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Essence : introduction
Trois pompes rouges se dressent près d’une route de campagne vide. Un homme s’occupe de la plus proche, en partie caché par son corps vertical. À droite, une petite station blanche projette une lumière pâle sur l’aire de service ; au-delà de la route, les arbres se rassemblent en une bande sombre. Le tableau d’Edward Hopper Essence place une scène de travail ordinaire entre le jour encore présent et un autre monde, éclairé à l’électricité.
Peinte en 1940, cette huile sur toile mesure 26¼ sur 40¼ pouces, soit 66,7 sur 102,2 centimètres. Elle appartient au Museum of Modern Art à New York, dont la mention de collection nomme le Mrs. Simon Guggenheim Fund. [1] Le MoMA l’acquiert en 1943, date également donnée dans la liste historique des œuvres exposées par le musée. [2]
Le titre nomme une marchandise plutôt qu’un lieu ou une personne. Le tableau donne de l’ampleur à ce mot bref : l’essence entraîne pompes, enseignes, lumière, service et possibilité de poursuivre une route dont la destination reste hors de la vue.
En bref
- ArtisteEdward Hopper [1]
- Date1940 [1]
- Techniquehuile sur toile [1]
- Collection / noticeThe Museum of Modern Art [1]
- Numéro d’acquisition577.1943 [1]
Cette œuvre dans la carrière d’Edward Hopper
American Village
1912Soir Bleu
1914Automat
1927New York Movie
1939Nighthawks
1942Soleil du matin
1952Soleil au balcon
1960Two Comedians
1966Sommaire
- Une station composée à partir de plusieurs lieux
- Un lieu organisé autour d’une arrivée attendue
- Trois pompes et une personne
- La route et son virage qui disparaît
- Lumière naturelle et artificielle ensemble
- Le crépuscule sur une toile large
- Études d’équipements et d’atmosphère
- Regarder les arbres de près
- Courbes fabriquées et bords végétaux
- Un commerce rural dans un monde en voyage
Une station composée à partir de plusieurs lieux
Le MoMA décrit la station comme une combinaison de plusieurs stations vues par Hopper. Ses cartels soulignent l’association de lieux observés et de mémoire. [1] Le cadre possède la cohérence convaincante d’un établissement routier sans exiger qu’un bâtiment unique lui corresponde exactement.
Cette méthode compte parce que les rapports de la toile sont inhabituellement clairs. L’îlot des pompes recule en diagonale vers la station. La route occupe le premier plan gauche puis tourne vers un intervalle plus sombre. Les arbres créent une large enceinte derrière les deux. Chaque élément dispose d’assez d’espace pour rester distinct, tout en contribuant par sa place à une composition commune.
Le bâtiment est coupé au bord droit. Hopper donne une fenêtre éclairée, un bardage blanc, un toit et une petite structure supérieure, mais n’invite pas à examiner tous les murs. Pompes et aire de service sont plus présentes que l’emprise architecturale entière de la station.
Le lieu paraît ainsi utilisable avant de paraître cartographiable. Un automobiliste reconnaîtrait la fonction des équipements et l’offre de service. Le tableau ne fournit ni numéro de route, ni nom de ville, ni vue après le virage qui fixerait géographiquement le trajet.
L’essai de Janet L. Comey cite le témoignage de Jo Hopper de septembre 1940 : Edward prépare une toile sur l’effet de la nuit sur une station-service. [3] Cette lumière particulière participe à l’élaboration de l’œuvre ; ce n’est pas une atmosphère dramatique ajoutée à une description commerciale déjà complète.
Un lieu organisé autour d’une arrivée attendue
L’agencement rend une action future intelligible sans la représenter. Un conducteur pourrait quitter la route, s’arrêter près des pompes puis reprendre son trajet. L’îlot surélevé et le terrain dégagé décrivent cette possibilité aussi clairement qu’une enseigne annonçant un service. Hopper peint un lieu préparé au mouvement plutôt qu’un véhicule en marche.
Cela donne à l’aire inoccupée un caractère pratique. Ce n’est pas simplement une zone laissée vide pour faire ressortir les pompes. Sa largeur permet l’accès aux équipements ; sa séparation de la route rend la pause possible ; son rapport au bâtiment place le pompiste près d’une base de travail. Ces relations donnent sa fonction à l’espace avant même l’apparition d’un client.
La composition transforme simultanément cet agencement pratique en parcours du regard. La grande pompe proche attire d’abord l’attention. Les deux petites têtes circulaires conduisent vers le bout de l’îlot, et l’enseigne s’élève au-dessus à une autre échelle. On parcourt les équipements à l’inverse de la lecture d’une carte : des formes individuelles conduisent vers une distance irrésolue plutôt que vers une destination nommée.
La route possède un autre rythme. Elle s’étend largement en bas à gauche avant de tourner hors de la vue aisée. Son parcours est moins régulier que le recul des pompes, et les herbes irrégulières compliquent son bord. La station offre au voyageur une séquence concentrée d’objets utilisables ; la route donne à l’image une continuation qu’aucun objet visible ne conclut.
La station occupe une lisière de travail entre voie de passage et arbres. C’est un arrêt aménagé au bord d’un trajet existant. Route, service nécessaire à celle-ci et arbres environnants occupent des parties distinctes mais reliées de la même vue.
Trois pompes et une personne
Les pompes forment le groupe vertical le plus fort du tableau. Leurs corps rouges créent une séquence concentrée contre la route atténuée et les arbres verts. Des têtes rondes pâles les surmontent et diminuent avec le recul de la rangée. La répétition établit un rythme et la perspective donne à la séquence une direction définie.
