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par
Tom Gurney BSc (Hons) est spécialiste de l’histoire de l’art depuis plus de 20 ans

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Soir Bleu : introduction

Un clown en blanc est assis parmi les clients d’un café, sous des lanternes colorées. Son costume est l’élément le plus lumineux du tableau d’Edward Hopper Soir Bleu, mais il ne fait pas de lui le centre d’un divertissement partagé. Les autres figures occupent leurs petits territoires autour des tables. Sept personnes tiennent dans la large toile sans former un rassemblement immédiatement compréhensible.

Hopper a peint l’œuvre à New York en 1914. Son titre français et son cadre de café parisien renvoient à ses années de voyage en France. [1] Le Whitney Museum of American Art possède cette huile sur toile grâce au legs de Josephine N. Hopper. Ses dimensions actuelles sont de 91,8 × 182,7 cm, soit 36⅛ × 71¹⁵⁄16 pouces : une largeur presque double de la hauteur. [2]

Cette largeur compte. Soir Bleu présente une succession de rencontres et d’interruptions à travers l’image, au lieu de conduire toutes les figures vers une seule action centrale. Plus nous examinons le groupe, moins son occasion commune paraît certaine.

En bref

  • ArtisteEdward Hopper [2]
  • Date1914 [2]
  • Techniquehuile sur toile [2]
  • Collection / noticeWhitney Museum of American Art [2]
  • Numéro d’acquisition70.1208 [2]

Cette œuvre dans la carrière d’Edward Hopper

Sommaire

  1. Sept personnes, plusieurs espaces séparés
  2. La blancheur saillante du clown
  3. Des visages vus sous différents angles
  4. Ce que les costumes peuvent nous apprendre
  5. Cigarettes, verres et pause ordinaire
  6. Une terrasse construite de bleu et de lignes pâles
  7. Une balustrade derrière le groupe
  8. D’une étude de visage au rassemblement peint
  9. Un tableau français peint à New York
  10. Du Pierrot de Watteau à la table de Hopper

Sept personnes, plusieurs espaces séparés

Tout à gauche, un homme à casquette sombre fume près d’une petite table ronde. Un autre homme est en partie masqué par un poteau vertical pâle. Devant lui, une figure assise nous tourne le dos. Une femme debout s’élève au-dessus de ce groupe, le visage ostensiblement maquillé et les bras près du corps.

Le clown vêtu de blanc est assis plus à droite et fume lui aussi. Près de lui se trouvent une femme dont le corps se détourne de nous et un homme en tenue de soirée, en partie coupé par le bord. Ces sept figures ne sont pas réunies à une longue table commune. Chaises, plateaux et petits intervalles divisent la rangée en agencements superposés.

La femme debout aide à comprendre l’organisation du tableau. Son corps droit interrompt la ligne plus basse des têtes assises. Elle est visible au-delà de l’homme de dos, mais le poteau limite notre vue de l’espace voisin. Sa présence s’affirme par la hauteur et la couleur, plutôt que par un geste expliquant ce que tous les autres devraient faire.

Le duo de droite offre un autre accès partiel. Nous reconnaissons la tête tournée et le dos de la femme, ainsi qu’assez de la tenue formelle de l’homme pour distinguer son apparence de celle du fumeur à casquette de gauche. Leur conversation, s’il y en a une, nous échappe. Le cadrage les rapproche tout en laissant incertains les détails de leur relation.

La blancheur saillante du clown

Le clown attire l’attention par une large zone blanche. Sur le bleu sombre derrière lui, son costume devient une grande forme claire irrégulière. Son visage répète cette clarté à plus petite échelle, délimité par les marques sombres des yeux, de la bouche et de la cigarette.

Hopper ne montre pas la figure en représentation. Il n’y a ni acrobatie, ni salut, ni plaisanterie évidente. Il est assis à une table avec un objet ordinaire, sa cigarette, tout en portant des vêtements annonçant un rôle public extraordinaire. Le contraste donne au costume une visibilité embarrassante : chacun peut le voir, mais il ne nous dit pas ce qu’éprouve celui qui le porte.

La tête pâle du clown crée aussi un lien visuel avec le haut du corps et le visage clairs de la femme debout. Leurs vêtements et positions diffèrent beaucoup, mais tous deux interrompent la suite plus sombre des clients assis. Hopper répartit des formes lumineuses affirmées dans le groupe au lieu de les réserver à un seul protagoniste.

Le clown est ainsi à la fois distinct et intégré. Son costume le sépare des autres clients ; sa posture assise, sa table et sa cigarette lui donnent avec eux des actions ordinaires communes. Le traiter seulement comme un emblème de tristesse ferait perdre ce mélange de spectacle et de routine.

Des visages vus sous différents angles

La direction des têtes rend le groupe plus difficile à réunir que ne le suggère le simple décompte de sept personnes. L’homme à casquette de gauche présente un visage sous un bord sombre. L’homme le plus proche du centre nous montre l’arrière de la tête. La femme debout regarde vers l’extérieur depuis une position plus haute, tandis que le visage baissé du clown relève encore d’un autre niveau.

