensées de Valdivia. Lire l’œil voilé comme un défaut moral ou la capuche comme un costume prouvant une profession reviendrait à prendre des choix picturaux pour des témoignages documentaires. Picasso a créé un portrait qui suggère un caractère, mais il a retiré le décor ordinaire qui nous expliquerait son sujet. [1][2][3]

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De la Célestine de Rojas au modèle de Picasso

La Célestine de Rojas n’est pas simplement une vieille femme vêtue de noir. Ses paroles, ses négociations et ses rapports avec les autres personnages en font une force motrice de l’œuvre dramatique. Dans le texte, elle possède une histoire, des mobiles et des biens qui la relient aux autres. Un tableau représentant une seule tête ne peut transposer directement tout ce réseau. Picasso fait plutôt porter le nom par un visage. Il faut garder cette différence à l’esprit lorsque le portrait est décrit comme s’il s’agissait d’une scène littérale du texte. [2][3][4]

Salus a comparé le personnage de l’œuvre et l’image de Picasso. Elle souligne que le tableau omet des objets étroitement associés à la Célestine littéraire, notamment son chapelet et son fil. La femme n’est pas représentée en train de négocier ou de parler à un jeune couple. Même son œil si visible n’est pas un trait spécifié par Rojas pour son personnage. Ces différences comptent, car la force du tableau ne dépend pas d’un inventaire fidèle des détails du livre. Picasso choisit un regard, une couleur et une rencontre avec le spectateur, puis laisse l’intrigue hors champ. [3][4]

Ce choix se prête à plusieurs interprétations. Le musée lit le tableau à travers la vision tragique de la période bleue et accorde du sens à la différence entre les yeux. Salus explore d’éventuelles associations littéraires, symbolistes et sociales liées à la cécité. Ces arguments éclairent l’éventail de significations disponibles dans le milieu barcelonais de Picasso, mais une analogie ne prouve pas qu’un texte, une représentation théâtrale ou une croyance précise soit la cause définitive de l’image. On peut reconnaître la richesse de la tradition visuelle tout en admettant les limites des documents. [2][3]

Le milieu social importe tout autant et se prête tout autant aux exagérations. Les tavernes, cafés-concerts et quartiers de la prostitution de Barcelone apparaissent dans les premiers dessins de Picasso. La notice du Museu Picasso de Barcelone consacrée à El diván, de 1899, reconnaît une entremetteuse surveillant une rencontre et rapproche cette figure de Célestine, d’une copie d’après Goya et d’autres dessins de la fin des années 1890. Le motif faisait donc déjà partie de l’univers pictural de Picasso avant le portrait de Valdivia. Cela ne prouve ni que la femme d’El diván était Valdivia, ni que le portrait de 1904 documente l’intérieur d’une maison close précise. [5]

La peinture résiste également à une opposition trop simple entre « femme réelle » et « monstre fictif ». Si l’on attribue au modèle historique tous les traits négatifs du personnage de Rojas, on transforme une étiquette littéraire en jugement sur une personne dont la vie est peu documentée. Si l’on efface le titre littéraire, on perd une dimension délibérée du travail de Picasso. La question la plus féconde est de savoir comment une femme identifiable et nommée en vient à porter une image héritée. Cette double identité explique pourquoi le portrait demeure troublant même sans action dramatique sur la toile. [1][2][3]

Les dessins et la toile achevée

Picasso n’est pas arrivé au portrait frontal définitif en une étape documentée. Salus identifie trois dessins préparatoires aux tonalités bleues liés à La Célestine. Dans l’un, une entremetteuse encapuchonnée apparaît avec des personnages plus jeunes ; dans un autre, elle se trouve dans une taverne ; dans un troisième, Picasso se représente en train de peindre la femme. Leur ordre exact est incertain. Ensemble, ils montrent qu’il explorait des relations et des décors que la peinture à l’huile allait largement éliminer. [3]