La pompe proche cache une partie de le pompiste. Sa chemise pâle et son pantalon bleu restent visibles, le gilet plus sombre formant une autre petite verticale près de l’équipement rouge. Son corps appartient au travail de la station plutôt qu’à un voyageur de passage.
Cette dissimulation partielle importe. Hopper aurait pu placer l’homme ouvertement au premier plan et faire de son visage le principal intérêt de la scène. La figure partage au contraire l’échelle et la position des équipements. On perçoit son activité sans recevoir assez d’expression pour reconstituer une histoire privée.
Les tuyaux introduisent des courbes près des corps verticaux. Des récipients et accessoires plus petits occupent les intervalles. Ces détails rendent la machinerie crédible tandis que les grandes formes rouges gardent le groupe lisible de loin. Description et simplification travaillent ensemble.
L’îlot surélevé donne aux équipements une base commune. Son extrémité proche arrondie rejoint la grande aire et ses longs côtés conduisent l’œil aux pompes lointaines. C’est une petite plateforme construite dans un paysage par ailleurs plus continu.
Aucun véhicule n’est visible à côté. Cette absence rend la tâche de le pompiste plus calme et offre une vue dégagée sur les équipements. Elle ne prouve ni l’abandon de la station, ni la fin de la journée de travail, ni l’absence d’arrivée future. L’homme demeure dans un lieu conçu pour servir le mouvement.
La dissimulation de le pompiste modifie aussi l’échelle de perception du travail humain. Chemise et pantalon se reconnaissent assez vite, mais la pompe reste la forme la plus complète et autonome. L’œil doit séparer un corps de l’équipement plutôt que rencontrer une figure clairement placée devant. Le travail est présent comme ajustement dans un cadre plutôt que comme action humaine dominante.
Les trois verticales rouges permettent de mesurer cet ajustement. Deux se dressent sans figure voisine, tandis que la plus proche partage son espace immédiat avec l’homme. La répétition établit l’aspect de l’équipement seul ; l’interruption à la pompe proche rend le corps plus visible. La personne est petite dans le paysage, mais importante pour distinguer une unité répétée des autres.
Cet agencement résiste à une lecture purement emblématique de la station. Les pompes ne sont pas simplement des symboles de l’automobile ou de l’époque moderne. Tuyaux et accessoires appartiennent à quelque chose de manipulé, vérifié et utilisé. L’homme transforme cette identité technologique générale en rapport particulier entre pompiste et objet, même si ses mains partiellement cachées empêchent d’établir la tâche exacte.
Il faut aussi distinguer le travail visible et le travail de réalisation du tableau. Hopper devait donner aux équipements une précision suffisante pour les identifier, puis rendre un corps humain crédible près d’eux sans le laisser dominer. Le calme du résultat dépend de ces choix. Il n’équivaut pas à une absence d’activité dans le commerce représenté ou dans l’atelier.
La route et son virage qui disparaît
La route arrive de gauche et tourne vers l’espace derrière l’îlot. Elle reste assez large pour suggérer le voyage, mais sa suite devient difficile à suivre parmi les arbres et les tons plus profonds. Un trajet visible mène à un intervalle que le tableau n’ouvre pas complètement.
L’aire de service fonctionne autrement. C’est une zone pâle et relativement ouverte associée à la station. La distinction des surfaces définit le site sans s’appuyer sur une clôture ou une foule. L’une porte la circulation ; l’autre donne une raison de se détourner et de s’arrêter.
Des herbes rousses dessinent un bord irrégulier le long de la route. Leurs petites touches et leurs hauteurs changeantes contrastent avec le bord gris ferme de l’îlot. Cette division crée une rencontre entre formes bâties et végétales au sol, autant que dans le grand contraste entre bâtiment et bois.
Le poteau de l’enseigne se dresse près du virage. Sa partie basse est rouge, tandis que le fût supérieur pâle élève l’enseigne suspendue dans le ciel. Le poteau relie l’équipement pratique à un élément destiné à être reconnu de plus loin. Il aide un voyageur possible à identifier le lieu avant les pompes.
La courbe a souvent fait imaginer aux spectateurs ce qui se trouverait au-delà. Ce mouvement de l’imagination participe à l’attrait du tableau, sans devoir devenir un danger particulier. Le virage retient l’information. Il ne montre aucun événement décidant si le trajet est rassurant ou menaçant.

Comparer : Seven A.M., 1948.
Lumière naturelle et artificielle ensemble
Le ciel conserve une ouverture bleu-vert au-dessus des arbres. Dessous, les bois sont sombres mais différenciés : masses de feuillage inégales, troncs apparaissant par endroits et herbes plus chaudes. Le paysage reste visible alors même que l’éclairage de la station se remarque.
Le bâtiment introduit une lumière plus pâle et plus locale. Sa fenêtre luit et de longues bandes claires traversent l’aire de service. Ces passages donnent à la zone de travail immédiate une visibilité différente de celle de la route. La toile contient donc davantage qu’un simple passage du jour à la nuit. Plusieurs éclairages coexistent.
Les surfaces pâles renforcent aussi les pompes rouges. Leur couleur n’est pas seulement un choix décoratif isolé. Elle opère dans une composition où blancs, gris et crèmes s’opposent aux verts et bleus environnants, donnant à l’équipement une force visuelle concentrée.
L’enseigne répète un rapport semblable à plus petite échelle. Le panneau pâle et le cheval ailé rouge se remarquent près des arbres. Un véritable emblème commercial participe à l’agencement des clartés et des couleurs. Sa familiarité fournit de l’information tandis que sa forme contribue à la composition.
