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Chambre d’hôtel : introduction
Une femme est assise au bord d’un lit, une feuille de papier clair à la main. Elle penche la tête vers cette feuille ; des bagages et des vêtements retirés occupent la pièce autour d’elle. Le lit s’étire en diagonale vers une fenêtre sombre, tandis qu’un large mur presque vide s’élève derrière la figure. Dans Chambre d’hôtel, Edward Hopper accorde à une voyageuse une place considérable sur la toile sans nous dire où son voyage la conduira.
Le Museo Nacional Thyssen-Bornemisza date le tableau de 1931 et décrit une huile sur toile de 152,4 × 165,7 cm, numéro d’inventaire 594, numéro d’acquisition 1977.110. Sa notice identifie le papier comme un horaire de trains, en s’appuyant sur les notes détaillées de Jo Hopper concernant l’œuvre. [1] Ce petit objet pratique relie la scène au voyage, par-delà les murs de la chambre.
En bref
- ArtisteEdward Hopper [1]
- Date1931 [1]
- Techniquehuile sur toile [1]
- Collection / noticeMuseo Nacional Thyssen-Bornemisza [1]
- Numéro d’acquisition1977.110 [1]
Cette œuvre dans la carrière d’Edward Hopper
American Village
1912Soir Bleu
1914Automat
1927New York Movie
1939Nighthawks
1942Morning Sun
1952Two Comedians
1966Sommaire
- Un lit qui dirige le regard
- Une grande toile et un corps proche
- Lire un horaire
- Un document qui dépasse le temps de la soirée
- Des affaires dans une chambre temporaire
- Une lumière venue du hors-champ
- La fenêtre au fond
- Épaules, mains et poids du corps assis
- Jo posant dans l’atelier
- Décomposer la chambre : une expérience
Un lit qui dirige le regard
Le lit fournit la diagonale la plus puissante du tableau. Son bord proche pénètre dans l’espace du spectateur, puis entraîne le regard vers le fond de la pièce. Celle-ci paraît ainsi profonde, alors qu’une grande partie de son architecture se résume à de larges plans simples.
La position assise de la femme interrompt ce mouvement. Elle appartient au bord du lit, mais son buste dressé et sa tête baissée y créent un autre foyer d’attention. Le regard peut suivre le meuble vers la fenêtre ou rester auprès des mains et du papier, plus près du centre.
La literie introduit une grande zone claire dans la partie inférieure de l’image. Elle fait visuellement écho au mur derrière la figure, tandis que les plis, les ombres et l’angle du lit empêchent les deux surfaces de se confondre. Hopper donne une couleur claire aux formes les plus vastes de la chambre sans en faire un champ indifférencié.
Au premier plan, un mur coupé par le cadre et les meubles à droite limitent notre vue. L’intérieur est profond, mais on n’y accède pas librement. Nous en regardons une portion choisie à travers une composition qui presse les objets contre les bords du tableau.
Une grande toile et un corps proche
Le tableau est à peine plus large que haut. Ce format presque carré donne à la chambre une tension différente de celle des longues façades ou des vastes paysages de nombreuses œuvres célèbres de Hopper. Le lit s’enfonce dans la profondeur, mais l’espace latéral permettant d’échapper à sa direction reste relativement réduit. Le mobilier et la figure occupent une part importante de la vue.
Le bas des jambes approche du bord inférieur, où le cadre interrompt le corps. La femme se présente à nous de près, tandis que le mur au-dessus conserve une grande zone inoccupée. Cette répartition inégale est essentielle : la proximité physique ne lui fait pas dominer toute la toile. L’architecture s’étend bien au-delà de l’échelle de son action immédiate.
La bande verticale à gauche introduit une autre présence à l’échelle du corps. Elle monte sur toute la hauteur de la composition et reçoit une lumière plus froide que le grand mur du fond. Son bord inférieur rapproche le spectateur d’un obstacle : la vue semble découverte au détour d’un angle plutôt qu’offerte depuis le milieu d’un sol dégagé.
De cette position, il est malaisé d’imaginer s’approcher du lit. Nous voyons clairement la femme, mais le tableau ne nous fournit aucun chemin évident vers elle. L’intimité vient du point de vue choisi et de la taille de la figure, tandis que les plans superposés de la chambre maintiennent une distance que les seules mesures physiques ne sauraient décrire.
Lire un horaire
Le papier est petit à côté du lit et du mur, mais l’attention de la femme lui donne du poids. Son visage baissé, ses bras pliés et ses mains convergent vers lui. Le geste ordinaire d’une voyageuse qui vérifie un renseignement devient l’action la plus concentrée de la scène.
L’identification d’un horaire modifie notre lecture de ce geste. Il s’agit d’un document servant à organiser un déplacement, sans être nécessairement une lettre personnelle ou une page de fiction. La femme occupe une chambre tout en consultant quelque chose qui concerne des lieux et des heures au-delà de celle-ci.
On peut lire un horaire avec assurance, incertitude, fatigue ou simple concentration. La posture seule ne permet pas de trancher. L’objet précise ce qu’elle fait tout en laissant ouverte la manière dont elle le vit.
