Onze heures du matin, Edward Hopper Acheter des reproductions
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par
Tom Gurney BSc (Hons) est spécialiste de l’histoire de l’art depuis plus de 20 ans

E-mail : tomgurney1@gmail.com / Téléphone : +44 7429 011000

Onze heures du matin : introduction

Une femme nue est assise dans un fauteuil bleu profond près d’une grande fenêtre. Elle se penche en avant, les coudes près des genoux et les mains rapprochées, tandis que ses longs cheveux cachent une grande partie de son visage. Une lampe à abat-jour rouge occupe le premier plan plus sombre à gauche ; une partie d’une autre chaise entre à droite. Dans Onze heures du matin, Edward Hopper fait pénétrer une vive lumière du jour dans une pièce meublée dont les ombres environnantes restent importantes.

Le tableau date de 1926 et appartient au Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Smithsonian Institution. Le musée indique une huile sur toile de 28⅛ sur 36⅛ pouces, inventaire 66.2504, don de la Joseph H. Hirshhorn Foundation en 1966. [1] Le titre donne une heure précise, tandis que la pièce ne livre pas un récit aussi précis de la situation de la femme.

En bref

  • ArtisteEdward Hopper [1]
  • Date1926 [1]
  • Techniquehuile sur toile [1]
  • Collection / noticeHirshhorn Museum and Sculpture Garden [1]
  • Numéro d’acquisition66.2504 [1]

Cette œuvre dans la carrière d’Edward Hopper

Sommaire

  1. Une figure assise tournée vers la lumière
  2. Bras, genoux et sol
  3. Le fauteuil bleu
  4. La fenêtre comme limite
  5. Une femme vêtue à la fenêtre de Sloan
  6. Lampe, table et autre chaise
  7. Le sol vert et la lampe rouge
  8. Rideaux, commode et image encadrée
  9. Une heure exacte et une vie indéterminée
  10. Une photographie ultérieure dans une autre pièce

Une figure assise tournée vers la lumière

La position de la femme établit une direction claire. Son corps est surtout vu de profil, face à la fenêtre à droite. Le haut du torse se penche en avant et les bras conduisent l’attention vers les mains. La pose est concentrée sans devenir une forme étroitement refermée.

La fenêtre éclaire certaines parties du corps. Des passages pâles sur l’épaule, les bras et les jambes se détachent du revêtement sombre et rendent la figure particulièrement lisible à la rencontre du fauteuil. D’autres zones sont davantage ombrées : le corps garde ainsi son volume au lieu de paraître une silhouette lumineuse uniforme.

Les cheveux forment une masse sombre distincte. Ils tombent autour de la tête et sur l’épaule, dissimulant en partie le visage. L’orientation du corps devient donc plus facile à établir qu’une expression faciale précise. Le tableau montre une personne tournée vers une source de lumière, mais laisse moins explicite l’objet exact de son attention.

Les chaussures noires sont un détail petit mais important. Elles placent un élément vestimentaire ordinaire auprès d’un corps par ailleurs dévêtu et renforcent le caractère quotidien de la pièce. Elles ne fournissent pas un récit fiable de ce que la figure vient de faire ni de ses intentions immédiates.

La pose donne aussi au bas du corps un rythme de flexions. Torse, bras et genoux forment des angles reliés devant les courbes plus pleines du fauteuil. Ces directions permettent à la figure de rester distincte de son support tout en rendant les deux formes physiquement dépendantes l’une de l’autre.

Bras, genoux et sol

Les mains se rejoignent près des genoux, sous la partie supérieure plus claire du corps. Leur position relie les différentes flexions de la figure assise : cou et dos s’inclinent, coudes se plient et jambes descendent vers le sol. Ce sont des changements de direction corporelle dans une pose qui reste autrement immobile.

Les chaussures donnent à cette séquence une petite terminaison sombre. Elles touchent un passage vert plus clair sous le fauteuil et donnent au bas du corps un rapport précis avec le sol de cette pièce meublée. La figure est soutenue par le siège et reliée au sol par des chaussures ordinaires.

Cette combinaison diffère d’un nu disposé uniquement pour montrer le devant du corps. Le profil et les bras rapprochés limitent ce qui est offert au spectateur, tandis que la fenêtre oriente la pose dans une pièce. La peau exposée et l’accès limité à l’expression coexistent dans la même figure.