Ces effets empêchent la scène de se résoudre en combat évident entre bonne lumière et obscurité hostile. Les arbres ont des verts variés et une forte présence physique ; la station fournit un éclairage utile mais n’occupe qu’une partie de la vue. Le tableau rend le lieu éclairé attirant sans déclarer que tout le reste est menaçant.
Détails commentés du tableau Essence
Les points numérotés identifient des éléments visibles étudiés dans cet article. Revenez de chaque détail à la composition entière. Essence
Détails du tableau ESSENCE
Comparez les détails recadrés avec les images complètes ci-dessus. Observez comment leurs couleurs, formes et positions contribuent aux compositions plus vastes.
Trois pompes rouges
Les pompes répètent la même forme de base, tout en changeant de taille apparente et d’alignement sur l’aire de service.
Le pompiste
La pompe la plus proche cache en partie le pompiste. Son corps introduit une petite action de travail dans la grande scène routière.
Le crépuscule sur une toile large
La largeur du tableau Essence permet aux éclairages de se déployer progressivement. Les arbres occupent une vaste zone à gauche, où des troncs et le sol plus chaud restent distincts. À droite, bardage et fenêtres introduisent des variations plus lumineuses et locales. Le spectateur parcourt cette différence plutôt que de rencontrer un objet éclairé unique dans un noir uniforme.
Le ciel est essentiel à cette continuité. Plus clair qu’une grande partie des arbres, il empêche le haut du tableau de se fermer dans l’obscurité totale. Le paysage conserve une ouverture résiduelle différente de la visibilité concentrée du bâtiment éclairé. Le soir se construit par les rapports entre surfaces plutôt que par l’assombrissement de toute la toile.
En bas, aire de service et route forment un autre duo. Toutes deux sont des zones de sol relativement vastes, mais ne reçoivent pas la lumière de la même manière. La station projette des passages clairs sur sa zone de travail immédiate, tandis que la route continue dans une transition plus douce près des herbes. L’éclairage artificiel crée un territoire inégal dont on suit l’étendue sur des surfaces ordinaires.
Les pompes rouges relient ces zones. Leurs corps sont assez saturés pour rester puissants contre le feuillage, tandis que leurs têtes circulaires pâles sont plus petites et plus lumineuses. Chacune associe une grande masse colorée à un accent supérieur compact. Avec la diminution du groupe, ce rapport répété maintient sa cohérence malgré l’espace changeant.
Le crépuscule est donc plus qu’un fond dramatique. Il permet à Hopper de réunir plusieurs degrés de visibilité dans un champ horizontal. L’œil passe de la lumière naturelle persistante à la lumière électrique de travail, les pompes restant intelligibles dans les deux. L’atmosphère naît de ce passage, non d’une heure précisément reconstituable.
Études d’équipements et d’atmosphère
Un dessin du Whitney, numéro d’inventaire 70.225, étudie trois pompes presque de face, avec l’enseigne Mobilgas, sa console courbe et de petits équipements. Hopper réalise cette feuille de 1940 à la craie fabriquée. [4] Le dessin permet d’examiner les équipements séparément de l’atmosphère routière plus large.
Les corps des pompes ne sont pas identiques. Panneaux et accessoires diffèrent, tandis que les têtes circulaires fournissent un rythme commun. L’enseigne pend à côté comme motif séparé. Ces observations rendent la station assez précise pour être reconnaissable sans exiger toute la composition finale sur la feuille.
Dans le tableau, l’équipement devient une rangée fuyante. La pompe proche grandit près de le pompiste ; les autres diminuent vers le bâtiment. Un objet étudié peut donc être conservé tout en changeant fortement de rapport au spectateur.
Une plus grande étude au fusain et à la craie blanche, numéro 70.300, réunit pompes, figure, route, bâtiment et bois dans un agencement tonal complet. [5] La masse sombre des arbres et l’aire pâle établissent déjà le contraste qui rend la station visible.
Les deux dessins abordent des problèmes différents. L’un réunit les équipements et leurs formes ; l’autre éprouve leur présence dans une étendue de feuillage sombre et de sol clair. Les regarder ensemble explique l’association d’objets convaincants et d’une atmosphère inhabituellement cohérente dans le tableau.
L’étude au fusain montre aussi combien l’on peut organiser sans couleur à l’huile. Une tête de pompe claire se détache d’un champ sombre par la seule valeur. Dans la toile, corps rouges, bois verts et herbes chaudes ajoutent des distinctions, donnant à la structure tonale une vie plus complexe.
On peut aussi comparer l’étude d’enseigne et de pompes avec le grand agencement tonal par leurs usages du papier vierge. Sur une feuille d’équipements, un intervalle non travaillé sépare les composants. Sur une feuille de composition, zones claires et sombres représentent les parties d’un environnement éclairé continu. L’économie apparente du dessin remplit des tâches différentes selon le regroupement des marques.
Dans le tableau final, les pompes ont acquis des corps colorés et un sol commun. Elles ne flottent pas comme objets séparés à examiner. Un tuyau étudiable individuellement dans un dessin participe à un passage plus vaste entre forme fabriquée, pompiste et ombre. La concentration de l’étude subsiste, mais son objet rejoint un réseau de formes voisines.
Équipements proches et feuillage du fond associent observation et placement expressif. Des équipements pouvaient être observés attentivement puis placés avec imagination. Une masse d’arbres pouvait être étudiée dans son véritable branchage puis établir l’obscurité la plus profonde du tableau. Observation et atmosphère se rencontrent dans les deux domaines.