Le commentaire du musée imagine une voyageuse récemment arrivée, qui s’est déshabillée et envisage de prendre un train le lendemain. [1] C’est une façon cohérente de relier les affaires visibles à l’horaire. Le tableau lui-même ne donne aucune heure de départ, destination ou date lisible qui confirmerait toute cette succession d’événements.
Un document qui dépasse le temps de la soirée
L’horaire introduit un second système temporel dans une scène immobilisée en un instant. Le corps de la femme repose dans une chambre particulière ; le papier concerne des départs, des arrivées et des correspondances invisibles. Sa fonction pratique inscrit l’intérieur immobile dans un réseau plus vaste de déplacements.
Ce rapport lui donne davantage à faire que d’incarner une humeur. Même fatiguée, une voyageuse peut prendre des décisions, comparer des possibilités ou confirmer une disposition. Une tête penchée peut accompagner un travail nécessaire. Regarder les mains de près fait mieux apparaître cette activité que de considérer le seul visage comme la clé du tableau.
La petite feuille change aussi la signification des bagages. Des valises peuvent évoquer une arrivée, un départ ou un séjour interrompu. L’horaire rend particulièrement plausible la poursuite du voyage, mais sa surface illisible nous en dérobe la prochaine étape. Nous reconnaissons un outil de planification sans connaître les renseignements qu’il contient.
Une différence importante sépare ce papier d’une lettre dont le contenu expliquerait une crise personnelle. Un horaire dirige l’attention vers des informations publiques et partagées. Hopper trouve un intérêt pictural dans le maniement d’un document ordinaire, sans faire du spectateur le lecteur d’une confession privée.
La scène réunit ainsi deux échelles d’expérience : le poids d’un corps assis sur la literie et un monde organisé d’itinéraires au-delà de la fenêtre. La première passe par les formes visibles ; le second est suggéré par un objet transportable. Leur relation donne une fonction à la chambre sans qu’un train ait besoin d’apparaître.
Des affaires dans une chambre temporaire
Les bagages et le chapeau vert signalent une occupante qui a apporté ses affaires. Ils diffèrent du lit et des grands meubles, qui semblent appartenir à la chambre. Hopper distingue un lieu meublé des possessions qu’on y introduit temporairement.
Cette distinction est essentielle au cadre hôtelier. Un lit, une fenêtre et une commode peuvent servir à plusieurs personnes successives ; un chapeau et des valises évoquent le séjour d’une personne particulière. La voyageuse a rendu l’espace utilisable sans le transformer en foyer entièrement décrit.
Les objets compliquent aussi le vide relatif du mur. La chambre contient de quoi suggérer des besoins pratiques, mais la grande surface claire présente peu d’ornements susceptibles de singulariser le lieu. L’attention va au corps, aux affaires et aux tâches immédiates plutôt qu’à une histoire d’accumulation domestique.
La femme partiellement déshabillée apporte un autre contraste. Le mobilier reste solide et impersonnel tandis que son corps s’expose à la lumière de la chambre. Le tableau précise davantage sa présence physique que le lieu qu’elle occupe.
Une lumière venue du hors-champ
L’éclairage oppose fortement surfaces éclairées et ombres. L’essai de Paloma Alarcó pour le musée situe une source lumineuse artificielle hors du champ visible. [1] Nous en voyons les effets sur la figure, le mur et le mobilier sans voir l’appareil qui les produit.
Ce dispositif donne à l’intérieur une clarté indépendante d’une vue extérieure lumineuse. La fenêtre demeure sombre, et la lumière de la chambre fait ressortir la peau de la femme et le papier parmi les couleurs environnantes. La nuit existe au-delà d’une ouverture qui révèle peu du monde extérieur.
Le mur au-dessus de la femme joue un rôle particulier. Par son échelle, il semble contenir la figure dans un plan beaucoup plus vaste. Sa tête et ses épaules ne remplissent pas simplement l’espace d’un portrait ; elles se trouvent sous une étendue architecturale qui souligne la hauteur et le dépouillement relatif de la chambre.
Le mobilier brun rouge sombre introduit une autre pesanteur. Il interrompt les zones claires par un bloc solide, tandis que le chapeau vert fournit un accent coloré plus discret parmi les affaires de la voyageuse. Hopper construit l’intérieur à partir de quelques grands rapports, puis laisse certains objets le singulariser.

Comparer : Hotel Lobby, 1943.
La fenêtre au fond
La diagonale du lit mène vers la fenêtre, mais l’ouverture ne récompense pas le regard par un paysage lointain. Son obscurité arrête le mouvement vers l’extérieur. La chambre offre un parcours au regard tout en lui refusant une destination claire.
La fenêtre et l’horaire relient donc la voyageuse au dehors de deux façons différentes. L’une est une ouverture architecturale dont la vue demeure obscure ; l’autre contient des informations associées à un voyage réel. Le tableau peut suggérer le déplacement sans montrer de train, de quai ou de rue.