Le corps change aussi au contact du fauteuil. Une épaule plus claire peut se détacher nettement du revêtement bleu sombre ; un contour plus ombré s’en approche de façon moins tranchée. Hopper varie la limite au lieu d’isoler le nu par un contour ininterrompu.

Le fauteuil bleu

Le revêtement fournit l’une des zones colorées les plus fortes du tableau. Son bleu profond entoure le torse et soutient les jambes, constituant une grande masse plus froide dans la lumière plus chaude près de la fenêtre. Le fauteuil a assez de présence pour donner au corps un cadre immédiat et reconnaissable.

Sa surface n’est pas partout aussi claire. Des variations de ton et de petites modifications autour des accoudoirs et du dossier suggèrent douceur et profondeur. Le corps plus clair rencontre ces passages sombres selon un contour irrégulier, ce qui permet de lire séparément chair et revêtement même lorsqu’ils sont proches.

La masse du fauteuil change aussi l’échelle de la figure. Ce n’est pas un corps isolé devant un mur d’atelier vide. Il occupe un type de siège précis, avec un large dossier et des accoudoirs visibles autour de lui. Le mobilier tient à lui seul une part importante de la composition.

D’autres zones froides de la pièce répondent au bleu, mais sa concentration reste distincte. Il rassemble le milieu de l’image autour de la personne assise, tandis que le cadre plus chaud de la fenêtre et la lumière pâle attirent vers la droite. La couleur donne une seconde direction, à côté de celle de la pose.

La fenêtre comme limite

La fenêtre occupe une grande partie du côté droit et se poursuit hors du cadre. Sa zone claire est divisée par des montants solides ; une partie du bâtiment extérieur est visible tout près au-delà. Hopper n’ouvre pas la pièce sur un vaste paysage. L’extérieur reste un autre ensemble de surfaces architecturales proches.

L’appui et le cadre établissent une limite forte près de la figure. Leurs lignes plus droites contrastent avec les flexions du corps et les courbes rembourrées du fauteuil. La fenêtre peut donc fonctionner à la fois comme source de lumière et comme élément ferme de la construction de la pièce.

La lumière qui l’entoure est plus intense que dans le premier plan gauche. Certaines surfaces verticales rayonnent et le corps pâle devient particulièrement présent à proximité. Pourtant, le tableau conserve des passages beaucoup plus sombres à faible distance. L’intérieur contient une large gamme d’éclairage dans un espace relativement resserré.

Cette inégalité empêche la vue de devenir une simple affirmation de luminosité. La pièce reçoit le jour, mais ses angles et ses meubles restent en partie cachés. Hopper permet au spectateur d’en comprendre l’agencement général tout en continuant à découvrir des objets dans les zones sombres.

Morning Sun Edward Hopper
Comparer : Soleil du matin, 1952.

Une femme vêtue à la fenêtre de Sloan

Le tableau de John Sloan A Window on the Street, peint en 1912 et aujourd’hui au Bowdoin College Museum of Art, offre une comparaison antérieure utile. Le commentaire du musée place une jeune femme au centre d’une vue qui se détourne de la rue pour regarder ses habitants. [2] Le tableau la montre vêtue, appuyée sur le rebord dans une ouverture sombre.

Sloan donne au spectateur une vue depuis le côté public de la fenêtre. Des rideaux se dressent autour de la femme et son visage pâle ressort sur la pièce derrière elle. Son bras plié rapproche une main de sa tête, tandis qu’un petit pot de fleurs apporte un autre objet visible sur l’appui.

Hopper modifie ce rapport à l’ouverture. Nous partageons une position à l’intérieur de la pièce meublée et regardons vers la fenêtre près du nu. Le mur extérieur devient quelque chose au-delà d’elle, plutôt que le proche cadre architectural à travers lequel nous examinons une inconnue.

Ce changement touche aussi le corps. Les vêtements, le rebord de la fenêtre et le cadrage du haut du corps chez Sloan gardent une grande partie de sa figure hors de vue. Hopper inclut torse, jambes pliées, fauteuil et chaussures : le fait même d’être assise devient une part plus étendue de la composition.

Les deux images font ressortir une présence humaine pâle dans un environnement plus sombre. Leur différence tient en partie à qui occupe la limite de la fenêtre et à la place du spectateur. La comparaison n’établit pas une source directe pour Hopper. Elle rend plus apparent son choix de nous installer dans la pièce.