Les dessins modifient ainsi la compréhension de la cohérence de l’œuvre. Celle-ci ne dépend pas de l’observation de chaque composant au même lieu et au même instant. Elle dépend de formes recueillies par différents types d’attention, réunies dans un rapport convaincant. La station finale paraît continue parce que le tableau organise ses parties, non parce qu’une vue unique inchangée garantirait leur unité.
Regarder les arbres de près
Une autre feuille de 1940 au Whitney, numéro 70.263, étudie un arbre et des groupes séparés de feuillage. Une console d’enseigne courbe et un petit motif de lampe occupent le bas du papier. [6] Le rapprochement est utile : cadre naturel et accessoires de la station font tous deux l’objet d’une attention soutenue.
L’arbre n’est pas réduit à un contour plein unique. De petites grappes construisent une grande forme, et les directions différentes des marques distinguent les bords changeants du feuillage. Des études isolées à côté permettent d’examiner des passages sans tout le paysage autour.
On apprécie alors plus aisément les bois finaux comme partie active de la composition. Ils ne sont pas simplement un écran sombre derrière le pompiste. Leur contour supérieur inégal, leur densité variable et les aperçus de troncs offrent un grand champ de différences où la géométrie répétée des équipements gagne en force.
La console propose une courbe contrastée. Sa spirale délibérée relève de l’ornement manufacturé, tandis que le feuillage croît par tournants plus irréguliers. Hopper pouvait étudier chacun de près sans considérer l’un comme visuellement important et l’autre comme fond accessoire.
Les numéros d’inventaire de ces feuilles ne suffisent pas à établir une chronologie complète. Elles montrent avec certitude l’éventail des problèmes contribuant à l’œuvre : équipements, paysage, lumière et équilibre d’une scène entière.

Comparer : Coucher de soleil sur la voie ferrée, 1929.
Courbes fabriquées et bords végétaux
Les études de console et d’arbres invitent à comparer deux types de lignes. Une console a une courbe régulière destinée à soutenir et présenter un objet. Une branche ou un groupe de feuilles change de direction par croissance et superposition. Ces façons de former un bord se rencontrent autour de l’enseigne et du feuillage voisin.
La console élève l’emblème suspendu dans une zone relativement ouverte. Sa courbe est étroite près de la large forme pâle de l’enseigne : ornement et publicité accomplissent des tâches visuelles différentes. L’enseigne se reconnaît de plus loin ; le support courbe récompense un examen rapproché de sa place dans l’air. Tous deux restent petits contre la grande bordure d’arbres.
Au sol, l’îlot répète cette rencontre autrement. Son bout arrondi est un contour construit défini, tandis que les herbes routières forment une marge brisée et variable. Une courbe contrôlée et un bord irrégulier peuvent conduire dans des directions apparentées sans devenir la même sorte de forme. La géométrie de l’aire est rendue plus visible par sa bordure végétale.
Le bardage ajoute une troisième répétition. De fines divisions horizontales sur un mur pâle diffèrent du rythme vertical des pompes et des masses ramifiées des arbres. Hopper combine ces échelles de motifs pour qu’aucune grande zone ne soit entièrement inerte. Paysage et commerce restent distincts, chacun apportant son détail organisé.
Suivre ces bords offre une alternative utile à la lecture des bois comme symbole d’un inconnaissable absolu. Ils ont une structure visible, tout comme les équipements commerciaux ont un ornement visible. L’atmosphère inhabituelle se développe dans une grande quantité de description ordinaire, étroitement différenciée.
Un commerce rural dans un monde en voyage
Une station-service existe parce que les véhicules ont besoin de carburant, mais Hopper rend ce système présent sans peindre d’automobile. Pompes, tuyaux, enseigne et pompiste indiquent une infrastructure du voyage. Le client absent laisse l’offre de service en suspens au lieu de retirer à la station sa fonction pratique.
Le titre renforce cette économie. Comey évoque l’admiration de Charles Burchfield pour les titres concis de Hopper, dont Essence. [3] Le mot unique dépasse un établissement nommé tandis que le tableau lui donne un cadre visible précis.
L’homme reste important dans ce cadre. Il ne sert pas seulement à mesurer la hauteur des pompes. Sa position concentrée introduit le travail dans une scène autrement abordable comme un agencement d’enseignes et de paysage. L’équipement appartient à une activité, même si l’image ne fournit aucune transaction achevée.
Le commerce ne remplace pas non plus entièrement l’environnement rural. Les arbres s’étendent derrière, les herbes bordent la route et le ciel demeure vaste. La station occupe une lisière dans cet environnement. La rencontre n’est ni entièrement harmonieuse ni un récit évident de destruction ; c’est un agencement particulier où choses construites et végétales restent distinctes.
Le tableau suggère ainsi l’évolution du voyage rural par des formes ordinaires. Une lumière annonce un arrêt. Une enseigne rend un commerce reconnaissable à distance. Une aire revêtue crée une pause temporaire près d’un trajet continu. Aucun de ces effets n’exige une procession visible de voyageurs.
La première présentation de l’acquisition par le MoMA
L’annonce du MoMA de juillet 1943 confirme que Essence a été acheté grâce au Mrs. Simon Guggenheim Fund et devait entrer dans sa New Acquisitions Gallery le 28 juillet. Le communiqué le rapproche nettement d’un tableau récent de Marsden Hartley, parmi un groupe comprenant aussi de Chirico et Mondrian. Alfred H. Barr Jr. décrit le pompiste et les trois pompes rouges par une analogie religieuse, comparant l’attention de l’homme à celle d’un prêtre devant des idoles. [7]
L’analogie appartient à une première réaction du musée, non à un titre ou à une explication fournis par Hopper. Elle montre combien une tâche apparemment routinière invitait vite à une lecture chargée. Formes verticales répétées et position concentrée de l’homme fournissent un point de départ visible, tandis que les objets restent indubitablement commerciaux.
