Soleil du matin d’Edward Hopper Acheter des reproductions
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par
Tom Gurney BSc (Hons) est spécialiste de l’histoire de l’art depuis plus de 20 ans

E-mail : tomgurney1@gmail.com / Téléphone : +44 7429 011000

Soleil du matin : introduction

Une femme est assise sur un lit, les genoux ramenés vers elle, le regard tourné vers une grande fenêtre. Le soleil frappe son visage et ses membres nus, puis s’étend sur le mur clair derrière elle. Au-delà de la vitre, un bâtiment de brique rouge se dresse sous un ciel bleu. Dans Soleil du matin, Edward Hopper relie un corps observé de près à la géométrie d’une chambre et à un fragment de la ville extérieure.

Cette huile sur toile de 1952 appartient au Columbus Museum of Art, où elle est entrée grâce au fonds Howald. La liste des œuvres de l’exposition du Whitney indique des dimensions de 71,4 × 101,9 cm. [1] Le mobilier est assez rare pour que les rapports entre la femme, le lit, le mur et la fenêtre portent le tableau, tandis que la lumière fait agir différemment chacun de ces éléments.

En bref

  • ArtisteEdward Hopper [1]
  • Date1952 [1]
  • Techniquehuile sur toile [1]
  • Collection / noticeColumbus Museum of Art [1]

Cette œuvre dans la carrière d’Edward Hopper

Sommaire

  1. S’asseoir dans une grande chambre
  2. Un lit, un point de vue et une intimité inégale
  3. Le contour du corps
  4. La forme claire sur le mur
  5. Une fenêtre ouverte sur d’autres fenêtres
  6. La lumière sur le mur et sur la peau
  7. Un intérieur familier transformé
  8. Une étude de figure avec des notes de couleur
  9. Ce que consignent les observations manuscrites
  10. Mettre à l’essai la chambre autour de la figure

S’asseoir dans une grande chambre

La femme occupe la partie centrale inférieure de la scène. Son buste est droit, mais ses jambes sont repliées vers son corps et ses bras reposent sur elles. La pose rassemble la figure en un groupe compact d’angles reliés entre eux.

Le lit s’étend davantage vers la gauche et le premier plan. Des draps clairs se déploient autour du corps assis ; plis et passages ombrés distinguent la surface sous la femme. Une grande partie du lit reste inoccupée, donnant à sa posture un cadre plus vaste que l’espace immédiatement nécessaire.

Cette vue rapprochée n’explique pas entièrement la chambre. Nous ne voyons ni porte, ni plan complet, ni ensemble d’objets qui identifierait la vie de l’occupante. Le tableau se concentre sur un lieu où un corps peut s’asseoir dans la lumière du matin.

Un lit, un point de vue et une intimité inégale

Le lit nous rapproche d’un espace privé, mais le tableau ne nous place pas directement en face de la femme. Nous l’abordons de biais, voyant le côté de son corps tandis que son attention se poursuit vers la droite. Ce rapport oblique diffère de la rencontre qu’offre un portrait assis tourné vers son spectateur.

L’étendue du drap compte dans cette position. Elle occupe une grande partie du bas du tableau, donnant au regard une surface à traverser avant d’atteindre la figure. Les plis changent de direction autour de son poids et de ses jambes relevées. Leurs petites variations lumineuses font du lit un support physique, tandis que sa grande zone claire le relie à la clarté du mur.

Aucune seconde personne n’apparaît au bord pour expliquer notre présence. La scène permet une vue rapprochée sans fournir l’échange social qui l’accompagnerait d’ordinaire. Nous pouvons examiner une épaule, un genou plié et le profil, tandis que la femme conserve une direction de regard distincte de la nôtre.

Cela aide à comprendre l’intimité particulière de l’image. Le mobilier familier et les membres découverts donnent à la situation sa précision corporelle, mais le profil l’empêche de devenir une confession directe. Le spectateur est proche de la figure dans l’espace représenté et éloigné de son expérience.

La chambre peinte donne aussi une forme mesurable à cette distance. Un grand mur se tient derrière elle, tandis que le lourd montant de la fenêtre établit une limite devant elle. Elle occupe une place entre ces surfaces architecturales plutôt que de flotter sur un fond indéfini. Le corps dispose d’espace autour de lui, et cet espace reste offert à notre attention.

Le contour du corps

La pose crée plusieurs contours reliés. Une épaule conduit vers un bras, le bras rejoint les jambes relevées et le bas des jambes se poursuit sur le drap. Ces rapports donnent à la figure une forme contenue sans la rendre rigidement symétrique.

Son vêtement rose orangé ajoute une masse plus chaude auprès de la peau claire. Son bord et ses plis contribuent à séparer buste, cuisse et lit, tandis que sa couleur se distingue des murs environnants plus froids. Le vêtement donne au corps un autre ensemble de divisions au sein de sa silhouette générale.

Le profil dirige l’attention vers la fenêtre. Nous pouvons suivre l’orientation du front, du nez et du menton, mais la femme ne rencontre pas le regard du spectateur. Le tableau nous invite à l’observer sans fournir de regard réciproque.

La lumière modèle le corps de manière inégale. L’épaule et le visage présentent des divisions plus fermes, tandis que de plus petits changements de ton décrivent les membres. Certains contours se détachent nettement de leur environnement ; d’autres se font plus discrets lorsque des couleurs claires voisines se rencontrent.

Cette variation empêche la figure de devenir une simple silhouette découpée. Sa position demeure clairement délimitée, mais la lumière qui la traverse donne aux différentes parties un poids visuel différent.