Cette comparaison rend la toile définitive plus compréhensible. Une scène sociale peut indiquer au spectateur qui est client, qui sert d’intermédiaire et dans quel lieu ils se trouvent. La peinture à l’huile ne donne explicitement aucune de ces réponses. En rapprochant le modèle et en supprimant ses compagnons, Picasso confie au visage tout le poids dramatique. Le fond bleu n’est pas un espace vide faute de décor ; il participe du choix de rendre immédiate la rencontre entre le spectateur et la femme. [2][3]

Il serait trop facile de dire que chaque esquisse était un essai raté ou que la peinture à l’huile exprime le dernier mot de Picasso sur le personnage. Nous savons que les esquisses ont un rapport avec le portrait et que leurs situations narratives en diffèrent. L’enchaînement des décisions particulières est plus difficile à reconstituer. La forme frontale de la toile montre néanmoins un résultat visuel clair : le contexte descriptif s’efface, tandis qu’un visage et ses deux yeux différents deviennent les principaux moyens d’expression du sujet. [3]

À la fin de la période bleue

Le musée date la peinture de mars 1904 à Barcelone, avant le déménagement de Picasso à Paris cette année-là. Il considère La Célestine comme une œuvre proche de la fin de la période bleue. Cette période n’a jamais été une règle exigeant que chaque tableau soit bleu. Ses portraits et scènes à plusieurs personnages ont exploré l’isolement, la pauvreté, la cécité, le deuil et les relations par une palette restreinte et des décors simplifiés. Le portrait de Valdivia partage cette palette froide et cette concentration sur la figure, mais sa présence frontale empêche d’y voir une simple image supplémentaire de misère anonyme. [1][2][6]

L’essai du musée parisien consacré à cette période place La Célestine et Le Couple parmi les œuvres signalant un changement en 1904. Il s’agit plutôt d’une transition que d’une rupture soudaine au passage d’une frontière. Les joues de la femme conservent une certaine chaleur, et son rôle littéraire donne à l’image une dimension théâtrale différente de certains sujets plus anciens de la période bleue. Aucun de ces détails ne signifie que la toile a cessé d’appartenir aux années bleues ; le portrait montre plutôt la variété de leurs derniers mois. [2][6]

La comparaison entre La Célestine et l’autoportrait de Picasso de 1901 précise ce point. Le musée parisien note que les deux œuvres utilisent un fond bleu froid et un visage pâle pour intensifier un regard. La toile plus tardive s’adresse cependant à une femme que Picasso nomme et transforme en figure littéraire. La ressemblance formelle est utile, mais elle ne rend pas les deux peintures psychologiquement identiques. Une couleur commune ne dit pas que deux modèles ont éprouvé le même sentiment ni que Picasso leur a assigné un symbole unique. [7]

La datation du tableau n’a pas toujours été aussi assurée. Salus relève d’anciennes références à 1903 et explique pourquoi l’inscription et les éléments comparatifs appuient mars 1904. La notice actuelle du musée qui conserve l’œuvre retient cette date et ce lieu. Ce n’est pas une querelle d’antiquaires : situer la peinture dans les mois précédant le départ pour Paris éclaire ses rapports avec la fin de la période bleue et évite de faire du titre un épisode de la vie française ultérieure de Picasso. [1][3]

Le motif de Célestine après 1904

L’intérêt de Picasso pour le personnage dépasse cette peinture. El diván, à Barcelone, donne une image antérieure d’une entremetteuse ; un ensemble d’eaux-fortes réalisé en 1968 revient à La Célestine et au texte de Rojas vers la fin de la carrière de Picasso. Un dossier d’exposition du musée retrace ce long parcours entre littérature espagnole et gravure tardive. Il serait tentant de considérer toutes ces images comme les variations d’une obsession immuable, mais leurs techniques, dates et structures dramatiques diffèrent. La toile de 1904 est le portrait d’un modèle ; les estampes de 1968 constituent un dialogue ultérieur et plus ample avec le récit. [5][8]