Ces changements interrompent le mouvement facile attendu entre des personnes assises à des tables voisines. On ne peut suivre simplement un visage vers le suivant dans un échange commun. La figure de dos est particulièrement déterminante : sa tête occupe une place saillante sans livrer d’expression à interpréter.

Le poteau crée une autre interruption. Il cache une partie d’une personne au lieu de seulement diviser un fond vide. Sa solidité inscrit l’incomplétude de notre vue dans la construction même de la terrasse. Le large format offre un vaste rassemblement, tandis qu’un élément structurel ordinaire l’empêche de devenir entièrement accessible.

À droite, la femme tournée et l’homme coupé suggèrent un duo. Même là, le point de vue donne un accès inégal aux deux personnes. Le profil de l’homme est visible, tandis que la femme offre davantage son dos et son épaule. L’agencement admet une conversation possible sans en préciser les mots ni l’orientation émotionnelle.

Hopper a donc varié les conditions de visibilité de chacun. La terrasse est publique, mais les visages ne fournissent pas d’explication publique du rassemblement. Notre difficulté tient en partie à la répartition des informations visuelles entre des corps tournés, couverts, élevés ou coupés.

Ce que les costumes peuvent nous apprendre

Dans son interprétation pour le Whitney, Rick Brettell identifie un fumeur de la classe ouvrière, une travailleuse du sexe, un clown et un couple bourgeois. Il lit leurs différences dans l’exploration par Hopper du divertissement urbain et de la séparation. [2] Cette lecture sociale attire l’attention sur la diversité des vêtements et des apparences sur la terrasse.

Il est utile de garder distincts ces rôles interprétés et ce qui est directement visible. Nous voyons une casquette, des tenues de soirée, du maquillage et un costume blanc. Nous ne voyons pas de dossiers d’emploi, n’entendons pas de négociation et n’apprenons pas le nom d’un client. La peinture rend les apparences sociales lisibles tout en laissant les histoires individuelles largement inexprimées.

La position de la femme debout est particulièrement ouverte à l’interprétation. Elle appartient spatialement au rassemblement, mais sans la stabilité assise de la plupart des autres figures. Visage et posture la rendent saillante, sans qu’un échange représenté explique définitivement sa présence.

Le groupe est donc organisé par des différences sans être expliqué par elles. Les vêtements distinguent les clients avant que nous sachions quoi que ce soit d’eux. Leur conversation reste inaccessible, rendant la diversité sociale plus apparente qu’un but commun.

Cigarettes, verres et pause ordinaire

Le clown et le fumeur à casquette ont une petite action en commun. Chacun tient une cigarette dans la bouche, apportant une habitude familière à des corps distingués par des vêtements ostensiblement différents. Le costume blanc ne retire pas celui qui le porte du monde pratique du café.

Ce détail partagé complique la tentation de rendre une personne entièrement symbolique et une autre simplement descriptive. Toutes deux mêlent comportement ordinaire et apparence sociale visible. La distinction entre artiste de spectacle et client fait partie de ce que nous voyons, mais la cigarette fait aussi du premier une sorte de client.

Verres et bouteilles relient semblablement les groupes séparés. Leurs formes pâles ou d’apparence transparente sont petites à côté des têtes et des costumes, mais situent mains et corps autour de tables utilisables. La terrasse accueille des personnes pouvant s’asseoir, fumer ou boire sans participer à un événement commun.

La table du clown mérite à cet égard l’attention. Sa surface claire et les objets posés dessus interrompent horizontalement le bas de la figure blanche. Nous ne recevons pas un emblème ininterrompu sur fond de ciel. Les meubles traversent le corps et l’inscrivent dans le même sol occupé que tous les autres.

Ces modestes détails attachent les possibilités théâtrales de la scène aux conduites quotidiennes. On peut être habillé pour un rôle sans le jouer au présent. Hopper laisse un artiste de spectacle rester saillant tout en faisant très peu de ce qu’un public appellerait une représentation.

Une terrasse construite de bleu et de lignes pâles

Les figures humaines occupent le bas d’une composition colorée beaucoup plus large. Le bleu remplit le fond derrière elles et se poursuit au-dessus des têtes. Ses variations de ton suggèrent la distance, mais il contient peu d’activité descriptive face au premier plan dense.

Une balustrade pâle court derrière les tables. Elle établit une limite horizontale reliant les groupes à travers la toile. Le poteau debout près de la gauche coupe cette continuité par une verticale forte qui rivalise avec la femme debout. Les figures sont assises dans un réseau de lignes croisées avant même que nous interprétions leurs visages.

Au-dessus, les lanternes offrent des formes rondes suspendues. Certaines sont coupées par le haut du tableau. Leurs couleurs et leurs motifs introduisent des signes de fête, tandis que leur position les sépare des mains, des verres et des cigarettes du bas.

Nul besoin de lire les lanternes comme symboles d’une fête ratée pour que cette division compte. Elles occupent légèrement l’espace supérieur ; personnes et meubles densifient le bord inférieur. Cette différence donne à la terrasse une apparence singulièrement mise en scène, comme si le cadre supérieur et le groupe humain étaient maintenus à des distances légèrement différentes de nous.