La forme claire sur le mur

Une grande zone éclairée s’élève derrière la femme. Son bord supérieur oblique traverse le mur, tandis qu’une limite plus verticale apparaît du côté de la fenêtre. La lumière fait une forme insistante d’une surface domestique relativement simple.

Cette zone n’est pas entièrement uniforme. Des passages plus froids et plus chauds la parcourent, et la surface possède davantage de vie qu’un rectangle vide. Hopper laisse le mur rester un mur tout en lui donnant un rôle pictural considérable.

Le rapport à la figure est particulièrement important. La tête et les épaules de la femme apparaissent sur un champ plus clair, ce qui rend le profil lisible. Son corps interrompt l’éclairage sans en devenir l’unique raison d’être.

La bande plus sombre au-dessus fournit une autre limite. Elle fait paraître le mur lumineux plus concentré et maintient la chambre autour de lui. Une scène que l’on pourrait simplement décrire comme une femme au soleil devient un agencement soigneusement équilibré de zones éclairées et ombrées.

Le mur offre aussi une seconde destination au regard. Nous pouvons suivre celui de la femme vers la fenêtre ou revenir à la lumière derrière elle. Le tableau répartit l’attention entre une vue extérieure suggérée et un effet substantiel à l’intérieur de la chambre.

Une fenêtre ouverte sur d’autres fenêtres

La fenêtre est grande par rapport à la figure. Son cadre épais et verdâtre crée une verticale forte à droite, avec un appui inférieur qui rejoint les divisions horizontales de la chambre. Elle est un objet architectural autant qu’une source de lumière.

Au-delà, le bâtiment de brique introduit une autre couleur et une autre échelle. Des surfaces rouges et orangées portent une série d’ouvertures plus petites, tandis que les formes des toits interrompent le ciel. Le monde extérieur est urbain, plutôt qu’un panorama naturel ininterrompu.

La répétition des fenêtres lointaines complique la position de la femme. Elle regarde depuis un intérieur vers un bâtiment où d’autres intérieurs sont possibles. Leurs occupants restent invisibles, et la vue ne propose aucun échange particulier à travers l’espace intermédiaire.

David Stark, conservateur à Columbus, attire l’attention sur ce rapport dans son texte pour le musée. Il suggère que les fenêtres voisines nous invitent à imaginer d’autres personnes seules, tout en laissant le tableau ouvert à des réactions opposées de paix ou d’isolement. [1]

La fenêtre offre donc davantage qu’une échappée hors de la chambre. Elle rend visible une autre surface bâtie, permettant à la ville de répondre à l’intérieur par une autre série de rectangles et d’ouvertures.

Eleven A.M. d’Edward Hopper
Comparer : Eleven A.M., 1926.

La lumière sur le mur et sur la peau

Le grand passage du mur et le corps éclairé offrent deux descriptions très différentes d’une même lumière du jour. Un mur est relativement plan : une limite oblique peut le traverser avec une netteté remarquable. Une épaule, un avant-bras ou un genou tournent dans l’espace et exigent des changements au sein de la lumière autant qu’une limite autour d’eux.

Hopper laisse coexister ces modes de description. Le mur établit une grande forme forte derrière la figure ; de plus petites transitions arrondissent les membres. Le spectateur peut reconnaître rapidement le tableau à sa géométrie générale, puis suivre plus longuement les formes individuelles qu’elle contient.

La fenêtre fournit une troisième description. Son encadrement a une épaisseur : l’ouverture est donc définie par des plans étroits orientés dans différentes directions. L’appui, le montant et les bords ombrés établissent la profondeur par quelques changements concentrés. Leur construction relativement dure contraste avec l’étendue du mur comme avec les surfaces courbes du corps.

Le bâtiment rouge au-delà de la vitre fournit ensuite une masse éclairée plus lointaine. Son échelle est plus petite dans l’image, mais sa couleur est assez forte pour répondre au vêtement plus chaud de la femme. Le regard peut relier deux zones séparées sans supposer de lien personnel entre leurs occupants.

C’est une manière utile d’aborder l’économie de Hopper. La chambre contient peu de catégories d’objets, mais chacune impose à la peinture une exigence différente. Architecture, tissu, peau et extérieur lointain permettent d’examiner la lumière à travers des formes et des surfaces distinctes. La simplicité du mobilier rend ces différences plus apparentes.

Un intérieur familier transformé

Dans l’interprétation proposée par le Whitney, l’écrivaine Kirsty Bell associe Soleil du matin à l’intérieur des Hopper, le distinguant de nombreuses chambres plus largement inventées par l’artiste. Elle souligne aussi le rôle ancien de Jo Hopper comme modèle et son expérience de la scène. [2]

Ce rapprochement rend la construction du tableau plus intéressante. Une chambre familière pouvait fournir des renseignements pratiques sur la fenêtre, la lumière et le lit, tandis qu’une figure posée pouvait y être ajustée. L’observation directe ne supprimait pas la nécessité de décider ce que montrerait le tableau achevé.

Un modèle connu ne fixe pas davantage l’identité du personnage peint. Le corps et l’apparence de Jo fournissaient une matière au travail, mais la femme sur le lit n’a pas à être lue comme un témoignage littéral de son âge, de ses pensées ou de sa situation domestique.

Les dessins préparatoires rendent cette distinction particulièrement visible. Ils conservent l’attention rapprochée à un modèle individuel, à côté de décisions concernant une figure plus généralisée et une chambre complète.