Lampe, table et autre chaise

La lampe à abat-jour rouge se trouve tout près à gauche. Son large abat-jour et sa base sombre forment une masse marquée sous les rideaux, avec une étoffe à motifs sur la table en dessous. Ces formes plus chaudes et plus sombres diffèrent nettement de la figure pâle près de la fenêtre.

Leur position donne du poids au premier plan. Nous regardons au-delà d’un meuble imposant avant d’atteindre la femme assise. La lampe est assez proche pour être recadrée et en partie difficile à distinguer de l’ombre, ce qui rend la position du spectateur moins ouverte qu’une simple vue frontale du fauteuil.

En bas à droite, le dossier d’une autre chaise entre depuis l’extérieur de la toile. La description visuelle du Hirshhorn y reconnaît une chaise à dossier à barreaux horizontaux. [3] Ses formes de bois plus étroites constituent une autre interruption que celles de la lampe et du siège rembourré.

Les deux meubles du premier plan contribuent à créer un passage entre eux. La femme est visible au-delà de leurs bords inégaux, plus loin dans la pièce. Cette profondeur repose sur le chevauchement et la dissimulation partielle plutôt que sur un long couloir vide menant dans le tableau.

La nappe introduit à gauche une surface plus complexe. Son motif peut être remarqué sans être complètement déchiffré et donne au premier plan sombre un degré de détail domestique. Hopper ne réduit pas la pièce au corps et à la fenêtre : il laisse le mobilier ordinaire compliquer leur rapport.

Le sol vert et la lampe rouge

Une zone vert vif sous les pieds de la femme ajoute une note aiguë près du bas à droite. Son intensité diffère du bleu plus profond du fauteuil et des rideaux plus atténués au-dessus. Cette petite portion visible du sol introduit la couleur dans le contact du corps avec son environnement.

La lampe à gauche fournit un contrepoids plus chaud. Son abat-jour rouge sombre est bien plus large que les chaussures, et l’étoffe à motifs en dessous introduit des variations de couleur encore plus petites. Ces passages maintiennent le premier plan actif, même lorsque l’attention se porte d’abord sur le nu et la fenêtre.

L’effet repose sur leur séparation. Abat-jour rouge, revêtement bleu et sol vert ne se fondent pas en un seul groupe local d’objets lumineux. Ils occupent des profondeurs et des côtés différents de la vue et offrent au regard plusieurs parcours dans une pièce inégalement éclairée.

Cela modifie aussi l’impression d’un intérieur de Hopper supposément dépouillé. La scène contient différents tissus : rideaux suspendus, revêtement rembourré et couverture à motifs. Leurs directions et leurs surfaces donnent à la pièce une particularité domestique qui dépasse la simple association d’une figure et d’une ouverture.

Les tons de chair relativement continus du nu se tiennent parmi ces matériaux. Le corps est distinct, mais il appartient à une scène faite de plusieurs sortes de douceur, de motifs et de lumière. Couleur et texture rendent cette appartenance visible sans fournir de biographie personnelle.

À voir : la vie et l’art d’Edward Hopper

Découvrez les peintures de Hopper et les lieux qui les ont inspirées dans ces films de musées. Choisissez un film ci-dessous.

Rideaux, commode et image encadrée

Des rideaux vert olive occupent une grande partie du fond. Leurs plis verticaux prolongent la hauteur de la pièce tout en absorbant davantage de lumière que le cadre de la fenêtre. Cette différence donne un bord plus sombre à la luminosité de droite.

Une commode se trouve derrière le fauteuil bleu, avec une petite image encadrée au mur au-dessus. Leur dissimulation partielle les rend secondaires sans les rendre négligeables. La commode fournit une autre large horizontale et une séquence de petites divisions de tiroirs dans l’agencement général de la pièce.

L’image encadrée reste indistincte dans son contenu. Son importance tient en partie à sa place : un petit rectangle sombre sur un mur plus pâle, au-dessus d’un meuble lui-même interrompu par la figure assise et son siège. La pièce contient plusieurs zones d’attention emboîtées, dont aucune ne livre un récit complet de son occupante.

Ces objets du fond donnent aussi à l’intérieur une étendue supérieure à la portion visible autour du fauteuil. Table, rideaux, tiroirs, image murale et siège supplémentaire suggèrent une pièce servant à autre chose qu’à la seule pose montrée. La figure appartient à un environnement meublé dont les autres activités restent hors de cet instant.