Les tables rondes répondent aux lanternes par d’autres courbes. Dossiers de chaises et balustrade fournissent des traverses plus rigides. Les courbes interrompent le trajet droit de la balustrade, donnant à chaque groupe de clients une petite zone d’activité dans la composition horizontale.

Bistro, Edward Hopper
Comparer : Le Bistro ou The Wine Shop, 1909.

Une balustrade derrière le groupe

La balustrade porte une structure pâle continue derrière les clients. Ses ouvertures répétées ménagent de petites vues bleues, rendant le fond visible à travers une limite construite. L’effet donne un peu de profondeur à la terrasse sans ouvrir une vaste perspective lointaine.

Face à cette ligne continue, les meubles changent de direction. Les dossiers traversent le champ inférieur et les tables rondes sont vues sous différents angles ou partiellement cachées par les corps. Un cadre architectural partagé accueille plusieurs agencements locaux. Les groupes gardent leurs propres zones sur la terrasse.

Le bleu au-delà est aussi moins informatif qu’une perspective parisienne pleinement décrite. Il donne aux figures un puissant cadre coloré, sans qu’une enseigne de rue ou un monument reconnaissable précise l’occasion. L’équipement de la terrasse permet de comprendre le lieu, mais son emplacement exact reste inaccessible.

Les lanternes ajoutent une autre incertitude. Elles annoncent un décor, mais ne disent pas quelle fête, soirée ou distraction a amené ici les personnes. Leurs bords supérieurs coupés font paraître l’espace décoré continu au-delà de la toile, tandis que les visages proches restent nettement délimités en dessous.

Ce contraste entre un cadre qui se prolonge et des emplacements occupés séparément nourrit la tension. La terrasse semble assez grande pour contenir un monde social. Les figures nous en offrent des fragments sans le résoudre en occasion que nous pourrions nommer.

D’une étude de visage au rassemblement peint

Un dessin conservé permet d’examiner une figure à une autre échelle. Le Whitney identifie Un Maquereau (Study for Soir Bleu) comme une œuvre de 1914 à la craie fabriquée et au fusain, mesurant 26,8 × 21,3 cm. [3] Il se concentre sur le fumeur à casquette placé tout à gauche dans le tableau.

Dans le dessin, tête et épaules remplissent presque toute la feuille. La visière jette une bande sombre sur les yeux ; joue, nez et bouche sont modelés par des changements de ton anguleux. Une cigarette sort vers le bas de la bouche et un haut col sombre donne au bas du visage une limite ferme.

Le tableau final réduit cette tête fortement caractérisée à une partie d’une scène bien plus vaste. Un visage dominant dans un dessin doit coexister avec six autres personnes, des meubles et le cadre bleu. Sa force subsiste dans la casquette, la cigarette et la position compacte à la marge.

La comparaison révèle une différence pratique entre étudier un individu et disposer un groupe. Hopper pouvait consacrer une attention concentrée à un visage sans faire de cette personne la figure principale de la toile achevée. Le dessin étaye ce rapport ; il ne révèle pas toutes les étapes de l’élaboration de la terrasse entière.

Un tableau français peint à New York

La date de 1914 se comprend mal si l’on traite le sujet français comme un itinéraire de voyage. Les séjours parisiens de Hopper appartenaient à une période antérieure ; cette toile a été réalisée après son retour en Amérique. Son cadre introduit l’expérience française dans une peinture new-yorkaise au lieu de documenter un séjour parisien en 1914. La présentation du Thyssen-Bornemisza relie aussi le titre français aux vers de Rimbaud. [1]

Soir Bleu garde sa forme française même pour un public anglophone. Le titre nomme un soir par la couleur sans rien dire de ses personnes. Sa simplicité laisse le groupe humain varié ouvert à l’interprétation.

Les associations françaises ne font pas de la toile la transcription d’un soir précis. Les personnes sont disposées avec une séparation nette qui attire l’attention sur les choix picturaux : qui est vu de face, qui se détourne, qui se tient debout et quelle figure est interrompue par un poteau. Mémoire et invention peuvent agir dans un cadre reconnaissable.

Dans son étude de 1979 sur les intérêts français de Hopper, Gail Levin a relié ce monde du divertissement à son expérience antérieure des fêtes parisiennes. Elle a aussi comparé le clown au personnage de Watteau dans Gilles et la terrasse à la tradition de la fête galante. [4] Ces comparaisons inscrivent la toile dans une histoire plus longue des artistes de spectacle et des cadres extérieurs sociables.

Elles expliquent aussi pourquoi son atmosphère résiste à une catégorie unique. Une terrasse promet ordinairement compagnie et loisir. Un artiste de spectacle bien visible promet ordinairement un public. Hopper réunit ces attentes sans donner de représentation indubitable ni de plaisir manifestement partagé.

À voir : la vie et l’art d’Edward Hopper

Découvrez les peintures de Hopper et les lieux qui les ont inspirées dans ces films de musées. Choisissez un film ci-dessous.