Le rideau et la structure de la fenêtre ajoutent des divisions verticales à la diagonale du lit. Ces limites plus fermes contribuent à tenir la composition. Le regard parcourt une chambre dont le mobilier et l’architecture le ramènent sans cesse vers la femme assise ou l’ouverture sombre derrière elle.
Ce jeu de rapports fait de l’hôtel davantage qu’un décor neutre. Son organisation détermine la manière dont nous approchons la personne et jusqu’où nous pouvons regarder au-delà d’elle. Le cadre contribue à l’impression d’une pause entre plusieurs activités.
Épaules, mains et poids du corps assis
La tête plonge une grande partie du visage dans l’ombre, tandis que les épaules et les avant-bras restent exposés. Cette division rend la pose corporelle plus explicite que l’expression. Nous pouvons suivre le mouvement descendant du cou et des bras, même lorsque les traits livrent peu d’informations émotionnelles précises.
Les bras ne dessinent aucun geste vigoureux vers l’extérieur. Ils rapprochent le papier des genoux et contribuent à refermer la figure dans une disposition compacte. Sous eux, les genoux et le bas des jambes forment deux plages claires plus étendues. Le corps réunit ainsi un resserrement de l’attention et un prolongement vers le cadre inférieur.
Les sous-vêtements rouge orangé détachent le buste du mur et de la literie, mais les membres nus partagent leurs tons plus clairs. La peau se remarque par sa chaleur, ses ombres et ses courbes plutôt que par son isolement sur un fond entièrement sombre. La figure appartient à la structure colorée de la chambre, même si sa posture courbée contraste avec les grands plans environnants.
L’interprétation proposée par Tiziana Migliore en 2004 insiste sur l’épuisement de l’énergie et la tension de l’attente. Elle compare la disposition du corps à des formes d’absorption plus résolues dans d’autres œuvres de Hopper. [2] Cette lecture offre des mots pour une expérience possible de la pose. Elle n’établit ni depuis combien de temps la voyageuse attend, ni ce qui lui est arrivé.
La force du tableau résiste à cette incertitude. S’asseoir sur un lit est un acte corporel différent de s’allonger pour dormir, et consulter une feuille diffère de la poser de côté. Hopper maintient la figure entre plusieurs activités par une pose qui conserve sa précision physique.
Jo posant dans l’atelier
Alarcó s’appuie sur le journal de Jo Hopper pour rappeler qu’elle posa pour le tableau dans l’atelier de Washington Square. Elle décrit aussi le carnet commun du couple, qui associe des notes écrites à un croquis de la composition. [1] Ces documents inscrivent la création de la figure dans les pratiques de travail des Hopper.
Ils distinguent aussi l’hôtel peint des circonstances dans lesquelles le modèle posa. Jo pouvait fournir un corps assis, l’inclinaison de la tête et le geste de tenir un papier sans que l’atelier devienne l’hôtel réellement représenté. La figure finale appartient à un cadre construit.
L’identification de l’horaire dans le carnet est particulièrement précieuse parce que la feuille peinte ne présente aucun texte lisible. Un document écrit peut éclaircir la nature d’un objet dont le rôle reste visuellement ambigu. À lui seul, il ne fournit pas toute l’histoire de la voyageuse.
Les dimensions importantes du tableau donnent à cette figure posée une présence différente de celle d’une petite vignette illustrative. Le mur, le lit et le corps occupent une toile proche du carré, si bien qu’un geste privé ordinaire se présente au spectateur à une échelle qui soutient une longue observation.
À voir : la vie et l’art d’Edward Hopper
Découvrez les peintures de Hopper et les lieux qui les ont inspirées dans ces films de musées. Choisissez un film ci-dessous.
Film sur Edward Hopper
Une présentation de la vie et de l’œuvre de Hopper par un musée.
Voir sur YouTubeDécomposer la chambre : une expérience
Richard Phelan revient à Chambre d’hôtel dans son essai de 2019 « Abstracting Hopper ». Pour une expérience pratique menée en 2017, il plaça une version de la femme assise dans un cercle et l’entoura de grandes zones grises, jaunes et noires empruntées au tableau. En réexaminant l’original, il constata que des passages supposés abstraits décrivaient encore les plis, les ombres et le rapport du rideau au mur. [3]
Son expérience distingue utilement la simplicité apparente d’une image de ce qui la soutient. Une grande zone claire peut sembler presque vide lorsque l’attention se porte sur la personne au-dessous. Une observation prolongée révèle des écarts de ton et de petites variations à ses limites qui contribuent à construire une véritable chambre.
Le mur est particulièrement facile à négliger puisqu’il n’offre ni ornement élaboré ni message lisible. Pourtant, sa clarté donne un cadre net au profil assombri, et sa hauteur détermine l’équilibre entre la personne et l’architecture. L’enlever changerait davantage que la couleur du fond.
Le rideau occupe lui aussi un intervalle entre un plan large et un objet plus articulé. Ses plis étroits ménagent une transition près de l’ouverture sombre, tandis que sa chute verticale résiste au mouvement oblique du lit. Ces rapports continuent de compter même si l’on ne choisit aucun récit particulier pour la voyageuse.