Une étude de figure avec des notes de couleur

Le Whitney conserve une étude de 1952 à la craie fabriquée et au graphite, numéro d’inventaire 70.291, montrant la femme assise avec des notes réparties autour de son corps. [3] Des lignes relient certains passages à des observations sur la couleur, la lumière et l’ombre.

La feuille donne à la pose une grande précision. Le profil, les cheveux, l’épaule et les membres repliés du modèle sont soigneusement étudiés, tandis que les annotations manuscrites prolongent le dessin au-delà de la seule description des contours. Hopper consignait des rapports qu’il lui faudrait produire par la peinture.

Une autre étude de figure, numéro d’inventaire 70.290, donne au corps une description tonale plus continue, sans le même champ dense de notes. [3] La lumière accroche le visage et les membres, tandis que les passages plus sombres se rassemblent autour du buste et du contact avec le lit.

La pose répétée permet à Hopper d’examiner comment un bras croise une jambe et comment le corps rencontre la surface qui le soutient. Les notes manuscrites ajoutent un relevé de rapports colorés que la craie seule ne pouvait préciser.

Ce que consignent les observations manuscrites

Les annotations de l’étude 70.291 sont particulièrement révélatrices parce que beaucoup décrivent des rapports plutôt que des noms de couleurs isolés. L’une compare la température des jambes à celle des bras. D’autres portent sur la chaleur d’une ombre, une demi-teinte plus froide et la lumière réfléchie par le drap. Les notes transforment les petites différences à l’intérieur du corps assis en questions pratiques pour le peintre. [3]

Une marque sombre à la craie peut établir où tombe une ombre, mais elle ne peut à elle seule préciser si cette ombre doit tirer sur le bleu, le rose, le vert ou un brun plus chaud. Les mots fournissent un autre type de relevé à côté du dessin. La feuille préserve à la fois l’emplacement d’un passage et quelque chose de son rapport coloré envisagé.

Cette distinction est particulièrement utile autour des membres repliés. Les jambes relevées, l’avant-bras posé et le vêtement se rapprochent, si bien que des surfaces claires voisines doivent rester distinctes. Une petite variation de température peut les séparer sans nécessiter un contour sombre exagéré.

La mention de la lumière réfléchie par le lit fait aussi entrer l’environnement dans l’étude de figure. Le corps est examiné comme partie d’un milieu lumineux, même là où la chambre plus vaste est à peine dessinée. La lumière reçue des surfaces voisines peut affecter une zone ombrée autant que les parties directement exposées à la fenêtre.

Ces notes témoignent d’une observation attentive, et non d’une liste de pigments ou d’une analyse de laboratoire de la toile achevée. Une instruction comparative peut être réalisée par plus d’un mélange de peinture. Ce qui subsiste le plus clairement est l’attention de Hopper aux différences : un passage plus froid qu’un autre, une ombre plus chaude, un bord plus clair sur son environnement.

La feuille de travail complique donc l’idée familière d’un Hopper peintre d’oppositions tranchées. La composition achevée possède de grands contrastes, mais les documents préparatoires sont aussi remplis de jugements nuancés entre des tons voisins. La figure silencieuse dépend de cette échelle plus fine de distinctions.

À voir : la vie et l’art d’Edward Hopper

Découvrez les peintures de Hopper et les lieux qui les ont inspirées dans ces films de musées. Choisissez un film ci-dessous.

Mettre à l’essai la chambre autour de la figure

Une autre feuille, numéro d’inventaire 70.243, contient deux petites compositions encadrées. [3] Toutes deux réunissent le lit, la fenêtre et la femme assise, mais leurs positions relatives et les zones sombres environnantes diffèrent.

Les cadres dessinés sont importants. Ils permettent à Hopper d’éprouver l’ensemble du tableau comme une organisation délimitée, plutôt que de traiter la figure comme un sujet isolé. Déplacer le bord d’une fenêtre ou modifier la longueur visible du lit change la manière dont le corps occupe la chambre.

Les variantes sont rapidement travaillées, avec des lignes répétées et des hachures diagonales. Elles établissent des rapports sans résoudre chaque surface. Une personne, une portion de mur et une ouverture peuvent être reconsidérées dans un espace compact.

L’étude de composition plus développée, numéro d’inventaire 70.244, précise la grande zone lumineuse de la chambre et le haut du mur sombre. [3] La figure se tient entre l’étendue du lit et la grande fenêtre ; le bâtiment extérieur est assez présent pour rendre lisible le rapport entre intérieur et extérieur.

Il n’est pas nécessaire de contraindre les dessins à une chronologie précise pour qu’ils montrent l’éventail des décisions. Certains se concentrent sur le corps, un autre éprouve deux dispositions complètes et un autre développe la grande structure tonale de la chambre.

Les deux projets encadrés de 70.243 prolongent cette recherche dans la pièce. Dans la disposition supérieure, le modèle se resserre davantage près de la fenêtre, entouré de passages sombres insistants. Le projet inférieur donne au corps un prolongement diagonal plus long sur le lit, tandis que la fenêtre et son bâtiment extérieur forment un autre équilibre d’ouvertures et de marques. Ce sont des variantes observables sur une même feuille, et non les images successives d’une action. [3]

Les bordures dessinées font de chaque variante un essai distinct. Un petit changement dans l’inclinaison de la figure affecte la quantité de lit clair devant elle et le rapport du profil au montant de la fenêtre. La pose dépasse donc un problème anatomique résolu avant d’ajouter la chambre. Elle participe à l’organisation entière de celle-ci.