Du Pierrot de Watteau à la table de Hopper

La comparaison avec Watteau se précise quand on considère les deux figures dans leurs formats différents. Le tableau du Louvre Pierrot, autrefois appelé Gilles et daté vers 1718–1719, place une figure blanche debout au centre d’une haute toile. Hopper assied son homme costumé dans une large rangée de clients de café. [5]

La figure de Watteau se voit de la tête aux chaussures. Manches amples, rangée verticale de boutons et plis inférieurs donnent au corps pâle une présence allongée devant les arbres et le ciel. Ses bras pendent près de ses côtés. D’autres personnages et un âne apparaissent plus bas, de sorte que la figure centrale domine une activité plus dense derrière elle.

Chez Hopper, la position assise et la table interrompent le costume. Manches et collerette forment une concentration claire et arrondie, tandis que la tête baissée ramène l’attention au premier plan. La figure blanche reste singulièrement visible, mais sa position ne fournit plus la même adresse frontale au spectateur.

Ce changement transforme le rapport entre artiste de spectacle et cadre. Watteau donne au corps principal une position permettant de faire face à qui regarde. Hopper place une figure théâtrale saillante parmi des personnes dont l’attention est divisée. Nous observons sa présence au café plutôt que de devenir le public évident d’une présentation.

Les recherches du Louvre de 2024 invitent aussi à ne pas supposer que Pierrot a toujours signifié la même chose. La présentation retrace les changements du personnage et l’importance de la pantomime du XIXe siècle, dont la version plus rêveuse et parfois troublante de Jean-Gaspard Deburau. Elle considère la fonction initiale de la toile de Watteau comme non résolue. [6]

Cette histoire rend la formule familière de « clown triste » trop simple pour expliquer la figure de Hopper. Le costume apporte au café un héritage théâtral changeant. On peut en discuter les possibilités émotionnelles sans supposer que vêtements blancs et visage sérieux constituent une confession personnelle complète.

Le clown était-il Hopper lui-même ?

Le clown a souvent suscité une lecture d’autoportrait. Levin a explicitement présenté l’identification à Hopper comme une possibilité, plutôt que comme un fait établi. [4] Cette distinction importe parce qu’une interprétation de l’identité artistique peut aisément se durcir en affirmation sur la personne ayant physiquement posé.

La figure offre un support séduisant à la réflexion sur l’artiste. Elle est exposée au regard et reconnaissable par un rôle public, mais celui-ci ne révèle pas ses pensées privées. Cela peut résonner avec la position d’un peintre présentant son œuvre à des inconnus.

Cela reste une lecture de l’image. Le costume n’est pas une confession signée et le visage blanc ne peut établir l’humeur de Hopper en 1914. Nous pouvons examiner l’attrait de l’analogie pour des auteurs ultérieurs sans transformer chaque trait incliné en preuve biographique.

Garder l’identification hypothétique préserve aussi la relation de la figure au reste du tableau. Elle n’est pas seule sur une scène. Elle partage l’espace avec d’autres personnes dont les apparences publiques cachent autant qu’elles révèlent. Son sens possible comme figure d’artiste agit dans ce rassemblement plus large.

Maison près de la voie ferrée, Edward Hopper
Comparer : Maison près de la voie ferrée, 1925.

Ce que suggèrent les soirs bleus de Rimbaud

Lire « Sensation » de Rimbaud donne à l’association littéraire du titre un cadre plus précis. Le bref poème imagine une marche future lors de soirées d’été, avec herbe et céréales ressenties contre le corps et vent autour d’une tête nue. Sa voix envisage le silence, l’absence de pensée délibérée et un vaste sentiment d’amour dans la nature. [7]

Le mouvement diffère nettement de la scène du café. La voix de Rimbaud prévoit d’aller loin sur des sentiers ; les personnes de Hopper sont assises ou debout dans l’agencement resserré de la terrasse. Le poème ouvre vers l’extérieur par la sensation corporelle, tandis que la peinture fait examiner les surfaces publiques des vêtements, visages et meubles.

Il existe aussi des liens. Les deux œuvres donnent au soir une identité sensorielle sans l’expliquer par un événement. Le bleu participe d’une atmosphère où la présence corporelle compte. Pourtant, l’accomplissement imaginé du poème ne fournit pas une description émotionnelle toute faite des clients peints.

Le titre peut donc porter un souvenir littéraire sans faire de la toile une illustration littérale. Nul besoin d’identifier le clown à la voix du poème ni le café à un lieu décrit dans les vers. Les différences entre marche et station assise, nature ouverte et terrasse meublée, contribuent à l’intérêt de l’association.

Le futur du poème compte aussi. Ses plaisirs sont envisagés, non rapportés comme les événements d’une soirée achevée. La toile de Hopper donne un présent visible dont les instants antérieurs et ultérieurs restent obscurs. Un titre littéraire peut élargir ces possibilités sans décider de l’occasion réelle du rassemblement.

L’exposition de 1915 et la visibilité ultérieure

Levin a établi que Soir Bleu a été présenté au MacDowell Club du 11 au 21 février 1915 aux côtés de New York Corner, désormais connu sous le titre Corner Saloon. Elle rapporte un accueil contrasté : l’ambitieuse scène de café a suscité des critiques défavorables, tandis qu’un autre commentateur s’est intéressé au petit tableau de rue. [4] Ces réactions appartiennent à la réception initiale d’une œuvre dont l’échelle et le nombre de personnages différaient nettement de nombreux Hopper familiers.