Le tableau ultérieur de Phelan est une interprétation réalisée par un autre artiste des décennies plus tard. Il vaut ici par la question qu’il pose : quelle part de Chambre d’hôtel dépend de la lectrice, et quelle part des surfaces apparemment sans événement qui l’entourent ? L’original nous demande de garder les deux en vue.
Cadrage et images antérieures
Alarcó rapproche les pieds coupés par le cadre et les diagonales insistantes de compositions de Degas. [1] Cette comparaison aide à comprendre pourquoi la vue paraît prélevée dans un espace plus vaste. Le cadre interrompt le corps et le mobilier, tandis que le lit incliné impose une direction forte à l’approche du spectateur.
Son essai rapporte aussi le rapprochement proposé par Gail Levin avec une illustration de Jean-Louis Forain dans Les Maîtres Humoristes. [1] Cette hypothèse inscrit la figure assise et partiellement déshabillée ainsi que le lit diagonal dans une histoire de l’image intérieure moderne. Il s’agit d’une proposition savante concernant une source possible, que le titre et le cadre ne suffisent pas à prouver indépendamment.
Des rapports visuels peuvent survivre à d’importants changements de sens. Une disposition semblable d’une figure et d’un lit ne transporte pas nécessairement le même récit d’une image à l’autre. L’horaire, les bagages, le grand mur et la fenêtre sombre donnent à cette composition de Hopper ses enjeux particuliers.
Alarcó examine également le tableau en regard du traitement concis de la vie privée dans la littérature contemporaine. [1] Cette comparaison décrit la manière dont quelques détails choisis peuvent encourager l’imagination d’une histoire plus ample. Elle n’identifie aucune nouvelle particulière que Hopper aurait illustrée.

Comparer : Western Motel, 1957.
Un hôtel sans adresse nommée
Le titre désigne un type d’hébergement plutôt qu’un lieu. Rien dans la scène ne nomme une ville, une chaîne hôtelière ou une chambre précise. L’identité du tableau repose sur la disposition d’une voyageuse et d’un mobilier temporaire, non sur la reconnaissance d’un monument.
L’horaire concerne des déplacements précis dans un cadre dont la localisation reste générale. La femme sait peut-être exactement où elle se trouve et où elle compte aller ; le spectateur ne dispose que de la pause visible.
Cet écart de connaissances aide à expliquer la capacité du tableau à susciter des récits. Nous sommes assez près pour remarquer des effets personnels et un corps partiellement déshabillé, mais nous manquons des renseignements ordinaires qui rendraient familière la soirée de cette personne. L’intimité de la vue reste en tension avec le caractère incomplet des circonstances.
Une chambre à soi, pour une nuit
Dans son parcours muséal A Room of One's Own, Noelia Romero inscrit Chambre d’hôtel dans une réflexion sur le genre et l’occupation des intérieurs. Elle met aussi le tableau en dialogue avec le travail ultérieur de Sophie Calle sur les traces laissées par les clients d’un hôtel. [4] Cette approche ouvre d’autres questions que la seule solitude éventuelle de la voyageuse de Hopper.
Un hôtel offre un espace privé qui relève aussi d’un service ouvert au public. Le mobilier est prêt pour une personne dont les propriétaires n’ont pas besoin de connaître les possessions et les habitudes. Dans le tableau, nous ne voyons ni réceptionniste ni préparation du lit ; ces conditions sont sous-entendues par l’hébergement et l’usage qu’en fait la voyageuse.
Le dépouillement relatif de la chambre peut donc être envisagé sur un plan pratique autant qu’émotionnel. Elle contient assez de meubles pour permettre un séjour, mais peu d’éléments appartenant visiblement à la femme. Vêtements, valises et chapeau marquent une occupation temporaire face à un cadre qui peut perdurer après son départ.
La comparaison de Romero se prolonge vers L'Hôtel de Calle. Le Centre Pompidou rappelle que l’artiste travailla comme femme de chambre à Venise pendant trois semaines en 1981. Son projet associait photographies et observations écrites sur les chambres et les affaires des clients absents ; le musée date sa version de 1981–1983. [5]
Le changement de point de vue est instructif. Hopper nous présente une occupante visible dont les pensées restent privées. Calle approchait indirectement les personnes à travers ce qu’elles laissaient derrière elles. Les deux situations révèlent l’écart entre voir des objets intimes et connaître la personne qui leur est associée, malgré des méthodes et des circonstances très différentes.
Cela ne fait pas du tableau de 1931 une anticipation du projet de Calle ou une illustration de Virginia Woolf. La comparaison précise ce qui singularise la vue de Hopper : la femme et ses affaires sont réunies devant nous, mais sa chambre temporaire résiste encore à devenir une histoire personnelle complète.