Cela situe aussi le tableau dans l’histoire institutionnelle plus vaste de l’art moderne. Une œuvre peut conserver des objets routiers familiers tout en offrant davantage qu’un relevé neutre. Ces objets reconnaissables pouvaient trouver place dans un musée exposant aussi l’abstraction. Leur agencement rend un lieu familier nouvellement étrange par la conjonction d’échelle, de répétition et d’éclairage.
Pour le spectateur actuel, le premier communiqué est particulièrement utile : il enregistre une interprétation avant que Essence connaisse sa longue vie ultérieure d’image fréquemment reproduite. La réaction imaginative n’exigeait pas des décennies de familiarité avec une atmosphère supposément typique de Hopper. Elle était déjà provoquée par cet homme, ces trois pompes et leur lumière changeante.
Réalisme et romantisme en 1943
Plus tard cette année-là, le MoMA expose Essence avec Soir à Cape Cod et Shakespeare at Dusk dans Romantic Painting in America. Dans le livre d’accompagnement, James Thrall Soby trouve une force romantique dans le rapport entre route, bois et éclairage, malgré le caractère quotidien reconnaissable de la scène. Il relie l’effet de Hopper à l’intensité personnelle et à l’action suspendue. [8]
Cette classification précoce complique utilement l’opposition supposée entre réalisme et atmosphère imaginative. Les pompes n’ont pas besoin de se dissoudre en formes fantastiques pour que leur répétition captive. Les bois n’ont pas à cacher une créature ou un événement inventé pour rendre incertaine la route au-delà. Le tableau modifie l’effet d’objets familiers en les réunissant dans des conditions particulières.
Le contraste avec Soir à Cape Cod est instructif. Là, deux personnes et un chien occupent un bord domestique près des herbes et des arbres. Dans Essence, un pompiste et des équipements fabriqués se tiennent près d’une voie publique. Les deux offrent un environnement plus vaste que le petit groupe humain visible, mais les relations pratiques diffèrent. L’un concerne un lieu d’habitation ; l’autre un lieu destiné à soutenir le voyage.
L’usage par Soby de la déclaration antérieure de Hopper sur les impressions personnelles compte aussi. Un propos général de l’artiste peut aider un critique à discuter d’un tableau ultérieur sans devenir une instruction précise pour celui-ci. La déclaration de 1933 n’était pas une commande écrite pour la station de 1940. Elle aide à comprendre pourquoi un cadre extérieurement ordinaire produit un fort effet individuel.
La distinction garde l’interprétation près du tableau. La route continue au-delà de l’image, l’attention de le pompiste reste à la pompe et la lumière traverse le sol. Leur agencement soutient une réaction romantique tout en restant ancré dans le fonctionnement et l’apparence d’un commerce rural.
D’autres lumières au bord d’une route ou d’une fenêtre
Seven A.M. propose une autre rencontre d’un bâtiment commercial pâle et d’arbres, mais la lumière matinale donne aux limites un autre caractère. Dans Essence, l’éclairage électrique devient visible alors que le jour demeure. La coexistence des sources rend l’instant transitoire.
Coucher de soleil sur la voie ferrée rend aussi un trajet présent sans véhicule dominant. Ses signaux et ses rails établissent un système de mouvement à travers le paysage. Dans Essence, l’îlot des pompes et l’aire de service offrent un arrêt près de la route continue.
Nighthawks développe le rapport entre lumière artificielle et spectateur extérieur dans un cadre urbain. Sa vitre enferme les personnes que l’on examine. Le pompiste dans Essence travaille dehors, partageant l’exposition de l’aire plutôt qu’occupant une pièce entièrement vitrée.
La distinction donne à Essence son équilibre particulier. On regarde le pompiste à travers une surface ouverte, mais la pompe interrompt la vue que nous avons de lui. La scène n’a pas besoin d’une fenêtre pour rendre l’accès incomplet. Équipement et position retiennent un visage tout aussi efficacement.
Les trois cercles diminuent vers le virage et le bâtiment éclairé se prolonge hors du bord droit. Entre eux, le pompiste reste en partie caché à la pompe proche. Hopper précise le lieu d’arrêt tandis que le trajet qu’il dessert demeure ouvert.
Répertoire des œuvres et des études
Ce répertoire documenté comprend des œuvres achevées et des études identifiées séparément. Il ne constitue pas un catalogue raisonné complet. Les titres liés ouvrent les articles ; les études sans lien sont identifiées par leurs numéros d’inventaire. Les aquarelles conservent leurs techniques documentées, et les estampes originales restent distinctes des reproductions.