La toile du musée parisien n’est pas non plus une estampe ultérieure intitulée La Célestine. Le musée répertorie séparément une estampe de 1968 et MP1989-5. Cette distinction est pratique autant qu’historique : un titre peut suivre un personnage pendant des décennies, alors que chaque objet possède sa propre date, sa technique et son histoire de propriété. Qui cherche la femme encapuchonnée à l’œil voilé devrait commencer par la notice de l’huile de mars 1904, non par une recherche générique de tout ce qui s’appelle Célestine. [1][8]

Selon la notice de collection, la peinture est entrée au Musée national Picasso-Paris par un don de Fredrik Roos en 1989 ; elle cite également Max Pellequer parmi les anciens propriétaires. Ces mentions retracent des étapes documentées, non l’histoire complète de chaque transfert depuis la réalisation du tableau. Le musée indique un emplacement en salle dans son catalogue actuel, mais les accrochages peuvent changer. Toute personne souhaitant voir l’original devrait vérifier la notice du musée avant sa visite. [1]

Ce que la peinture laisse ouvert

La Célestine nous donne le nom précis du modèle et le mois de création, un titre littéraire fort et une rencontre visuelle remarquablement dépouillée. Elle ne nous livre ni un récit fiable de la vie de Valdivia, ni un diagnostic médical de son œil, ni une explication unique et démontrée du sens du portrait. Pour la regarder, il est plus utile de tenir ensemble les deux côtés de son identité : une Barcelonaise dont Picasso a étudié le visage et une image façonnée par la longue vie culturelle de la Célestine de Rojas. [1][2][3]

L’immobilité bleue du tableau peut d’abord la faire paraître lointaine. Une observation prolongée révèle des choix qui résistent à une étiquette générale : le regard frontal, l’œil opaque, la chaleur perceptible du visage, le bord délicat de la capuche et l’absence des autres protagonistes du récit. Picasso n’a ni simplement copié un personnage littéraire ni enregistré une femme comme si une photographie pouvait la résumer. Il a créé un portrait dans lequel l’écart entre une personne et le nom qui lui est attribué reste visible. La notice de collection du Musée national Picasso-Paris[1] identifie l’original et permet de vérifier sa situation actuelle. [1][2][3]

Discussion

Appuyez-vous sur les sources et sur votre propre observation pour expliquer votre point de vue. Il s’agit de questions éditoriales, et non de commentaires de lecteurs.

Pistes de réflexion

Observation attentive

Comment le nom attesté du modèle coexiste-t-il avec un titre littéraire ?

Contexte

Quel détail visuel retient le plus votre attention dans ce portrait bleu ?

Question ouverte

Quelles affirmations ne seraient pas fondées si Carlotta Valdivia n’était traitée que comme un personnage fictif ?

Participez à la discussion

Quelle interprétation correspond le mieux aux preuves ?

Références

  1. Musée national Picasso-Paris, notice de collection de La Célestine (La femme à la taie), MP1989-5.
  2. Musée national Picasso-Paris, présentation de La Célestine.
  3. Carol Salus, « Picasso’s Vision of ‘Celestina’ and Related Issues », Celestinesca 15.2 (1991) (PDF en anglais non lié).
  4. Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes, Fernando de Rojas, Comedia de Calisto y Melibea, en espagnol.
  5. Museu Picasso de Barcelone, El diván, en espagnol.
  6. Musée national Picasso-Paris, périodes bleue et rose.
  7. Musée national Picasso-Paris, comparaison avec l’autoportrait de 1901.
  8. Musée national Picasso-Paris, dossier de l’exposition Picasso et La Célestine de 2023 (PDF en anglais non lié) ; Notice distincte du musée parisien pour une estampe de 1968.

Crédit de l’image

  1. Ricard Canals i Llambí, 1904. Wikimedia Commons indique que la photographie est dans le domaine public ; sa source mentionne RMN-Grand Palais. Redimensionnée à 1 024 px, sans recadrage. Notice de la source. Licence.