Comparer ces projets à la feuille de notes colorées révèle deux échelles de travail. Une marque près d’un coude peut concerner une température locale ou une lumière réfléchie ; quelques lignes lourdes autour d’une fenêtre peuvent concerner l’équilibre de l’image entière. La toile finale réunit ces échelles sans montrer toute la recherche visible sur le papier.

Les traits de Jo et le personnage achevé

Carter Foster, conservateur au Whitney, lit les études associées comme un passage des traits reconnaissables de Jo à un personnage moins individualisé. Selon lui, Hopper simplifia progressivement le visage en examinant la manière dont la femme devait apparaître dans la chambre et sa lumière. [3]

Cette distinction sépare utilement l’étude d’un modèle de la réalisation d’un portrait. L’artiste pouvait observer Jo de près, notamment la forme de son profil et la lumière sur sa peau, puis modifier ces renseignements pour une figure dont l’identité restait ouverte.

Le visage achevé conserve une direction claire, mais relativement peu d’expression que l’on puisse nommer avec certitude. Son profil participe à l’organisation du clair et du sombre autant qu’à la suggestion d’une personne pensant ou regardant.

Cette retenue donne au spectateur un travail à accomplir. Nous pouvons remarquer la posture ramassée du corps et le regard vers l’extérieur, mais nous ne pouvons les traduire en entrée de journal intime. La préparation fournit des preuves de construction plutôt qu’une autorisation d’attribuer à la femme une peine privée particulière.

Room in Brooklyn d’Edward Hopper
Comparer : Room in Brooklyn, 1932.

Calme, isolement et regard attentif

Le tableau peut paraître silencieux sans être émotionnellement simple. La chambre est ordonnée, la lumière solaire est substantielle et la pose assise est stable. En même temps, le corps compact de la femme et l’absence de compagnie visible peuvent encourager un sentiment de séparation.

Le commentaire de Stark pour le musée admet délibérément le calme comme la solitude parmi les réactions possibles. [1] Ces variantes sont utiles parce qu’aucune ne nous oblige à découvrir un événement invisible qui aurait causé la scène.

L’architecture contribue à maintenir cette ouverture. La fenêtre relie la chambre à une ville plus vaste tout en restant une limite ferme. Le lit offre un lieu de repos, mais la femme est assise droite plutôt qu’allongée. La lumière rend l’environnement visible sans expliquer les pensées de l’occupante.

Le titre du tableau est tout aussi économe. Il nomme le moment et l’éclairage qui organisent la scène, laissant indéterminées les circonstances de la femme. Un effet concret peut porter un vaste éventail de réactions.

La contemplation comme activité

La chercheuse italienne Tiziana Migliore propose une autre lecture dans son étude de 2004 sur l’attente et l’attention chez Hopper. Elle traite l’orientation de la femme vers la fenêtre comme un rapport actif et contemplatif au dehors, soulignant l’organisation du corps, du lit, de l’éclairage et de l’ouverture. Son interprétation fait du regard une activité, au lieu de supposer qu’une figure immobile s’est simplement retirée de l’expérience. [4]

Cette interprétation modifie utilement la question que le spectateur pose à la posture. S’asseoir sans tâche visible peut être considéré comme une manière attentive d’occuper le temps. La femme peut recevoir la lumière, regarder un bâtiment ou simplement maintenir une position dont la durée compte pour elle. L’image n’a pas à révéler une fonction pratique pour que cet intervalle soit substantiel.

En même temps, le profil ne révèle aucun objet précis de pensée. Cette interprétation reste la plus solide comme manière de reconnaître une orientation corporelle. Nous voyons que le buste est relevé et le visage tourné vers la fenêtre ; l’expérience exacte de ce rapport reste celle de la personne peinte.

Cette distinction enrichit le contraste entre calme et solitude plutôt qu’elle ne le résout. L’absorption peut être choisie, réconfortante ou difficile. Un même cadre extérieur ne produit pas nécessairement le même état intérieur chez tous ceux qui s’imaginent sur le lit.

Un point de départ toujours vivant

Le tableau est resté disponible pour des réinterprétations délibérées. En 2025, l’Edward Hopper House Museum & Study Center a présenté Tomokazu Matsuyama: Morning Sun, exposition centrée sur le nouveau tableau de Matsuyama Morning Sun Dance. Dans la déclaration publiée par le musée, l’artiste présente le traitement de la lumière, de la solitude et de l’espace construit chez Hopper comme une influence durable sur son propre travail. [5]

Cette réponse a de l’intérêt comme engagement d’un artiste contemporain nommé, plutôt que comme affirmation générale selon laquelle Hopper aurait influencé tout ce qui l’a suivi. Matsuyama prend le tableau de 1952 comme point de départ pour un cadre domestique et culturel différent, montrant comment sa disposition peut rester reconnaissable tout en accueillant de nouvelles préoccupations.

Comment Morning Sun Dance transforme la rencontre

Le tableau de Matsuyama Morning Sun Dance rend la réponse concrète par ses écarts. Le texte du musée décrit un cadre domestique richement meublé et des vêtements associant références japonaises et occidentales. Il décrit aussi un renversement de l’attention : la nouvelle figure se tourne vers son environnement domestique plutôt que vers la ville extérieure de Hopper. [5]

Sur la reproduction publiée, le changement de posture est immédiat. La femme de Matsuyama est assise sur un siège capitonné à motifs, le bas des jambes descendant vers le sol. Ses mains se rassemblent près de ses genoux et sa tête se tourne sur le côté. Le corps se déploie davantage dans sa longueur que la figure étroitement repliée sur le lit de Hopper.