Elles n’imposent pas un récit où la culture française aurait brusquement disparu de ses intérêts. L’étude plus large de Levin a retracé son importance persistante après le retour en Amérique. [4] La réception décevante d’un tableau et les intérêts durables d’un artiste peuvent coexister.

La notice actuelle du Whitney inscrit Soir Bleu dans le legs de Josephine N. Hopper et documente sa présence dans des expositions ultérieures, dont Modern Life: Edward Hopper and His Time et Hopper Drawing. [2] Sa visibilité actuelle possède donc un autre cadre que la présentation au MacDowell Club : l’œuvre se rencontre dans une histoire publique bien plus vaste de la carrière de Hopper.

Ce qui change au café depuis Bistro

Dans le tableau antérieur Bistro, un petit groupe et sa table sont serrés contre le bâtiment de gauche. Une grande partie du reste est laissée à une route ouverte, un pont pâle, un ciel lointain et quelques arbres hauts et étroits. Les personnes appartiennent à une vue dont l’espace dépasse largement leur activité immédiate.

Soir Bleu modifie cette répartition. Les figures occupent la majeure partie de la largeur et leur cadre devient un champ vaste moins descriptif. La comparaison révèle un déplacement du groupe de café dans une vue extérieure plus large vers un rassemblement dont les différences de visages, costumes et postures structurent l’image.

La place du vide change aussi. Dans Bistro, une grande zone inoccupée longe les personnes. Ici, les passages les plus ouverts se trouvent surtout au-dessus et derrière la rangée. Les groupes n’ont pas à remplir chaque centimètre de toile pour devenir sa principale force d’organisation.

Cela fait de Soir Bleu une ambitieuse scène de vie collective, même lorsque ses occupants semblent détachés. Leur diversité sociale et leur grande échelle demandent un examen soutenu. La réputation ultérieure du tableau comme image de la distance entre les êtres repose sur une toile peuplée dont il faut garder la complexité en vue, plutôt que sur une seule personne abandonnée par tous.

Des figures costumées au fil de la carrière

Bistro offre une comparaison utile avec les premières scènes françaises. Passer d’un tableau à l’autre attire l’attention sur l’échelle des figures dans leur environnement. Dans Soir Bleu, les personnes sont assez grandes pour que différences de tenue, de pose et de traitement du visage structurent toute la toile.

Le duo costumé du tableau Two Comedians, peint en 1966, fournit une comparaison bien ultérieure. Sa présentation en couple diffère du rassemblement fragmenté du café. Lire les deux œuvres ensemble révèle la persistance d’un motif théâtral sans faire du clown de 1914 une prédiction des dernières années de Hopper.

La terrasse reste particulièrement captivante quand ses petits objets ordinaires compliquent cette théâtralité. Un verre repose sur une table ; une chaise se détourne ; deux hommes fument dans des costumes différents. Au-dessus, les lanternes donnent l’apparence d’une occasion. Au-dessous, les positions séparées de sept personnes en laissent le sens indécis.

Répertoire des œuvres et des études

Ce répertoire documenté comprend des œuvres achevées et des études identifiées séparément. Il ne constitue pas un catalogue raisonné complet. Les titres liés ouvrent les articles ; les études sans lien sont identifiées par leurs numéros d’inventaire. Les aquarelles conservent leurs techniques documentées, et les estampes originales restent distinctes des reproductions.