| Titre | Date | Technique |
|---|---|---|
| (Bridge and Embankment) (70.1298) | 1906 | huile sur bois |
| (Jo Sketching at Good Harbor Beach) (70.1129) | 1923–1924 | aquarelle et craie fabriquée sur papier |
| (Manhattan Bridge) (70.1098) | 1925–1926 | aquarelle et crayon graphite sur papier |
| (Rooftops) (70.1114) | 1926 | aquarelle et crayon graphite sur papier |
| (Seated Male Model, Bent Over) (70.1277) | vers 1902–1903 | huile sur toile |
| (Self-Portrait) (70.1254) | 1903–1906 | huile sur toile |
| (Solitary Figure in a Theater) (70.1418) | vers 1902–1904 | huile sur panneau |
| 5 A.M. | 1937 | huile sur toile |
| Adam's House | 1928 | aquarelle et fusain sur papier |
| American Village | 1912 | huile sur toile |
| Apartment Houses | 1923 | huile sur toile |
| Approaching a City | 1946 | huile sur toile |
| August in the City | 1945 | huile sur toile |
| Automat | 1927 | huile sur toile |
| Barber Shop | 1931 | huile sur toile |
| Blackwell's Island | 1928 | huile sur toile |
| Bridge on the Seine | 1909 | huile sur toile |
| Piste cavalière | 1939 | huile sur toile |
| Burly Cobb's House South Truro | 1930–1933 | huile sur toile |
| Soir à Cape Cod | 1939 | huile sur toile |
| Matin à Cape Cod | 1950 | huile sur toile |
| Chair Car | 1965 | huile sur toile |
| Chop Suey | 1929 | huile sur toile |
| City Roofs | 1932 | huile sur toile |
| Coast Guard Station | 1929 | huile sur toile |
| Compartment C, Car 293 | 1938 | huile sur toile |
| Conference at Night | 1949 | huile sur toile |
| Corn Hill | 1930 | huile sur toile |
| Dawn in Pennsylvania | 1942 | huile sur toile |
| Pharmacie | 1927 | huile sur toile |
| Early Sunday Morning | 1930 | huile sur toile |
| East Side Interior (70.1020) | 1922 | Etching |
| East Wind Over Weehawken | 1934 | huile sur toile |
| El Palacio | 1946 | aquarelle et crayon graphite sur papier |
| Eleven A.M. | 1926 | huile sur toile |
| Evening Wind | 1921 | etching |
| Excursion into Philosophy | 1959 | huile sur toile |
| First Row Orchestra | 1951 | huile sur toile |
| Freight Car at Truro | 1931 | aquarelle sur graphite sur papier |
| Essence | 1940 | huile sur toile |
| Girl at a Sewing Machine | vers 1921 | huile sur toile |
| Gloucester Harbor | 1912 | huile sur toile |
| Ground Swell | 1939 | huile sur toile |
| Haskell's House | 1924 | aquarelle sur graphite sur carton |
| High Noon | 1949 | huile sur toile |
| Hill and Houses Cape Elizabeth Maine | 1927 | aquarelle sur crayon graphite |
| Hills South Truro | 1930 | huile sur toile |
| Hotel by a Railroad | 1952 | huile sur toile |
| Hotel Lobby | 1943 | huile sur toile |
| Chambre d’hôtel | 1931 | huile sur toile |
| Hotel Window | 1955 | huile sur toile |
| House by the Railroad | 1925 | huile sur toile |
| House by the Squam River | 1926 | aquarelle sur graphite sur papier |
| Le Bistro ou The Wine Shop | 1909 | huile sur toile |
| Le Pont des Arts | 1907 | huile sur toile |
| Le Pont Royal | 1909 | huile sur toile |
| Le Quai des Grands Augustins | 1909 | huile sur toile |
| Lighthouse and Buildings Portland Head | 1927 | aquarelle sur crayon graphite sur papier |
| Lighthouse Hill | 1927 | peinture à l’huile |
| Manhattan Bridge Loop | 1928 | huile sur toile |
| Model Sitting | vers 1902 | peinture à l’huile ; support non précisé |
| Soleil du matin | 1952 | huile sur toile |
| New York Movie | 1939 | huile sur toile |
| New York New Haven and Hartford | 1931 | huile sur toile |
| New York Office | 1962 | huile sur toile |
| New York Pavements | 1924–1925 | huile sur toile |
| New York Restaurant | vers 1922 | huile sur toile |
| Night Windows | 1928 | huile sur toile |
| Nighthawks | 1942 | huile sur toile |
| October on Cape Cod | 1946 | huile sur toile |
| Office at Night | 1940 | huile sur toile |
| Office in a Small City | 1953 | huile sur toile |
| Pennsylvania Coal Town | 1947 | huile sur toile |
| Gens au soleil | 1960 | huile sur toile |
| Portrait d’Orleans | 1950 | huile sur toile |
| Queensborough Bridge | 1913 | huile sur toile |
| Coucher de soleil sur la voie ferrée | 1929 | huile sur toile |
| Railroad Train | 1908 | huile sur toile |
| Route dans le Maine | 1914 | huile sur toile |
| Room in Brooklyn | 1932 | huile sur toile |
| Room in New York | 1932 | huile sur toile |
| Rooms by the Sea | 1951 | huile sur toile |
| Chambres pour touristes | 1945 | huile sur toile |
| Route 6 Eastham | 1941 | huile sur toile |
| Soleil au balcon | 1960 | huile sur toile |
| Autoportrait | 1925–1930 | huile sur toile |
| Self-Portrait with Hat (70.1903) | vers 1918, tirage posthume | pointe sèche |
| Seven A.M. | 1948 | huile sur toile |
| Soir Bleu | 1914 | huile sur toile |
| South Carolina Morning | 1955 | huile sur toile |
| Stairway at 48 Rue de Lille Paris | 1906 | huile sur bois |
| Étude pour 5 A.M. (70.153) | 1937 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour 5 A.M. (70.429) | 1937 | craie fabriquée et crayon graphite sur papier |
| Étude pour Approaching a City (70.869) | 1946 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour August in the City (70.158a-b) | 1945 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour August in the City (70.159) | 1945 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Bridle Path (70.220) | 1939 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Bridle Path (70.235) | 1939 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Compartment C, Car 293 (70.430) | 1938 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Compartment C, Car 293 (70.431a-b) | 1938 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour Conference at Night (70.170) | 1949 | craie fabriquée sur papier (recto); encre de machine à écrire sur papier (verso) |
| Étude pour Conference at Night (70.174) | 1949 | craie fabriquée sur papier (recto); encre de machine à écrire sur papier (verso) |
| Étude pour East Wind over Weehawken (70.249) | 1934 | crayon graphite sur papier |