La pièce a aussi acquis une profusion de surfaces concurrentes. Rayures, motifs animaliers, décoration murale tourbillonnante et images dans l’image occupent des zones que Hopper laisse relativement simples. Des chiens apparaissent dans la pièce, tandis que tableaux et imprimés ajoutent des signes d’attention et de possession. L’espace domestique est devenu dense de choix et de références.

Le support lui-même refuse la simple limite rectangulaire de la toile de Hopper. Des bords saillants suivent certaines parties des murs, du plafond et du sol, si bien que la pièce semble s’étendre dans plusieurs directions contre le mur qui l’entoure. Cela modifie la rencontre du spectateur avant même l’examen de la figure : la limite de la peinture participe déjà à la représentation de l’architecture.

La comparaison n’a pas à faire du tableau ultérieur un jugement sur le précédent. La retenue de Hopper et la densité de Matsuyama ouvrent des rapports différents. Une chambre dépouillée peut donner une force exceptionnelle à une plage de lumière ; une chambre abondamment meublée peut faire persister la pause introspective d’une personne parmi de multiples sollicitations visuelles.

Ce qui se transmet est un problème pictural exigeant : comment donner à une figure assise une présence distincte dans un environnement qui possède sa vie propre. La réponse de 2025 montre combien ce problème peut se transformer par la posture, les motifs, le mobilier et le bord du support peint.

D’autres femmes auprès des fenêtres

Cape Cod Morning présente la figure depuis l’extérieur de la maison, penchée en avant dans une fenêtre en saillie. Soleil du matin nous place à l’intérieur avec une femme assise, donnant au lit et au mur éclairé un rôle beaucoup plus important.

Girl at a Sewing Machine relie sa figure à une tâche plus explicite. Le tableau antérieur place le travail au centre du rapport entre personne, chambre et lumière du jour ; la femme représentée ici n’a aucune activité aussi visible, au-delà de s’asseoir et de regarder.

Room in Brooklyn donne à une figure assise un autre rapport à plusieurs fenêtres et à la ville au-delà. Ensemble, ces œuvres montrent comment un sujet récurrent peut changer par le point de vue, la posture et la quantité d’espace environnant.

Suivez la grande forme lumineuse du mur vers le profil de la femme, puis jusqu’au bâtiment de brique lointain. Ce parcours relie trois échelles différentes : une large surface domestique, un corps observé et un fragment de ville. Soleil du matin accorde à chacun assez d’indépendance pour qu’il reste digne d’être regardé après sa première impression familière.

Répertoire des œuvres et des études

Ce répertoire documenté comprend des œuvres achevées et des études identifiées séparément. Il ne constitue pas un catalogue raisonné complet. Les titres liés ouvrent les articles ; les études sans lien sont identifiées par leurs numéros d’inventaire. Les aquarelles conservent leurs techniques documentées, et les estampes originales restent distinctes des reproductions.