Lire en voyage, lire avant le voyage
La femme de Compartment C, Car 293 offre une comparaison visuelle utile. Elle se penche elle aussi sur un document tenu près de ses genoux, avec une grande partie du mur au-dessus d’elle. Son chapeau, ses jambes croisées et le capitonnage vert environnant donnent au corps un cadre très différent des épaules découvertes et de la literie de Chambre d’hôtel.
Le compartiment ouvre sur une vue extérieure à la lumière plus chaude, avec un pont et un paysage. L’espace derrière la fenêtre se présente comme quelque chose vers quoi elle pourrait regarder, même si son attention reste sur la publication ouverte. Dans Chambre d’hôtel, la fenêtre sombre offre beaucoup moins d’informations visuelles concurrentes.
La différence entre les documents compte également. La lectrice du compartiment paraît absorbée par une publication pendant un voyage. La voyageuse de l’hôtel consulte des renseignements qui peuvent organiser un déplacement au-delà de la chambre. La première scène inscrit la lecture dans le transport ; la seconde laisse une petite feuille relier l’hébergement au mouvement à venir.
Hopper établit ces distinctions grâce à des équipements très ordinaires. Un siège capitonné soutient une disposition ; le bord d’un lit, l’autre. Chaque cadre accueille une personne pour un temps et répond à une fonction qui dépasse les pensées privées de cette personne.
La comparaison donne aussi davantage de portée aux sous-vêtements de la figure de l’hôtel. La passagère est habillée pour voyager en public, tandis que la femme sur le lit a modifié son rapport à ce monde public. Sa planification se poursuit pendant un intervalle privé. Une chambre temporaire peut interrompre les habitudes corporelles du voyage sans supprimer la nécessité d’en envisager l’étape suivante.
Des chambres occupées différemment
Room in Brooklyn place également une femme assise et la lecture dans un intérieur, mais rend la ville environnante visible par des fenêtres lumineuses. Dans Chambre d’hôtel, l’ouverture sombre et les bagages donnent à ce geste une autre relation avec le monde extérieur.
Morning Sun oriente une figure assise vers la lumière et la fenêtre. Ici, l’attention se resserre sur le papier tenu par la femme, même si le lit conduit notre regard derrière elle.
Hotel by a Railroad introduit une seconde personne et une vue extérieure près d’infrastructures de transport. La lectrice solitaire de Chambre d’hôtel n’a aucun compagnon visible pour partager ou interrompre sa tâche.
Regardez l’horaire, puis les valises, avant de suivre le lit vers la fenêtre. Les objets décrivent les conditions du voyage avec une économie remarquable. Hopper donne de la consistance à une chambre temporaire, tandis que le voyage qui lui confère sa fonction se poursuit au-delà de la toile.
Répertoire des œuvres et des études
Ce répertoire documenté comprend des œuvres achevées et des études identifiées séparément. Il ne constitue pas un catalogue raisonné complet. Les titres liés ouvrent les articles ; les études sans lien sont identifiées par leurs numéros d’inventaire. Les aquarelles conservent leurs techniques documentées, et les estampes originales restent distinctes des reproductions.
| Titre | Date | Technique |
|---|---|---|
| (Bridge and Embankment) (70.1298) | 1906 | huile sur bois |
| (Jo Sketching at Good Harbor Beach) (70.1129) | 1923–1924 | aquarelle et craie fabriquée sur papier |
| (Manhattan Bridge) (70.1098) | 1925–1926 | aquarelle et crayon graphite sur papier |
| (Rooftops) (70.1114) | 1926 | aquarelle et crayon graphite sur papier |
| (Seated Male Model, Bent Over) (70.1277) | vers 1902–1903 | huile sur toile |
| (Self-Portrait) (70.1254) | 1903–1906 | huile sur toile |
| (Solitary Figure in a Theater) (70.1418) | vers 1902–1904 | huile sur panneau |
| 5 A.M. | 1937 | huile sur toile |
| Adam's House | 1928 | aquarelle et fusain sur papier |
| American Village | 1912 | huile sur toile |
| Apartment Houses | 1923 | huile sur toile |
| Approaching a City | 1946 | huile sur toile |
| August in the City | 1945 | huile sur toile |
| Automat | 1927 | huile sur toile |
| Barber Shop | 1931 | huile sur toile |
| Blackwell's Island | 1928 | huile sur toile |
| Bridge on the Seine | 1909 | huile sur toile |
| Bridle Path | 1939 | huile sur toile |
| Burly Cobb's House South Truro | 1930–1933 | huile sur toile |
| Cape Cod Evening | 1939 | huile sur toile |
| Cape Cod Morning | 1950 | huile sur toile |
| Chair Car | 1965 | huile sur toile |
| Chop Suey | 1929 | huile sur toile |
| City Roofs | 1932 | huile sur toile |
| Coast Guard Station | 1929 | huile sur toile |
| Compartment C, Car 293 | 1938 | huile sur toile |
| Conference at Night | 1949 | huile sur toile |
| Corn Hill | 1930 | huile sur toile |
| Dawn in Pennsylvania | 1942 | huile sur toile |
| Drug Store | 1927 | huile sur toile |
| Early Sunday Morning | 1930 | huile sur toile |
| East Side Interior (70.1020) | 1922 | Etching |