| Étude pour East Wind over Weehawken (70.252) | 1934 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour Evening Wind (70.343a-b) | 1921 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour First Row Orchestra (70.841) | 1951 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour Gas (70.263) | 1940 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Ground Swell (70.339) | 1939 | craie fabriquée, fusain et crayon graphite sur papier |
| Étude pour Hotel by a Railroad (70.199) | 1952 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Hotel by a Railroad (70.427) | 1952 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Hotel by a Railroad (70.428) | 1952 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Hotel Lobby (70.117) | 1942 | craie fabriquée et crayon graphite sur papier |
| Étude pour Hotel Lobby (70.839) | 1942 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour Hotel Window (70.161) | 1955 | craie fabriquée, crayon graphite et crayon de couleur sur papier |
| Étude pour Morning Sun (70.243) | 1952 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Morning Sun (70.244) | 1952 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Morning Sun (70.290) | 1952 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Morning Sun (70.291) | 1952 | craie fabriquée et crayon graphite sur papier |
| Étude pour New York Movie (70.273) | 1939 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour New York Movie (70.274a-b) | 1938 ou 1939 | craie fabriquée et fusain sur papier (recto); craie fabriquée sur papier (verso) |
| Étude pour New York Movie (70.455) | 1939 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour New York Office (70.822) | 1962 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Nighthawks (70.192) | 1941 ou 1942 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Nighthawks (70.193) | 1941 ou 1942 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Office at Night (70.340) | 1940 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour Office at Night (70.341) | 1940 | craie fabriquée et crayon graphite sur papier |
| Étude pour Pennsylvania Coal Town (70.198) | 1947 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Pennsylvania Coal Town (70.229) | 1947 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour Rooms for Tourists (70.438) | 1945 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour Rooms for Tourists (70.848) | 1945 | craie fabriquée et fusain sur papier |
| Étude pour Route 6, Eastham (70.369) | 1941 | craie fabriquée et crayon graphite sur papier |
| Étude pour Route 6, Eastham (70.854) | 1941 | craie fabriquée et crayon graphite sur papier |
| Étude pour South Carolina Morning (70.162a-b) | 1955 | craie fabriquée sur papier (recto et verso) |
| Étude pour The Sheridan Theatre (70.969) | 1937 | crayon graphite sur papier |
| Étude pour Two on the Aisle (70.128) | 1927 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Two on the Aisle (70.129) | 1927 | craie fabriquée sur papier |
| Étude pour Yawl Riding a Swell (70.439) | 1935 | craie fabriquée et crayon graphite sur papier |
| Summer Evening | 1947 | huile sur toile |
| Summer Interior | 1909 | huile sur toile |
| Soleil dans une pièce vide | 1963 | huile sur toile |
| Sunlight in a Cafeteria | 1958 | huile sur toile |
| Soleil sur les brownstones | 1956 | huile sur toile |
| Tables pour dames | 1930 | huile sur toile |
| Les contrebandiers | 1925 | huile sur toile |
| The Camel's Hump | 1931 | huile sur toile |
| The Circle Theatre | 1936 | huile sur toile |
| The City | 1927 | huile sur toile |
| The Lighthouse at Two Lights | 1929 | huile sur toile |
| The Long Leg | 1935 | huile sur toile |
| The Mansard Roof | 1923 | aquarelle sur graphite sur papier |
| Le cinéma Sheridan | 1937 | huile sur toile |
| Tramp Steamer | 1908 | huile sur toile |
| Two Comedians | 1966 | huile sur toile |
| Two on the Aisle | 1927 | huile sur toile |
| Valley of the Seine | 1909 | huile sur toile |
| Western Motel | 1957 | huile sur toile |
Questions fréquentes
Edward Hopper a réalisé Essence en 1940. [1]
La technique documentée est l’huile sur toile. [1]
Trois pompes rouges se dressent près d’une route de campagne vide. Un homme s’occupe de la plus proche, en partie caché par son corps vertical. À droite, une petite station blanche projette une lumière pâle sur l’aire de service ; au-delà de la route, les arbres se rassemblent en une bande sombre. Le tableau d’Edward Hopper Essence place une scène de travail ordinaire entre le jour encore présent et un autre monde, éclairé à l’électricité.
Discussion
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Regards des lecteurs
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Références
- The Museum of Modern Art, Essence, 1940, objet 577.1943. Technique, dimensions et mention de collection actuelles ; cartel complet de 2006 et cartel pour enfants de 2025 décrivant le cadre composite. Consulter la source.
- The Museum of Modern Art, America Seen—Between the Wars, annonce et liste des œuvres de l’exposition, 1961, entrée pour Essence. Document historique de l’acquisition par le Mrs. Simon Guggenheim Fund en 1943. Consulter la source.
- Janet L. Comey, “Edward Hopper: Hours of Darkness”, Antiques & Fine Art, été 2007, p. 153–157, en particulier la discussion de Essence p. 157. La lettre de Jo de septembre 1940 et le commentaire de Burchfield sur le titre sont rapportés par cet essai. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Étude pour Gas, 1940, numéro d’inventaire 70.225. Notice actuelle de l’objet et dessin de pompes et d’enseigne. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Étude pour Gas, 1940, numéro d’inventaire 70.300. Notice actuelle et étude de composition au fusain et à la craie blanche. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Étude pour Gas, 1940, numéro d’inventaire 70.263. Notice actuelle et études de feuillage, console et lampe. Consulter la source.