Une heure exacte et une vie indéterminée

Le titre est inhabituellement précis. Il désigne un moment de la matinée, alors que l’image laisse la personne sans nom et la pièce sans localisation. Cette précision attire l’attention sur l’état de la lumière du jour plutôt que de fournir un emploi du temps narratif complet.

Les objets précis du tableau peuvent se comprendre sans trancher entre ces possibilités. Chaussures, fauteuil, lampe et commode établissent un cadre domestique ordinaire ; l’agencement des zones claires et sombres lui donne sa force. Hopper rend la pièce assez claire pour que l’imagination l’habite, tout en retenant les informations qui en feraient un épisode biographique.

Carol Troyen inscrit Onze heures du matin dans une longue suite de figures de Hopper près des fenêtres, en le rapprochant d’eaux-fortes intimes comme Evening Wind. Son commentaire souligne la tension entre une pièce qui enferme et les possibilités suggérées par le monde au-delà. [4] Cette interprétation repose sur un rapport spatial récurrent plutôt que sur une histoire privée vérifiée de ce modèle.

Evening Wind Edward Hopper
Comparer : Evening Wind, 1921.

Une photographie ultérieure dans une autre pièce

La photographie de Lee Friedlander Las Vegas, datée de 1970, place une femme partiellement dévêtue dans un rectangle de lumière vive sur le mur d’une chambre. La Fraenkel Gallery a inclus cette photographie dans son exposition de 2009 Edward Hopper & Company, consacrée aux rapports de Hopper avec la sensibilité de huit photographes. [5] Ce rapprochement offre un point de vue ultérieur pour reconsidérer Onze heures du matin.

La femme de Friedlander fait face à l’appareil, debout en culotte, les bras ramenés derrière elle. Son corps occupe une plage claire au lieu d’être assis près d’une fenêtre visible. Un lit défait remplit le premier plan inférieur, et une porte ouverte à gauche révèle un autre espace sombre.

La lumière empêche de séparer uniformément le corps et le mur dans la photographie. La clarté traverse la figure et le visage se situe près du bord supérieur de la zone éclairée. Chez Hopper, le buste penché et le fauteuil bleu donnent au nu un autre contour contre la lumière. La source est abordée de côté plutôt que surtout représentée par un rectangle derrière une figure frontale.

Les deux images font entrer le spectateur dans une pièce meublée, où l’exposition du corps et les objets ordinaires se côtoient. Leurs dispositions corporelles restent pourtant distinctes. La figure de Friedlander reconnaît l’appareil par sa présence frontale ; la femme de Hopper reste orientée vers l’ouverture près d’elle.

La photographie contient aussi un paysage encadré au-dessus du lit. Hopper inclut une image encadrée plus petite au-dessus de la commode, mais son sujet reste indistinct. Chaque intérieur offre davantage à regarder que le corps exposé, même si ces objets secondaires reçoivent des degrés différents de clarté descriptive.

L’argument général de la galerie sur l’influence ne prouve pas que Friedlander ait cherché à refaire cette toile précise. La comparaison est précieuse parce que les images résolvent différemment des problèmes apparentés : où placer le spectateur, comment une zone lumineuse traverse un corps et comment le mobilier donne du poids à un cadre privé.

De Rehn au Hirshhorn

La provenance documentée par le musée retrace le passage du tableau de la galerie Frank K. M. Rehn à Joseph H. Hirshhorn le 11 septembre 1954, puis le don de la fondation en 1966. Son historique d’exposition signale une présentation antérieure dans l’exposition des œuvres récentes de Hopper chez Rehn en 1927. [1]

Ces dates distinguent création, première exposition, collection privée et don au musée. La toile de 1926 faisait déjà partie de l’œuvre publique de Hopper avant l’acquisition ultérieure par Hirshhorn. Elle a ensuite figuré notamment dans la rétrospective du Whitney de 1950 et dans la grande exposition Hopper de 2007–2008. [1]

Onze heures sans horloge visible

Le titre fournit une heure précise que la pièce elle-même n’annonce pas visiblement par une horloge marquante. Nous sommes invités à rencontrer un état matinal de la lumière sans recevoir l’emploi du temps de la femme.

Cette précision a une autre fonction que celle de l’horloge d’un restaurant ou d’une gare. Rien ne fait ici de onze heures un rendez-vous partagé. L’heure appartient d’abord à l’identité du tableau et situe dans la journée le contraste entre la clarté de la fenêtre et l’ombre meublée.