| East Wind Over Weehawken | 1934 | huile sur toile |
| El Palacio | 1946 | aquarelle et crayon graphite sur papier |
| Eleven A.M. | 1926 | huile sur toile |
| Evening Wind | 1921 | etching |
| Excursion into Philosophy | 1959 | huile sur toile |
| First Row Orchestra | 1951 | huile sur toile |
| Freight Car at Truro | 1931 | aquarelle sur graphite sur papier |
| Gas | 1940 | huile sur toile |
| Girl at a Sewing Machine | vers 1921 | huile sur toile |
| Gloucester Harbor | 1912 | huile sur toile |
| Ground Swell | 1939 | huile sur toile |
| Haskell's House | 1924 | aquarelle sur graphite sur carton |
| High Noon | 1949 | huile sur toile |
| Hill and Houses Cape Elizabeth Maine | 1927 | aquarelle sur crayon graphite |
| Hills South Truro | 1930 | huile sur toile |
| Hotel by a Railroad | 1952 | huile sur toile |
| Hotel Lobby | 1943 | huile sur toile |
| Chambre d’hôtel | 1931 | huile sur toile |
| Hotel Window | 1955 | huile sur toile |
| House by the Railroad | 1925 | huile sur toile |
| House by the Squam River | 1926 | aquarelle sur graphite sur papier |
| Le Bistro ou The Wine Shop | 1909 | huile sur toile |
| Le Pont des Arts | 1907 | huile sur toile |
| Le Pont Royal | 1909 | huile sur toile |
| Le Quai des Grands Augustins | 1909 | huile sur toile |
| Lighthouse and Buildings Portland Head | 1927 | aquarelle sur crayon graphite sur papier |
| Lighthouse Hill | 1927 | peinture à l’huile |
| Manhattan Bridge Loop | 1928 | huile sur toile |
| Model Sitting | vers 1902 | peinture à l’huile ; support non précisé |
| Morning Sun | 1952 | huile sur toile |
| New York Movie | 1939 | huile sur toile |
| New York New Haven and Hartford | 1931 | huile sur toile |
| New York Office | 1962 | huile sur toile |
| New York Pavements | 1924–1925 | huile sur toile |
| New York Restaurant | vers 1922 | huile sur toile |
| Night Windows | 1928 | huile sur toile |
| Nighthawks | 1942 | huile sur toile |
| October on Cape Cod | 1946 | huile sur toile |
| Office at Night | 1940 | huile sur toile |
| Office in a Small City | 1953 | huile sur toile |
| Pennsylvania Coal Town | 1947 | huile sur toile |
| People in the Sun | 1960 | huile sur toile |
| Portrait of Orleans | 1950 | huile sur toile |
| Queensborough Bridge | 1913 | huile sur toile |
| Railroad Sunset | 1929 | huile sur toile |
| Railroad Train | 1908 | huile sur toile |
| Road in Maine | 1914 | huile sur toile |
| Room in Brooklyn | 1932 | huile sur toile |
| Room in New York | 1932 | huile sur toile |
| Rooms by the Sea | 1951 | huile sur toile |
| Rooms for Tourists | 1945 | huile sur toile |
| Route 6 Eastham | 1941 | huile sur toile |
| Second Story Sunlight | 1960 | huile sur toile |
| Self-Portrait | 1925–1930 | huile sur toile |
| Self-Portrait with Hat (70.1903) | vers 1918, tirage posthume | pointe sèche |
| Seven A.M. | 1948 | huile sur toile |
| Soir Bleu | 1914 | huile sur toile |
| South Carolina Morning | 1955 | huile sur toile |
| Stairway at 48 Rue de Lille Paris | 1906 | huile sur bois |
| Étude pour 5 A.M. (70.153) | 1937 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour 5 A.M. (70.429) | 1937 | craie fabriquée et crayon graphite sur papier |
| Étude pour Approaching a City (70.869) | 1946 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour August in the City (70.158a-b) | 1945 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour August in the City (70.159) | 1945 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Bridle Path (70.220) | 1939 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Bridle Path (70.235) | 1939 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Compartment C, Car 293 (70.430) | 1938 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Compartment C, Car 293 (70.431a-b) | 1938 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour Conference at Night (70.170) | 1949 | craie fabriquée sur papier (recto); encre de machine à écrire sur papier (verso) |
| Étude pour Conference at Night (70.174) | 1949 | craie fabriquée sur papier (recto); encre de machine à écrire sur papier (verso) |
| Étude pour East Wind over Weehawken (70.249) | 1934 | crayon graphite sur papier |
| Étude pour East Wind over Weehawken (70.252) | 1934 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour Evening Wind (70.343a-b) | 1921 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour First Row Orchestra (70.841) | 1951 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour Gas (70.263) | 1940 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Ground Swell (70.339) | 1939 | craie fabriquée, fusain et crayon graphite sur papier |
| Étude pour Hotel by a Railroad (70.199) | 1952 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Hotel by a Railroad (70.427) | 1952 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Hotel by a Railroad (70.428) | 1952 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Hotel Lobby (70.117) | 1942 | craie fabriquée et crayon graphite sur papier |