156 œuvres

TitreDateTechnique
(Bridge and Embankment) (70.1298)1906huile sur bois
(Jo Sketching at Good Harbor Beach) (70.1129)1923–1924aquarelle et craie fabriquée sur papier
(Manhattan Bridge) (70.1098)1925–1926aquarelle et crayon graphite sur papier
(Rooftops) (70.1114)1926aquarelle et crayon graphite sur papier
(Seated Male Model, Bent Over) (70.1277)vers 1902–1903huile sur toile
(Self-Portrait) (70.1254)1903–1906huile sur toile
(Solitary Figure in a Theater) (70.1418)vers 1902–1904huile sur panneau
5 A.M.1937huile sur toile
Adam's House1928aquarelle et fusain sur papier
American Village1912huile sur toile
Apartment Houses1923huile sur toile
Approaching a City1946huile sur toile
August in the City1945huile sur toile
Automat1927huile sur toile
Barber Shop1931huile sur toile
Blackwell's Island1928huile sur toile
Bridge on the Seine1909huile sur toile
Bridle Path1939huile sur toile
Burly Cobb's House South Truro1930–1933huile sur toile
Cape Cod Evening1939huile sur toile
Cape Cod Morning1950huile sur toile
Chair Car1965huile sur toile
Chop Suey1929huile sur toile
City Roofs1932huile sur toile
Coast Guard Station1929huile sur toile
Compartment C, Car 2931938huile sur toile
Conference at Night1949huile sur toile
Corn Hill1930huile sur toile
Dawn in Pennsylvania1942huile sur toile
Drug Store1927huile sur toile
Early Sunday Morning1930huile sur toile
East Side Interior (70.1020)1922Etching
East Wind Over Weehawken1934huile sur toile
El Palacio1946aquarelle et crayon graphite sur papier
Eleven A.M.1926huile sur toile
Evening Wind1921etching
Excursion into Philosophy1959huile sur toile
First Row Orchestra1951huile sur toile
Freight Car at Truro1931aquarelle sur graphite sur papier
Gas1940huile sur toile
Girl at a Sewing Machinevers 1921huile sur toile
Gloucester Harbor1912huile sur toile
Ground Swell1939huile sur toile
Haskell's House1924aquarelle sur graphite sur carton
High Noon1949huile sur toile
Hill and Houses Cape Elizabeth Maine1927aquarelle sur crayon graphite
Hills South Truro1930huile sur toile
Hotel by a Railroad1952huile sur toile
Hotel Lobby1943huile sur toile
Chambre d’hôtel1931huile sur toile
Hotel Window1955huile sur toile
House by the Railroad1925huile sur toile
House by the Squam River1926aquarelle sur graphite sur papier
Le Bistro ou The Wine Shop1909huile sur toile
Le Pont des Arts1907huile sur toile
Le Pont Royal1909huile sur toile
Le Quai des Grands Augustins1909huile sur toile
Lighthouse and Buildings Portland Head1927aquarelle sur crayon graphite sur papier
Lighthouse Hill1927peinture à l’huile
Manhattan Bridge Loop1928huile sur toile
Model Sittingvers 1902peinture à l’huile ; support non précisé
Soleil du matin1952huile sur toile
New York Movie1939huile sur toile
New York New Haven and Hartford1931huile sur toile
New York Office1962huile sur toile
New York Pavements1924–1925huile sur toile
New York Restaurantvers 1922huile sur toile
Night Windows1928huile sur toile
Nighthawks1942huile sur toile
October on Cape Cod1946huile sur toile
Office at Night1940huile sur toile
Office in a Small City1953huile sur toile
Pennsylvania Coal Town1947huile sur toile
People in the Sun1960huile sur toile
Portrait of Orleans1950huile sur toile
Queensborough Bridge1913huile sur toile
Railroad Sunset1929huile sur toile
Railroad Train1908huile sur toile
Road in Maine1914huile sur toile
Room in Brooklyn1932huile sur toile
Room in New York1932huile sur toile
Rooms by the Sea1951huile sur toile
Rooms for Tourists1945huile sur toile
Route 6 Eastham1941huile sur toile
Second Story Sunlight1960huile sur toile
Self-Portrait1925–1930huile sur toile
Self-Portrait with Hat (70.1903)vers 1918, tirage posthumepointe sèche
Seven A.M.1948huile sur toile
Soir Bleu1914huile sur toile
South Carolina Morning1955huile sur toile
Stairway at 48 Rue de Lille Paris1906huile sur bois
Étude pour 5 A.M. (70.153)1937craie fabriquée sur papier
Étude pour 5 A.M. (70.429)1937craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Étude pour Approaching a City (70.869)1946craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour August in the City (70.158a-b)1945craie fabriquée sur papier
Étude pour August in the City (70.159)1945craie fabriquée sur papier
Étude pour Bridle Path (70.220)1939craie fabriquée sur papier
Étude pour Bridle Path (70.235)1939craie fabriquée sur papier
Étude pour Compartment C, Car 293 (70.430)1938craie fabriquée sur papier
Étude pour Compartment C, Car 293 (70.431a-b)1938craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Conference at Night (70.170)1949craie fabriquée sur papier (recto); encre de machine à écrire sur papier (verso)
Étude pour Conference at Night (70.174)1949craie fabriquée sur papier (recto); encre de machine à écrire sur papier (verso)
Étude pour East Wind over Weehawken (70.249)1934crayon graphite sur papier
Étude pour East Wind over Weehawken (70.252)1934craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Evening Wind (70.343a-b)1921craie fabriquée sur papier
Étude pour First Row Orchestra (70.841)1951craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Gas (70.263)1940craie fabriquée sur papier
Étude pour Ground Swell (70.339)1939craie fabriquée, fusain et crayon graphite sur papier
Étude pour Hotel by a Railroad (70.199)1952craie fabriquée sur papier
Étude pour Hotel by a Railroad (70.427)1952craie fabriquée sur papier
Étude pour Hotel by a Railroad (70.428)1952craie fabriquée sur papier
Étude pour Hotel Lobby (70.117)1942craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Étude pour Hotel Lobby (70.839)1942craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Hotel Window (70.161)1955craie fabriquée, crayon graphite et crayon de couleur sur papier
Étude pour Morning Sun (70.243)1952craie fabriquée sur papier
Étude pour Morning Sun (70.244)1952craie fabriquée sur papier
Étude pour Morning Sun (70.290)1952craie fabriquée sur papier
Étude pour Morning Sun (70.291)1952craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Étude pour New York Movie (70.273)1939craie fabriquée sur papier
Étude pour New York Movie (70.274a-b)1938 ou 1939craie fabriquée et fusain sur papier (recto); craie fabriquée sur papier (verso)
Étude pour New York Movie (70.455)1939craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour New York Office (70.822)1962craie fabriquée sur papier
Étude pour Nighthawks (70.192)1941 ou 1942craie fabriquée sur papier
Étude pour Nighthawks (70.193)1941 ou 1942craie fabriquée sur papier
Étude pour Office at Night (70.340)1940craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Office at Night (70.341)1940craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Étude pour Pennsylvania Coal Town (70.198)1947craie fabriquée sur papier
Étude pour Pennsylvania Coal Town (70.229)1947craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Rooms for Tourists (70.438)1945craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Rooms for Tourists (70.848)1945craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Route 6, Eastham (70.369)1941craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Étude pour Route 6, Eastham (70.854)1941craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Étude pour South Carolina Morning (70.162a-b)1955craie fabriquée sur papier (recto et verso)
Étude pour The Sheridan Theatre (70.969)1937crayon graphite sur papier
Étude pour Two on the Aisle (70.128)1927craie fabriquée sur papier
Étude pour Two on the Aisle (70.129)1927craie fabriquée sur papier
Étude pour Yawl Riding a Swell (70.439)1935craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Summer Evening1947huile sur toile
Summer Interior1909huile sur toile
Sun in an Empty Room1963huile sur toile
Sunlight in a Cafeteria1958huile sur toile
Sunlight on Brownstones1956huile sur toile
Tables for Ladies1930huile sur toile
The Bootleggers1925huile sur toile
The Camel's Hump1931huile sur toile
The Circle Theatre1936huile sur toile
The City1927huile sur toile
The Lighthouse at Two Lights1929huile sur toile
The Long Leg1935huile sur toile
The Mansard Roof1923aquarelle sur graphite sur papier
The Sheridan Theatre1937huile sur toile
Tramp Steamer1908huile sur toile
Two Comedians1966huile sur toile
Two on the Aisle1927huile sur toile
Valley of the Seine1909huile sur toile
Western Motel1957huile sur toile

Questions fréquentes

Quand Soleil du matin a-t-il été réalisé ?