- Museum of Modern Art, « Museum of Modern Art Exhibits New Acquisitions », 22 juillet 1943, annonce de quatre pages, en particulier PDF p. 2–3, entrée Hopper et commentaires de Barr. Texte indexé complet consulté ; le téléchargement direct était indisponible. Consulter la source.
- James Thrall Soby, Romantic Painting in America, Museum of Modern Art, 1943, pages imprimées 38–39 et notes 77–78, discussion complète de Hopper sélectionnée ; et annonce de l’exposition du musée en 1943, texte complet de trois pages. Les autres chapitres du catalogue ne sont pas utilisés. Voir la source 1. Voir la source 2.
- Notice de collection ou de catalogue, American Village, 1912 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, Soir Bleu, 1914 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, House by the Railroad, 1925 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, Automat, 1927 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, Early Sunday Morning, 1930 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, New York Movie, 1939 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, Nighthawks, 1942 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, Morning Sun, 1952 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, Second Story Sunlight, 1960 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Notice de collection ou de catalogue, Two Comedians, 1966 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Route 6, Eastham, 1941, numéro d’acquisition 70.854 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Conference at Night, 1949, numéro d’acquisition 70.170 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for First Row Orchestra, 1951, numéro d’acquisition 70.841 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, (Bridge and Embankment), 1906, numéro d’acquisition 70.1298 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, (Seated Male Model, Bent Over), vers 1902–1903, numéro d’acquisition 70.1277 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Morning Sun, 1952, numéro d’acquisition 70.244 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Morning Sun, 1952, numéro d’acquisition 70.243 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Two on the Aisle, 1927, numéro d’acquisition 70.128 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for New York Office, 1962, numéro d’acquisition 70.822 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Two on the Aisle, 1927, numéro d’acquisition 70.129 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Pennsylvania Coal Town, 1947, numéro d’acquisition 70.229 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, (Rooftops), 1926, numéro d’acquisition 70.1114 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for South Carolina Morning, 1955, numéro d’acquisition 70.162a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, (Self-Portrait), 1903–1906, numéro d’acquisition 70.1254 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, (Manhattan Bridge), 1925–1926, numéro d’acquisition 70.1098 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, (Solitary Figure in a Theater), vers 1902–1904, numéro d’acquisition 70.1418 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Approaching a City, 1946, numéro d’acquisition 70.869 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for August in the City, 1945, numéro d’acquisition 70.159 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Compartment C, Car 293, 1938, numéro d’acquisition 70.430 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Compartment C, Car 293, 1938, numéro d’acquisition 70.431a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for East Wind over Weehawken, 1934, numéro d’acquisition 70.252 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for East Wind over Weehawken, 1934, numéro d’acquisition 70.249 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Evening Wind, 1921, numéro d’acquisition 70.343a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for The Sheridan Theatre, 1937, numéro d’acquisition 70.969 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for New York Movie, 1939, numéro d’acquisition 70.455 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for New York Movie, 1939, numéro d’acquisition 70.273 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for New York Movie, 1938 ou 1939, numéro d’acquisition 70.274a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for 5 A.M., 1937, numéro d’acquisition 70.153 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for 5 A.M., 1937, numéro d’acquisition 70.429 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, (Jo Sketching at Good Harbor Beach), 1923–1924, numéro d’acquisition 70.1129 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for August in the City, 1945, numéro d’acquisition 70.158a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Morning Sun, 1952, numéro d’acquisition 70.291 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Morning Sun, 1952, numéro d’acquisition 70.290 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Office at Night, 1940, numéro d’acquisition 70.340 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Office at Night, 1940, numéro d’acquisition 70.341 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Hotel by a Railroad, 1952, numéro d’acquisition 70.427 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Hotel by a Railroad, 1952, numéro d’acquisition 70.199 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Hotel by a Railroad, 1952, numéro d’acquisition 70.428 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Hotel Lobby, 1942, numéro d’acquisition 70.117 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Hotel Lobby, 1942, numéro d’acquisition 70.839 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Conference at Night, 1949, numéro d’acquisition 70.174 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Hotel Window, 1955, numéro d’acquisition 70.161 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Pennsylvania Coal Town, 1947, numéro d’acquisition 70.198 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Route 6, Eastham, 1941, numéro d’acquisition 70.369 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Bridle Path, 1939, numéro d’acquisition 70.220 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Bridle Path, 1939, numéro d’acquisition 70.235 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Ground Swell, 1939, numéro d’acquisition 70.339 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Yawl Riding a Swell, 1935, numéro d’acquisition 70.439 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Rooms for Tourists, 1945, numéro d’acquisition 70.848 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Rooms for Tourists, 1945, numéro d’acquisition 70.438 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Nighthawks, 1941 ou 1942, numéro d’acquisition 70.193 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Nighthawks, 1941 ou 1942, numéro d’acquisition 70.192 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Study for Gas, 1940, numéro d’acquisition 70.263 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, Self-Portrait with Hat, vers 1918, tirage posthume, numéro d’acquisition 70.1903 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Whitney Museum of American Art, East Side Interior, 1922, numéro d’acquisition 70.1020 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
- Art Institute of Chicago, Selected Chronology for Edward Hopper ; chronologie de la formation, des voyages, des expositions, de New York et de Truro. Consulter la source.
- Emily C. Burns, Spectral figures: Edward Hopper’s empty Paris, chapitre 5 de Empty Spaces: Confronting Emptiness in National, Cultural and Urban Histories, 2019 ; chapitre et notes consultés intégralement. Consulter la source.
- Charles Brock, Regionalism and Folk Art, National Gallery of Art ; essai et deux notes consultés intégralement. Consulter la source.