| Étude pour Hotel Lobby (70.839) | 1942 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour Hotel Window (70.161) | 1955 | craie fabriquée, crayon graphite et crayon de couleur sur papier |
| Étude pour Morning Sun (70.243) | 1952 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Morning Sun (70.244) | 1952 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Morning Sun (70.290) | 1952 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Morning Sun (70.291) | 1952 | craie fabriquée et crayon graphite sur papier |
| Étude pour New York Movie (70.273) | 1939 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour New York Movie (70.274a-b) | 1938 ou 1939 | craie fabriquée et fusain sur papier (recto); craie fabriquée sur papier (verso) |
| Étude pour New York Movie (70.455) | 1939 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour New York Office (70.822) | 1962 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Nighthawks (70.192) | 1941 ou 1942 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Nighthawks (70.193) | 1941 ou 1942 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Office at Night (70.340) | 1940 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour Office at Night (70.341) | 1940 | craie fabriquée et crayon graphite sur papier |
| Étude pour Pennsylvania Coal Town (70.198) | 1947 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Pennsylvania Coal Town (70.229) | 1947 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour Rooms for Tourists (70.438) | 1945 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour Rooms for Tourists (70.848) | 1945 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour Route 6, Eastham (70.369) | 1941 | craie fabriquée et crayon graphite sur papier |
| Étude pour Route 6, Eastham (70.854) | 1941 | craie fabriquée et crayon graphite sur papier |
| Étude pour South Carolina Morning (70.162a-b) | 1955 | craie fabriquée sur papier (recto et verso) |
| Étude pour The Sheridan Theatre (70.969) | 1937 | crayon graphite sur papier |
| Étude pour Two on the Aisle (70.128) | 1927 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Two on the Aisle (70.129) | 1927 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Yawl Riding a Swell (70.439) | 1935 | craie fabriquée et crayon graphite sur papier |
| Summer Evening | 1947 | huile sur toile |
| Summer Interior | 1909 | huile sur toile |
| Sun in an Empty Room | 1963 | huile sur toile |
| Sunlight in a Cafeteria | 1958 | huile sur toile |
| Sunlight on Brownstones | 1956 | huile sur toile |
| Tables for Ladies | 1930 | huile sur toile |
| The Bootleggers | 1925 | huile sur toile |
| The Camel's Hump | 1931 | huile sur toile |
| The Circle Theatre | 1936 | huile sur toile |
| The City | 1927 | huile sur toile |
| The Lighthouse at Two Lights | 1929 | huile sur toile |
| The Long Leg | 1935 | huile sur toile |
| The Mansard Roof | 1923 | aquarelle sur graphite sur papier |
| The Sheridan Theatre | 1937 | huile sur toile |
| Tramp Steamer | 1908 | huile sur toile |
| Two Comedians | 1966 | huile sur toile |
| Two on the Aisle | 1927 | huile sur toile |
| Valley of the Seine | 1909 | huile sur toile |
| Western Motel | 1957 | huile sur toile |
Questions fréquentes
Edward Hopper a réalisé Chambre d’hôtel en 1931. [1]
La technique documentée est l’huile sur toile. [1]
Une femme est assise au bord d’un lit, une feuille de papier clair à la main. Elle penche la tête vers cette feuille ; des bagages et des vêtements retirés occupent la pièce autour d’elle. Le lit s’étire en diagonale vers une fenêtre sombre, tandis qu’un large mur presque vide s’élève derrière la figure. Dans Chambre d’hôtel, Edward Hopper accorde à une voyageuse une place considérable sur la toile sans nous dire où son voyage la conduira.
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Références
- Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, Habitación de hotel (Chambre d’hôtel), 1931, inventaire 594 (1977.110) ; métadonnées de collection et essai de Paloma Alarcó, comprenant les témoignages transmis par le journal et le carnet de l’artiste ainsi que son analyse d’images antérieures. Consulter la source.
- Tiziana Migliore, “Edward Hopper: le passioni dell’intervallo”, Ocula, no 5, septembre 2004, section 2.1, p. 8–10 ; une interprétation de la posture et de l’attente, et non un témoignage biographique sur la voyageuse peinte. Consulter la source.
- Richard Phelan, “Abstracting Hopper”, Textes et contextes, 14-2, 2019, section II, paragraphes 12–15 ; l’expérience menée par l’auteur en 2017 et ses observations ultérieures du tableau original. DOI : 10.58335/textesetcontextes.2495. Consulter la source.
- Noelia Romero, A Room of One’s Own: A Gender Perspective on Inhabiting Interiors, parcours thématique du Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, 2021, introduction et p. 11, Chambre d’hôtel; comparaison avec Sophie Calle. Consulter la source.