Edward Hopper a réalisé Soleil du matin en 1952. [1]

Quelle est la technique de Soleil du matin ?

La technique documentée est l’huile sur toile. [1]

Que peut-on observer dans Soleil du matin ?

Une femme est assise sur un lit, les genoux ramenés vers elle, le regard tourné vers une grande fenêtre. Le soleil frappe son visage et ses membres nus, puis s’étend sur le mur clair derrière elle. Au-delà de la vitre, un bâtiment de brique rouge se dresse sous un ciel bleu. Dans Soleil du matin, Edward Hopper relie un corps observé de près à la géométrie d’une chambre et à un fragment de la ville extérieure.

Discussion

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Regards des lecteurs

Piste de la rédaction · Observation rapprochée

Quelle limite, quel geste ou quel changement de lumière retient d’abord votre attention dans Soleil du matin?

Piste de la rédaction · Comparaison

Comparez Eleven A.M. avec Soleil du matin. Quelle différence visuelle compte le plus dans votre lecture ?

Piste de la rédaction · Un second regard

Quel détail regarderiez-vous de nouveau après avoir lu « La forme claire sur le mur » ?

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Références

  1. David Stark, « Pocketguide to CMA: Edward Hopper's Morning Sun », Columbus Museum of Art, 12 mai 2020 ; huile de 1952, acquisition grâce au fonds Howald et interprétations possibles. Dimensions tirées du Whitney Museum of American Art, Edward Hopper's New York, liste définitive des œuvres, 2022, p. 30. Consulter la source 1. Consulter la source 2.
  2. Kirsty Bell, Soleil du matin, transcription de l’interprétation, Edward Hopper's New York, Whitney Museum of American Art, 2022 ; intérieur des Hopper, Jo comme modèle et sa formation scénique. Consulter la source.
  3. Whitney Museum of American Art, Soleil du matin études : 70.291, craie fabriquée et graphite sur papier ; 70.290, 70.243 et 70.244, craie fabriquée sur papier ; toutes de 1952, legs Josephine N. Hopper. Notices actuelles et images complètes, avec la transcription de l’interprétation de Carter Foster sur les dessins associés. Consulter la source 1. Consulter la source 2. Consulter la source 3. Consulter la source 4.
  4. Tiziana Migliore, “Edward Hopper: le passioni dell'intervallo”, Ocula, no 5, septembre 2004, section 2.0, p. 5–8 (en italien) ; interprétation attribuée de la contemplation, du regard vers l’extérieur et des rapports entre corps, lit, lumière et fenêtre. Consulter la source.
  5. Edward Hopper House Museum & Study Center, Tomokazu Matsuyama: Morning Sun, 20 juin–5 octobre 2025 ; présentation de l’exposition et déclaration de Matsuyama sur l’influence de Hopper dans Morning Sun Dance. Consulter la source.
  6. Notice de collection ou de catalogue, American Village, 1912 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  7. Notice de collection ou de catalogue, Soir Bleu, 1914 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  8. Notice de collection ou de catalogue, House by the Railroad, 1925 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  9. Notice de collection ou de catalogue, Automat, 1927 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  10. Notice de collection ou de catalogue, Early Sunday Morning, 1930 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  11. Notice de collection ou de catalogue, New York Movie, 1939 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  12. Notice de collection ou de catalogue, Nighthawks, 1942 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  13. Notice de collection ou de catalogue, Morning Sun, 1952 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  14. Notice de collection ou de catalogue, Second Story Sunlight, 1960 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  15. Notice de collection ou de catalogue, Two Comedians, 1966 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  16. Whitney Museum of American Art, Study for Route 6, Eastham, 1941, numéro d’acquisition 70.854 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  17. Whitney Museum of American Art, Study for Conference at Night, 1949, numéro d’acquisition 70.170 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  18. Whitney Museum of American Art, Study for First Row Orchestra, 1951, numéro d’acquisition 70.841 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  19. Whitney Museum of American Art, (Bridge and Embankment), 1906, numéro d’acquisition 70.1298 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  20. Whitney Museum of American Art, (Seated Male Model, Bent Over), vers 1902–1903, numéro d’acquisition 70.1277 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  21. Whitney Museum of American Art, Study for Morning Sun, 1952, numéro d’acquisition 70.244 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  22. Whitney Museum of American Art, Study for Morning Sun, 1952, numéro d’acquisition 70.243 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  23. Whitney Museum of American Art, Study for Two on the Aisle, 1927, numéro d’acquisition 70.128 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  24. Whitney Museum of American Art, Study for New York Office, 1962, numéro d’acquisition 70.822 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  25. Whitney Museum of American Art, Study for Two on the Aisle, 1927, numéro d’acquisition 70.129 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  26. Whitney Museum of American Art, Study for Pennsylvania Coal Town, 1947, numéro d’acquisition 70.229 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  27. Whitney Museum of American Art, (Rooftops), 1926, numéro d’acquisition 70.1114 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  28. Whitney Museum of American Art, Study for South Carolina Morning, 1955, numéro d’acquisition 70.162a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  29. Whitney Museum of American Art, (Self-Portrait), 1903–1906, numéro d’acquisition 70.1254 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  30. Whitney Museum of American Art, (Manhattan Bridge), 1925–1926, numéro d’acquisition 70.1098 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  31. Whitney Museum of American Art, (Solitary Figure in a Theater), vers 1902–1904, numéro d’acquisition 70.1418 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  32. Whitney Museum of American Art, Study for Approaching a City, 1946, numéro d’acquisition 