La lampe à abat-jour rouge accentue cette distinction. C’est un dispositif destiné à une autre source d’éclairage, mais la lumière la plus affirmée de la scène vient de la fenêtre. Un objet utile après la disparition du jour reste présent pendant une matinée lumineuse. La pièce contient du matériel pour d’autres heures que celle qui est nommée.

La commode, les rideaux et la seconde chaise ont un effet comparable sur notre sentiment de la durée. Ils suggèrent un usage répété, tandis que le corps est retenu dans une seule pose. C’est une pièce à la vie ordinaire et continue, dont le titre choisit un instant et le cadre une portion.

La précision appartient donc à la lumière et à l’agencement plus sûrement qu’à un événement supposé. Nous pouvons examiner l’inclinaison du corps à cette heure, la couleur que capte la fenêtre et l’obscurité persistante du premier plan. Les activités antérieures et ultérieures de la personne restent hors de cette vue précise mais limitée.

D’autres figures dans des pièces closes

Summer Interior, peint en 1909, amène une figure partiellement vêtue près du bord d’un lit, vers le bas. Son corps plié est étroitement mêlé à la literie et au sol. Onze heures du matin donne à la figure un support plus nettement défini dans le fauteuil bleu, tandis que la fenêtre établit une direction d’attention plus forte.

Dans l’eau-forte de 1921 Evening Wind, un rideau passe au-dessus d’une femme agenouillée près d’un lit. Les hachures croisées sombres de l’estampe et le papier blanc rendent la rencontre avec la fenêtre plus brusque. L’huile répartit ses contrastes dans un ensemble plus complet de meubles colorés.

Room in Brooklyn donne à une figure assise de dos une vue bien plus large à travers une baie de fenêtres. Ici, le cadre proche et le mur extérieur restreignent l’ouverture et maintiennent le fauteuil bleu et le corps exposé près de sa limite. Hopper fait un intérieur matinal de cette rencontre concentrée entre siège, personne, mobilier et lumière.

Répertoire des œuvres et des études

Ce répertoire documenté comprend des œuvres achevées et des études identifiées séparément. Il ne constitue pas un catalogue raisonné complet. Les titres liés ouvrent les articles ; les études sans lien sont identifiées par leurs numéros d’inventaire. Les aquarelles conservent leurs techniques documentées, et les estampes originales restent distinctes des reproductions.