156 œuvres

TitreDateTechnique
(Bridge and Embankment) (70.1298)1906huile sur bois
(Jo Sketching at Good Harbor Beach) (70.1129)1923–1924aquarelle et craie fabriquée sur papier
(Manhattan Bridge) (70.1098)1925–1926aquarelle et crayon graphite sur papier
(Rooftops) (70.1114)1926aquarelle et crayon graphite sur papier
(Seated Male Model, Bent Over) (70.1277)vers 1902–1903huile sur toile
(Self-Portrait) (70.1254)1903–1906huile sur toile
(Solitary Figure in a Theater) (70.1418)vers 1902–1904huile sur panneau
5 A.M.1937huile sur toile
Adam's House1928aquarelle et fusain sur papier
American Village1912huile sur toile
Apartment Houses1923huile sur toile
Approaching a City1946huile sur toile
August in the City1945huile sur toile
Automat1927huile sur toile
Barber Shop1931huile sur toile
Blackwell's Island1928huile sur toile
Bridge on the Seine1909huile sur toile
Piste cavalière1939huile sur toile
Burly Cobb's House South Truro1930–1933huile sur toile
Soir à Cape Cod1939huile sur toile
Matin à Cape Cod1950huile sur toile
Chair Car1965huile sur toile
Chop Suey1929huile sur toile
City Roofs1932huile sur toile
Coast Guard Station1929huile sur toile
Compartment C, Car 2931938huile sur toile
Conference at Night1949huile sur toile
Corn Hill1930huile sur toile
Dawn in Pennsylvania1942huile sur toile
Pharmacie1927huile sur toile
Tôt un dimanche matin1930huile sur toile
East Side Interior (70.1020)1922Etching
East Wind Over Weehawken1934huile sur toile
El Palacio1946aquarelle et crayon graphite sur papier
Eleven A.M.1926huile sur toile
Evening Wind1921etching
Excursion into Philosophy1959huile sur toile
First Row Orchestra1951huile sur toile
Freight Car at Truro1931aquarelle sur graphite sur papier
Essence1940huile sur toile
Girl at a Sewing Machinevers 1921huile sur toile
Gloucester Harbor1912huile sur toile
Ground Swell1939huile sur toile
Haskell's House1924aquarelle sur graphite sur carton
High Noon1949huile sur toile
Hill and Houses Cape Elizabeth Maine1927aquarelle sur crayon graphite
Hills South Truro1930huile sur toile
Hotel by a Railroad1952huile sur toile
Hotel Lobby1943huile sur toile
Chambre d’hôtel1931huile sur toile
Hotel Window1955huile sur toile
Maison près de la voie ferrée1925huile sur toile
House by the Squam River1926aquarelle sur graphite sur papier
Le Bistro ou The Wine Shop1909huile sur toile
Le Pont des Arts1907huile sur toile
Le Pont Royal1909huile sur toile
Le Quai des Grands Augustins1909huile sur toile
Lighthouse and Buildings Portland Head1927aquarelle sur crayon graphite sur papier
Lighthouse Hill1927peinture à l’huile
Manhattan Bridge Loop1928huile sur toile
Model Sittingvers 1902peinture à l’huile ; support non précisé
Soleil du matin1952huile sur toile
New York Movie1939huile sur toile
New York New Haven and Hartford1931huile sur toile
New York Office1962huile sur toile
New York Pavements1924–1925huile sur toile
New York Restaurantvers 1922huile sur toile
Night Windows1928huile sur toile
Nighthawks1942huile sur toile
October on Cape Cod1946huile sur toile
Office at Night1940huile sur toile
Office in a Small City1953huile sur toile
Pennsylvania Coal Town1947huile sur toile
Gens au soleil1960huile sur toile
Portrait d’Orleans1950huile sur toile
Queensborough Bridge1913huile sur toile
Coucher de soleil sur la voie ferrée1929huile sur toile
Railroad Train1908huile sur toile
Route dans le Maine1914huile sur toile
Room in Brooklyn1932huile sur toile
Room in New York1932huile sur toile
Chambres sur la mer1951huile sur toile
Chambres pour touristes1945huile sur toile
Route 6 Eastham1941huile sur toile
Soleil au balcon1960huile sur toile
Autoportrait1925–1930huile sur toile
Self-Portrait with Hat (70.1903)vers 1918, tirage posthumepointe sèche
Seven A.M.1948huile sur toile
Soir Bleu1914huile sur toile
South Carolina Morning1955huile sur toile
Stairway at 48 Rue de Lille Paris1906huile sur bois
Étude pour 5 A.M. (70.153)1937craie fabriquée sur papier
Étude pour 5 A.M. (70.429)1937craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Étude pour Approaching a City (70.869)1946craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour August in the City (70.158a-b)1945craie fabriquée sur papier
Étude pour August in the City (70.159)1945craie fabriquée sur papier
Étude pour Bridle Path (70.220)1939craie fabriquée sur papier
Étude pour Bridle Path (70.235)1939craie fabriquée sur papier
Étude pour Compartment C, Car 293 (70.430)1938craie fabriquée sur papier
Étude pour Compartment C, Car 293 (70.431a-b)1938craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Conference at Night (70.170)1949craie fabriquée sur papier (recto); encre de machine à écrire sur papier (verso)
Étude pour Conference at Night (70.174)1949craie fabriquée sur papier (recto); encre de machine à écrire sur papier (verso)
Étude pour East Wind over Weehawken (70.249)1934crayon graphite sur papier
Étude pour East Wind over Weehawken (70.252)1934craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Evening Wind (70.343a-b)1921craie fabriquée sur papier
Étude pour First Row Orchestra (70.841)1951craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Gas (70.263)1940craie fabriquée sur papier
Étude pour Ground Swell (70.339)1939craie fabriquée, fusain et crayon graphite sur papier
Étude pour Hotel by a Railroad (70.199)1952craie fabriquée sur papier
Étude pour Hotel by a Railroad (70.427)1952craie fabriquée sur papier
Étude pour Hotel by a Railroad (70.428)1952craie fabriquée sur papier
Étude pour Hotel Lobby (70.117)1942craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Étude pour Hotel Lobby (70.839)1942craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Hotel Window (70.161)1955craie fabriquée, crayon graphite et crayon de couleur sur papier
Étude pour Morning Sun (70.243)1952craie fabriquée sur papier
Étude pour Morning Sun (70.244)1952craie fabriquée sur papier
Étude pour Morning Sun (70.290)1952craie fabriquée sur papier
Étude pour Morning Sun (70.291)1952craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Étude pour New York Movie (70.273)1939craie fabriquée sur papier
Étude pour New York Movie (70.274a-b)1938 ou 1939craie fabriquée et fusain sur papier (recto); craie fabriquée sur papier (verso)
Étude pour New York Movie (70.455)1939craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour New York Office (70.822)1962craie fabriquée sur papier
Étude pour Nighthawks (70.192)1941 ou 1942craie fabriquée sur papier
Étude pour Nighthawks (70.193)1941 ou 1942craie fabriquée sur papier
Étude pour Office at Night (70.340)1940craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Office at Night (70.341)1940craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Étude pour Pennsylvania Coal Town (70.198)1947craie fabriquée sur papier
Étude pour Pennsylvania Coal Town (70.229)1947craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Rooms for Tourists (70.438)1945craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Rooms for Tourists (70.848)1945craie fabriquée et fusain sur papier
Étude pour Route 6, Eastham (70.369)1941craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Étude pour Route 6, Eastham (70.854)1941craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Étude pour South Carolina Morning (70.162a-b)1955craie fabriquée sur papier (recto et verso)
Étude pour The Sheridan Theatre (70.969)1937crayon graphite sur papier
Étude pour Two on the Aisle (70.128)1927craie fabriquée sur papier
Étude pour Two on the Aisle (70.129)1927craie fabriquée sur papier
Étude pour Yawl Riding a Swell (70.439)1935craie fabriquée et crayon graphite sur papier
Summer Evening1947huile sur toile
Summer Interior1909huile sur toile
Soleil dans une pièce vide1963huile sur toile
Sunlight in a Cafeteria1958huile sur toile
Soleil sur les brownstones1956huile sur toile
Tables pour dames1930huile sur toile
Les contrebandiers1925huile sur toile
The Camel's Hump1931huile sur toile
The Circle Theatre1936huile sur toile
The City1927huile sur toile
The Lighthouse at Two Lights1929huile sur toile
The Long Leg1935huile sur toile
The Mansard Roof1923aquarelle sur graphite sur papier
Le cinéma Sheridan1937huile sur toile
Tramp Steamer1908huile sur toile
Two Comedians1966huile sur toile
Two on the Aisle1927huile sur toile
Valley of the Seine1909huile sur toile
Western Motel1957huile sur toile