70.869 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  33. Whitney Museum of American Art, Study for August in the City, 1945, numéro d’acquisition 70.159 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  34. Whitney Museum of American Art, Study for Compartment C, Car 293, 1938, numéro d’acquisition 70.430 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  35. Whitney Museum of American Art, Study for Compartment C, Car 293, 1938, numéro d’acquisition 70.431a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  36. Whitney Museum of American Art, Study for East Wind over Weehawken, 1934, numéro d’acquisition 70.252 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  37. Whitney Museum of American Art, Study for East Wind over Weehawken, 1934, numéro d’acquisition 70.249 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  38. Whitney Museum of American Art, Study for Evening Wind, 1921, numéro d’acquisition 70.343a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  39. Whitney Museum of American Art, Study for The Sheridan Theatre, 1937, numéro d’acquisition 70.969 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  40. Whitney Museum of American Art, Study for New York Movie, 1939, numéro d’acquisition 70.455 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  41. Whitney Museum of American Art, Study for New York Movie, 1939, numéro d’acquisition 70.273 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  42. Whitney Museum of American Art, Study for New York Movie, 1938 ou 1939, numéro d’acquisition 70.274a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  43. Whitney Museum of American Art, Study for 5 A.M., 1937, numéro d’acquisition 70.153 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  44. Whitney Museum of American Art, Study for 5 A.M., 1937, numéro d’acquisition 70.429 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  45. Whitney Museum of American Art, (Jo Sketching at Good Harbor Beach), 1923–1924, numéro d’acquisition 70.1129 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  46. Whitney Museum of American Art, Study for August in the City, 1945, numéro d’acquisition 70.158a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  47. Whitney Museum of American Art, Study for Morning Sun, 1952, numéro d’acquisition 70.291 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  48. Whitney Museum of American Art, Study for Morning Sun, 1952, numéro d’acquisition 70.290 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  49. Whitney Museum of American Art, Study for Office at Night, 1940, numéro d’acquisition 70.340 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  50. Whitney Museum of American Art, Study for Office at Night, 1940, numéro d’acquisition 70.341 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  51. Whitney Museum of American Art, Study for Hotel by a Railroad, 1952, numéro d’acquisition 70.427 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  52. Whitney Museum of American Art, Study for Hotel by a Railroad, 1952, numéro d’acquisition 70.199 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  53. Whitney Museum of American Art, Study for Hotel by a Railroad, 1952, numéro d’acquisition 70.428 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  54. Whitney Museum of American Art, Study for Hotel Lobby, 1942, numéro d’acquisition 70.117 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  55. Whitney Museum of American Art, Study for Hotel Lobby, 1942, numéro d’acquisition 70.839 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  56. Whitney Museum of American Art, Study for Conference at Night, 1949, numéro d’acquisition 70.174 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  57. Whitney Museum of American Art, Study for Hotel Window, 1955, numéro d’acquisition 70.161 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  58. Whitney Museum of American Art, Study for Pennsylvania Coal Town, 1947, numéro d’acquisition 70.198 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  59. Whitney Museum of American Art, Study for Route 6, Eastham, 1941, numéro d’acquisition 70.369 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  60. Whitney Museum of American Art, Study for Bridle Path, 1939, numéro d’acquisition 70.220 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  61. Whitney Museum of American Art, Study for Bridle Path, 1939, numéro d’acquisition 70.235 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  62. Whitney Museum of American Art, Study for Ground Swell, 1939, numéro d’acquisition 70.339 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  63. Whitney Museum of American Art, Study for Yawl Riding a Swell, 1935, numéro d’acquisition 70.439 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  64. Whitney Museum of American Art, Study for Rooms for Tourists, 1945, numéro d’acquisition 70.848 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  65. Whitney Museum of American Art, Study for Rooms for Tourists, 1945, numéro d’acquisition 70.438 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  66. Whitney Museum of American Art, Study for Nighthawks, 1941 ou 1942, numéro d’acquisition 70.193 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  67. Whitney Museum of American Art, Study for Nighthawks, 1941 ou 1942, numéro d’acquisition 70.192 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  68. Whitney Museum of American Art, Study for Gas, 1940, numéro d’acquisition 70.263 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  69. Whitney Museum of American Art, Self-Portrait with Hat, vers 1918, tirage posthume, numéro d’acquisition 70.1903 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  70. Whitney Museum of American Art, East Side Interior, 1922, numéro d’acquisition 70.1020 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  71. Art Institute of Chicago, Selected Chronology for Edward Hopper ; chronologie de la formation, des voyages, des expositions, de New York et de Truro. Consulter la source.
  72. Emily C. Burns, Spectral figures: Edward Hopper’s empty Paris, chapitre 5 de Empty Spaces: Confronting Emptiness in National, Cultural and Urban Histories, 2019 ; chapitre et notes consultés intégralement. Consulter la source.
  73. Charles Brock, Regionalism and Folk Art, National Gallery of Art ; essai et deux notes consultés intégralement. Consulter la source.