156 œuvres

TitreDateTechnique
(Bridge and Embankment) (70.1298)1906huile sur bois
(Jo Sketching at Good Harbor Beach) (70.1129)1923–1924aquarelle et craie fabriquée sur papier
(Manhattan Bridge) (70.1098)1925–1926aquarelle et crayon graphite sur papier
(Rooftops) (70.1114)1926aquarelle et crayon graphite sur papier
(Seated Male Model, Bent Over) (70.1277)vers 1902–1903huile sur toile
(Self-Portrait) (70.1254)1903–1906huile sur toile
(Solitary Figure in a Theater) (70.1418)vers 1902–1904huile sur panneau
5 A.M.1937huile sur toile
Adam’s House1928aquarelle et fusain sur papier
American Village1912huile sur toile
Apartment Houses1923huile sur toile
À l’approche de la ville1946huile sur toile
August in the City1945huile sur toile
Automat1927huile sur toile
Barber Shop1931huile sur toile
Blackwell’s Island1928huile sur toile
Pont sur la Seine1909huile sur toile
Piste cavalière1939huile sur toile
Burly Cobb's House South Truro1930–1933huile sur toile
Soir à Cape Cod1939huile sur toile
Matin à Cape Cod1950huile sur toile
Voiture-salon (Chair Car)1965huile sur toile
Chop Suey1929huile sur toile
Toits de la ville1932huile sur toile
Poste des garde-côtes1929huile sur toile
Compartiment C, voiture 2931938huile sur toile
Réunion nocturne1949huile sur toile
Corn Hill1930huile sur toile
Aube en Pennsylvanie1942huile sur toile
Pharmacie1927huile sur toile
Tôt un dimanche matin1930huile sur toile
East Side Interior (70.1020)1922Etching
East Wind Over Weehawken1934huile sur toile
El Palacio1946aquarelle et crayon graphite sur papier
Onze heures du matin1926huile sur toile
Evening Wind1921l’eau-forte de 1921
Excursion into Philosophy1959huile sur toile
First Row Orchestra1951huile sur toile
Freight Car at Truro1931aquarelle sur graphite sur papier
Essence1940huile sur toile
Girl at a Sewing Machinevers 1921huile sur toile
Gloucester Harbor1912huile sur toile
Ground Swell1939huile sur toile
Haskell's House1924aquarelle sur graphite sur carton
High Noon1949huile sur toile
Hill and Houses Cape Elizabeth Maine1927aquarelle sur crayon graphite
Hills South Truro1930huile sur toile
Hotel by a Railroad1952huile sur toile
Hotel Lobby1943huile sur toile
Chambre d’hôtel1931huile sur toile
Hotel Window1955huile sur toile
Maison près de la voie ferrée1925huile sur toile
House by the Squam River1926aquarelle sur graphite sur papier
Le Bistro (The Wine Shop)1909huile sur toile
Le Pont des Arts1907huile sur toile
Le Pont Royal1909huile sur toile
Le Quai des Grands Augustins1909huile sur toile
Lighthouse and Buildings Portland Head1927aquarelle sur crayon graphite sur papier
Lighthouse Hill1927peinture à l’huile
Manhattan Bridge Loop1928huile sur toile
Model Sittingvers 1902peinture à l’huile ; support non précisé
Soleil du matin1952huile sur toile
New York Movie1939huile sur toile
New York New Haven and Hartford1931huile sur toile
New York Office1962huile sur toile
New York Pavements1924–1925huile sur toile
New York Restaurantvers 1922huile sur toile
Night Windows1928huile sur toile
Nighthawks1942huile sur toile
October on Cape Cod1946huile sur toile
Office at Night1940huile sur toile
Office in a Small City1953huile sur toile
Pennsylvania Coal Town1947huile sur toile
Gens au soleil1960huile sur toile
Portrait d’Orleans1950huile sur toile
Queensborough Bridge1913huile sur toile
Coucher de soleil sur la voie ferrée1929huile sur toile
Railroad Train1908huile sur toile
Route dans le Maine1914huile sur toile
Room in Brooklyn1932huile sur toile
Room in New York1932huile sur toile
Chambres sur la mer1951huile sur toile
Chambres pour touristes1945huile sur toile
Route 6 Eastham1941huile sur toile
Soleil au balcon1960huile sur toile
Autoportrait1925–1930huile sur toile
Self-Portrait with Hat (70.1903)vers 1918, tirage posthumepointe sèche
Seven A.M.1948huile sur toile
Soir Bleu1914huile sur toile
South Carolina Morning1955huile sur toile
Stairway at 48 Rue de Lille Paris1906huile sur bois
Étude pour 5 A.M. (70.153)1937craie fabriquée sur papier
Étude pour 5 A.M. (70.429)1937craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Étude pour Approaching a City (70.869)1946craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour August in the City (70.158a-b)1945craie fabriquée sur papier
Étude pour August in the City (70.159)1945craie fabriquée sur papier
Étude pour Bridle Path (70.220)1939craie fabriquée sur papier
Étude pour Bridle Path (70.235)1939craie fabriquée sur papier
Étude pour Compartment C, Car 293 (70.430)1938craie fabriquée sur papier
Étude pour Compartment C, Car 293 (70.431a-b)1938craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Conference at Night (70.170)1949craie fabriquée sur papier (recto); encre de machine à écrire sur papier (verso)
Étude pour Conference at Night (70.174)1949craie fabriquée sur papier (recto); encre de machine à écrire sur papier (verso)
Étude pour East Wind over Weehawken (70.249)1934crayon graphite sur papier
Étude pour East Wind over Weehawken (70.252)1934craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Evening Wind (70.343a-b)1921craie fabriquée sur papier
Étude pour First Row Orchestra (70.841)1951craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Gas (70.263)1940craie fabriquée sur papier
Étude pour Ground Swell (70.339)1939craie fabriquée, fusain et crayon graphite sur papier
Étude pour Hotel by a Railroad (70.199)1952craie fabriquée sur papier
Étude pour Hotel by a Railroad (70.427)1952craie fabriquée sur papier
Étude pour Hotel by a Railroad (70.428)1952craie fabriquée sur papier
Étude pour Hotel Lobby (70.117)1942craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Étude pour Hotel Lobby (70.839)1942craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Hotel Window (70.161)1955craie fabriquée, crayon graphite et crayon de couleur sur papier
Étude pour Morning Sun (70.243)1952craie fabriquée sur papier
Étude pour Morning Sun (70.244)1952craie fabriquée sur papier
Étude pour Morning Sun (70.290)1952craie fabriquée sur papier
Étude pour Morning Sun (70.291)1952craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Étude pour New York Movie (70.273)1939craie fabriquée sur papier
Étude pour New York Movie (70.274a-b)1938 ou 1939craie fabriquée et fusain sur papier (recto); craie fabriquée sur papier (verso)
Étude pour New York Movie (70.455)1939craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour New York Office (70.822)1962craie fabriquée sur papier
Étude pour Nighthawks (70.192)1941 ou 1942craie fabriquée sur papier
Étude pour Nighthawks (70.193)1941 ou 1942craie fabriquée sur papier
Étude pour Office at Night (70.340)1940craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Office at Night (70.341)1940craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Étude pour Pennsylvania Coal Town (70.198)1947craie fabriquée sur papier
Étude pour Pennsylvania Coal Town (70.229)1947craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Rooms for Tourists (70.438)1945craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Rooms for Tourists (70.848)1945craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Route 6, Eastham (70.369)1941craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Étude pour Route 6, Eastham (70.854)1941craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Étude pour South Carolina Morning (70.162a-b)1955craie fabriquée sur papier (recto et verso)
Étude pour The Sheridan Theatre (70.969)1937crayon graphite sur papier
Étude pour Two on the Aisle (70.128)1927craie fabriquée sur papier
Étude pour Two on the Aisle (70.129)1927craie fabriquée sur papier
Étude pour Yawl Riding a Swell (70.439)1935craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Summer Evening1947huile sur toile
Summer Interior1909huile sur toile
Soleil dans une pièce vide1963huile sur toile
Sunlight in a Cafeteria1958huile sur toile
Soleil sur les brownstones1956huile sur toile
Tables pour dames1930huile sur toile
Les contrebandiers1925huile sur toile
The Camel's Hump1931huile sur toile
The Circle Theatre1936huile sur toile
The City1927huile sur toile
The Lighthouse at Two Lights1929huile sur toile
The Long Leg1935huile sur toile
The Mansard Roof1923aquarelle sur graphite sur papier
Le cinéma Sheridan1937huile sur toile
Tramp Steamer1908huile sur toile
Two Comedians1966huile sur toile
Two on the Aisle1927huile sur toile
Valley of the Seine1909huile sur toile
Western Motel1957huile sur toile