Questions fréquentes

Quand Soir Bleu a-t-il été réalisé ?

Edward Hopper a réalisé Soir Bleu en 1914. [2]

Quelle est la technique de Soir Bleu ?

La technique documentée est l’huile sur toile. [2]

Que peut-on observer dans Soir Bleu ?

Un clown en blanc est assis parmi les clients d’un café, sous des lanternes colorées. Son costume est l’élément le plus lumineux du tableau d’Edward Hopper Soir Bleu, mais il ne fait pas de lui le centre d’un divertissement partagé. Les autres figures occupent leurs petits territoires autour des tables. Sept personnes tiennent dans la large toile sans former un rassemblement immédiatement compréhensible.

Discussion

Revenez sur les images et les idées étudiées dans Soir Bleu. Ces pistes de la rédaction invitent à partager vos observations.

Regards des lecteurs

Piste de la rédaction · Observation rapprochée

Quelle limite, quel geste ou quel changement de lumière retient d’abord votre attention dans Soir Bleu?

Piste de la rédaction · Comparaison

Comparez Le Bistro ou The Wine Shop avec Soir Bleu. Quelle différence visuelle compte le plus dans votre lecture ?

Piste de la rédaction · Un second regard

Quel détail regarderiez-vous de nouveau après avoir lu « Ce que les costumes peuvent nous apprendre » ?