- Centre Pompidou, Sophie Calle, L’Hôtel, 1981–1983, numéro d’inventaire AM 2000-9 (1-8) ; notice de collection, déclaration introductive de l’artiste et analyse de Christine Macel dans Collection art contemporain, 2007. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, American Village, 1912 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, Soir Bleu, 1914 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, House by the Railroad, 1925 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, Automat, 1927 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, Early Sunday Morning, 1930 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, New York Movie, 1939 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, Nighthawks, 1942 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, Morning Sun, 1952 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, Second Story Sunlight, 1960 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, Two Comedians, 1966 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Route 6, Eastham, 1941, numéro d’acquisition 70.854 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Conference at Night, 1949, numéro d’acquisition 70.170 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for First Row Orchestra, 1951, numéro d’acquisition 70.841 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, (Bridge and Embankment), 1906, numéro d’acquisition 70.1298 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, (Seated Male Model, Bent Over), vers 1902–1903, numéro d’acquisition 70.1277 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Morning Sun, 1952, numéro d’acquisition 70.244 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Morning Sun, 1952, numéro d’acquisition 70.243 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Two on the Aisle, 1927, numéro d’acquisition 70.128 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for New York Office, 1962, numéro d’acquisition 70.822 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Two on the Aisle, 1927, numéro d’acquisition 70.129 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Pennsylvania Coal Town, 1947, numéro d’acquisition 70.229 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, (Rooftops), 1926, numéro d’acquisition 70.1114 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for South Carolina Morning, 1955, numéro d’acquisition 70.162a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, (Self-Portrait), 1903–1906, numéro d’acquisition 70.1254 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, (Manhattan Bridge), 1925–1926, numéro d’acquisition 70.1098 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, (Solitary Figure in a Theater), vers 1902–1904, numéro d’acquisition 70.1418 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Approaching a City, 1946, numéro d’acquisition 70.869 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for August in the City, 1945, numéro d’acquisition 70.159 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Compartment C, Car 293, 1938, numéro d’acquisition 70.430 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Compartment C, Car 293, 1938, numéro d’acquisition 70.431a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for East Wind over Weehawken, 1934, numéro d’acquisition 70.252 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for East Wind over Weehawken, 1934, numéro d’acquisition 70.249 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Evening Wind, 1921, numéro d’acquisition 70.343a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for The Sheridan Theatre, 1937, numéro d’acquisition 70.969 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for New York Movie, 1939, numéro d’acquisition 70.455 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for New York Movie, 1939, numéro d’acquisition 70.273 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for New York Movie, 1938 ou 1939, numéro d’acquisition 70.274a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for 5 A.M., 1937, numéro d’acquisition 70.153 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for 5 A.M., 1937, numéro d’acquisition 70.429 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, (Jo Sketching at Good Harbor Beach), 1923–1924, numéro d’acquisition 70.1129 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for August in the City, 1945, numéro d’acquisition 70.158a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Morning Sun, 1952, numéro d’acquisition 70.291 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Morning Sun, 1952, numéro d’acquisition 70.290 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Office at Night, 1940, numéro d’acquisition 70.340 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Office at Night, 1940, numéro d’acquisition 70.341 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Hotel by a Railroad, 1952, numéro d’acquisition 70.427 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Hotel by a Railroad, 1952, numéro d’acquisition 70.199 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Hotel by a Railroad, 1952, numéro d’acquisition 70.428 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Hotel Lobby, 1942, numéro d’acquisition 70.117 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Hotel Lobby, 1942, numéro d’acquisition 70.839 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Conference at Night, 1949, numéro d’acquisition 70.174 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Hotel Window, 1955, numéro d’acquisition 70.161 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Pennsylvania Coal Town, 1947, numéro d’acquisition 70.198 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Route 6, Eastham, 1941, numéro d’acquisition 70.369 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Bridle Path, 1939, numéro d’acquisition 70.220 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Bridle Path, 1939, numéro d’acquisition 70.235 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Ground Swell, 1939, numéro d’acquisition 70.339 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Yawl Riding a Swell, 1935, numéro d’acquisition 70.439 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Rooms for Tourists, 1945, numéro d’acquisition 70.848 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Rooms for Tourists, 1945, numéro d’acquisition 70.438 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Nighthawks, 1941 ou 1942, numéro d’acquisition 70.193 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Nighthawks, 1941 ou 1942, numéro d’acquisition 70.192 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Gas, 1940, numéro d’acquisition 70.263 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Self-Portrait with Hat, vers 1918, tirage posthume, numéro d’acquisition 70.1903 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, East Side Interior, 1922, numéro d’acquisition 70.1020 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Art Institute of Chicago, Selected Chronology for Edward Hopper ; chronologie de la formation, des voyages, des expositions, de New York et de Truro. Consulter la source.
- Emily C. Burns, Spectral figures: Edward Hopper’s empty Paris, chapitre 5 de Empty Spaces: Confronting Emptiness in National, Cultural and Urban Histories, 2019 ; chapitre et notes consultés intégralement. Consulter la source.
- Charles Brock, Regionalism and Folk Art, National Gallery of Art ; essai et deux notes consultés intégralement. Consulter la source.