Questions fréquentes

Quand le tableau Onze heures du matin a-t-il été réalisé ?

Edward Hopper a réalisé Onze heures du matin en 1926. [1]

Quelle est la technique du tableau Onze heures du matin ?

La technique documentée est l’huile sur toile. [1]

Que peut-on observer dans Onze heures du matin ?

Une femme nue est assise dans un fauteuil bleu profond près d’une grande fenêtre. Elle se penche en avant, les coudes près des genoux et les mains rapprochées, tandis que ses longs cheveux cachent une grande partie de son visage. Une lampe à abat-jour rouge occupe le premier plan plus sombre à gauche ; une partie d’une autre chaise entre à droite. Dans Onze heures du matin, Edward Hopper fait pénétrer une vive lumière du jour dans une pièce meublée dont les ombres environnantes restent importantes.

Discussion

Revenez sur les images et les idées étudiées dans Onze heures du matin. Ces pistes de la rédaction invitent à partager vos observations.

Regards des lecteurs

Piste de la rédaction · Observation rapprochée

Quelle limite, quel geste ou quel changement de lumière retient d’abord votre attention dans Onze heures du matin?

Piste de la rédaction · Comparaison

Comparez Soleil du matin avec Onze heures du matin. Quelle différence visuelle compte le plus dans votre lecture ?

Piste de la rédaction · Un second regard

Quel détail regarderiez-vous de nouveau après avoir lu « La fenêtre comme limite » ?

Participez à la discussion

Partagez ci-dessous un détail, une comparaison ou une question sur Onze heures du matin.

Références

  1. Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Smithsonian Institution, Eleven A.M., 1926, inventaire 66.2504 ; notice de l’œuvre, provenance et historique des expositions. Technique, dimensions et crédit du don figurent aussi dans le catalogue des collections du Smithsonian. Consulter la source 1. Consulter la source 2.
  2. Bowdoin College Museum of Art, Creeping Pavement: Depictions of an Urbanizing America, cartels illustrés, 9 avril 2021–30 janvier 2022, p. 5 ; John Sloan, A Window on the Street, 1912, inventaire 1961.50, legs de George Otis Hamlin. Reproduction complète et cartel examinés. Consulter la source.
  3. Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Revolutions: Art from the Hirshhorn Collection, 1860–1960, brochure d’accessibilité, 2024, p. 33, Eleven A.M., description visuelle également reproduite dans la notice du Smithsonian.
  4. Carol Troyen, “Dramas of the human predicament”: Edward Hopper's Prints, Notes from a Scholar, Menconi+Schoelkopf, sans date, p. 8–9, notamment fig. 13 et comparaison de la fenêtre entre estampe et peinture. Consulter la source.
  5. Fraenkel Gallery, Edward Hopper & Company, 5 mars–2 mai 2009 ; présentation complète de l’exposition et reproduction de Lee Friedlander, Las Vegas, 1970, tirage gélatino-argentique. La photographie a été examinée pour la comparaison visuelle ; aucune copie précise n’est affirmée. Consulter la source.
  6. Notice de collection ou de catalogue, American Village, 1912 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  7. Notice de collection ou de catalogue, Soir Bleu, 1914 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  8. Notice de collection ou de catalogue, House by the Railroad, 1925 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  9. Notice de collection ou de catalogue, Automat, 1927 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  10. Notice de collection ou de catalogue, Early Sunday Morning, 1930 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  11. Notice de collection ou de catalogue, New York Movie, 1939 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  12. Notice de collection ou de catalogue, Nighthawks, 1942 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  13. Notice de collection ou de catalogue, Morning Sun, 1952 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  14. Notice de collection ou de catalogue, Second Story Sunlight, 1960 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  15. Notice de collection ou de catalogue, Two Comedians, 1966 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  16. Whitney Museum of American Art, Study for Route 6, Eastham, 1941, numéro d’acquisition 70.854 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  17. Whitney Museum of American Art, Study for Conference at Night, 1949, numéro d’acquisition 70.170 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  18. Whitney Museum of American Art, Study for First Row Orchestra, 1951, numéro d’acquisition 70.841 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  19. Whitney Museum of American Art, (Bridge and Embankment), 1906, numéro d’acquisition 70.1298 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  20. Whitney Museum of American Art, (Seated Male Model, Bent Over), vers 1902–1903, numéro d’acquisition 70.1277 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  21. Whitney Museum of American Art, Study for Morning Sun, 1952, numéro d’acquisition 70.244 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  22. Whitney Museum of American Art, Study for Morning Sun, 1952, numéro d’acquisition 70.243 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  23. Whitney Museum of American Art, Study for Two on the Aisle, 1927, numéro d’acquisition 70.128 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  24. Whitney Museum of American Art, Study for New York Office, 1962, numéro d’acquisition 70.822 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  25. Whitney Museum of American Art, Study for Two on the Aisle, 1927, numéro d’acquisition 70.129 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  26. Whitney Museum of American Art, Study for Pennsylvania Coal Town, 1947, numéro d’acquisition 70.229 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  27. Whitney Museum of American Art, (Rooftops), 1926, numéro d’acquisition 70.1114 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  28. Whitney Museum of American Art, Study for South Carolina Morning, 1955, numéro d’acquisition 70.162a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  29. Whitney Museum of American Art, (Self-Portrait), 1903–1906, numéro d’acquisition 70.1254 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  30. Whitney Museum of American Art, (Manhattan Bridge), 1925–1926, numéro d’acquisition 70.1098 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  31. Whitney Museum of American Art, (Solitary Figure in a Theater), vers 1902–1904, numéro d’acquisition 70.1418 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  32. Whitney Museum of American Art, Study for Approaching a City, 1946, numéro d’acquisition 70.869 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
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  34. Whitney Museum of American Art, Study for Compartment C, Car 293, 1938, numéro d’acquisition 70.430 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  35. Whitney Museum of American Art, Study for Compartment C, Car 293, 1938, numéro d’acquisition 70.431a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  36. Whitney Museum of American Art, Study for East Wind over Weehawken, 1934, numéro d’acquisition 70.252 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
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  70. Whitney Museum of American Art, East Side Interior, 1922, numéro d’acquisition 70.1020 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  71. Art Institute of Chicago, Selected Chronology for Edward Hopper ; chronologie de la formation, des voyages, des expositions, de New York et de Truro. Consulter la source.
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  73. Charles Brock, Regionalism and Folk Art, National Gallery of Art ; essai et deux notes consultés intégralement. Consulter la source.