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Références

  1. Museo Nacional Thyssen-Bornemisza and Réunion des Musées Nationaux–Grand Palais, Hopper: Training and Influences, Soir Bleu notice, 2012. Réalisation à New York et lien du titre avec Rimbaud ; la lecture plus catégorique d’autoportrait de cette source est traitée comme une interprétation. Consulter la source.
  2. Whitney Museum of American Art, Soir Bleu, 1914, numéro d’inventaire 70.1208. Titre, technique, dimensions, legs et historique des expositions actuels ; transcription anglaise complète avec Rick Brettell. Audio non écouté indépendamment. Consulter la source.
  3. Whitney Museum of American Art, Un Maquereau (Study for Soir Bleu), 1914, numéro d’inventaire 70.318. Technique et dimensions actuelles ; dessin complet examiné pour la comparaison avec le fumeur peint. Consulter la source.
  4. Gail Levin, “Edward Hopper, Francophile”, Arts Magazine, vol. 53, no 10, juin 1979, p. 114–121 et notes 1–49. Article numérisé complet lu ; critiques historiques et lettres évoquées ici transmises par l’étude de Levin. Consulter la source.
  5. Musée du Louvre, Antoine Watteau, Pierrot, autrefois Gilles, vers 1718–1719, MI 1121 ; notice actuelle de l’objet. Reproduction complète après restauration examinée dans le dossier de presse de 2024 cité ci-dessous, p. 3. Consulter la source.
  6. Musée du Louvre, A New Look at Watteau: An Actor with No Lines, Pierrot, Known as Gilles, dossier de presse de l’exposition de 2024, p. 1–6 ; fonction initiale incertaine et histoire théâtrale changeante de Pierrot. L’exposition s’est tenue du 16 octobre 2024 au 3 février 2025. Consulter la source.
  7. Arthur Rimbaud, « Sensation », texte français hébergé par Amherst College, première page. La comparaison ci-dessus utilise le poème français de huit vers ; le lien du titre du tableau est rapporté par la présentation du Thyssen-Bornemisza citée plus haut. Consulter la source.
  8. Notice de collection ou de catalogue, American Village, 1912 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  9. Notice de collection ou de catalogue, Soir Bleu, 1914 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  10. Notice de collection ou de catalogue, House by the Railroad, 1925 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  11. Notice de collection ou de catalogue, Automat, 1927 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  12. Notice de collection ou de catalogue, Early Sunday Morning, 1930 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  13. Notice de collection ou de catalogue, New York Movie, 1939 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  14. Notice de collection ou de catalogue, Nighthawks, 1942 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  15. Notice de collection ou de catalogue, Morning Sun, 1952 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  16. Notice de collection ou de catalogue, Second Story Sunlight, 1960 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  17. Notice de collection ou de catalogue, Two Comedians, 1966 ; technique et identité selon l’article lié. Consulter la source.
  18. Whitney Museum of American Art, Study for Route 6, Eastham, 1941, numéro d’acquisition 70.854 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  19. Whitney Museum of American Art, Study for Conference at Night, 1949, numéro d’acquisition 70.170 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  20. Whitney Museum of American Art, Study for First Row Orchestra, 1951, numéro d’acquisition 70.841 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  21. Whitney Museum of American Art, (Bridge and Embankment), 1906, numéro d’acquisition 70.1298 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  22. Whitney Museum of American Art, (Seated Male Model, Bent Over), vers 1902–1903, numéro d’acquisition 70.1277 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  23. Whitney Museum of American Art, Study for Morning Sun, 1952, numéro d’acquisition 70.244 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  24. Whitney Museum of American Art, Study for Morning Sun, 1952, numéro d’acquisition 70.243 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  25. Whitney Museum of American Art, Study for Two on the Aisle, 1927, numéro d’acquisition 70.128 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  26. Whitney Museum of American Art, Study for New York Office, 1962, numéro d’acquisition 70.822 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  27. Whitney Museum of American Art, Study for Two on the Aisle, 1927, numéro d’acquisition 70.129 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  28. Whitney Museum of American Art, Study for Pennsylvania Coal Town, 1947, numéro d’acquisition 70.229 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  29. Whitney Museum of American Art, (Rooftops), 1926, numéro d’acquisition 70.1114 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  30. Whitney Museum of American Art, Study for South Carolina Morning, 1955, numéro d’acquisition 70.162a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  31. Whitney Museum of American Art, (Self-Portrait), 1903–1906, numéro d’acquisition 70.1254 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  32. Whitney Museum of American Art, (Manhattan Bridge), 1925–1926, numéro d’acquisition 70.1098 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  33. Whitney Museum of American Art, (Solitary Figure in a Theater), vers 1902–1904, numéro d’acquisition 70.1418 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  34. Whitney Museum of American Art, Study for Approaching a City, 1946, numéro d’acquisition 70.869 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  35. Whitney Museum of American Art, Study for August in the City, 1945, numéro d’acquisition 70.159 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  36. Whitney Museum of American Art, Study for Compartment C, Car 293, 1938, numéro d’acquisition 70.430 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  37. Whitney Museum of American Art, Study for Compartment C, Car 293, 1938, numéro d’acquisition 70.431a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  38. Whitney Museum of American Art, Study for East Wind over Weehawken, 1934, numéro d’acquisition 70.252 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  39. Whitney Museum of American Art, Study for East Wind over Weehawken, 1934, numéro d’acquisition 70.249 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  40. Whitney Museum of American Art, Study for Evening Wind, 1921, numéro d’acquisition 70.343a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  41. Whitney Museum of American Art, Study for The Sheridan Theatre, 1937, numéro d’acquisition 70.969 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  42. Whitney Museum of American Art, Study for New York Movie, 1939, numéro d’acquisition 70.455 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  43. Whitney Museum of American Art, Study for New York Movie, 1939, numéro d’acquisition 70.273 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  44. Whitney Museum of American Art, Study for New York Movie, 1938 ou 1939, numéro d’acquisition 70.274a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  45. Whitney Museum of American Art, Study for 5 A.M., 1937, numéro d’acquisition 70.153 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  46. Whitney Museum of American Art, Study for 5 A.M., 1937, numéro d’acquisition 70.429 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  47. Whitney Museum of American Art, (Jo Sketching at Good Harbor Beach), 1923–1924, numéro d’acquisition 70.1129 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  48. Whitney Museum of American Art, Study for August in the City, 1945, numéro d’acquisition 70.158a-b ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  49. Whitney Museum of American Art, Study for Morning Sun, 1952, numéro d’acquisition 70.291 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  50. Whitney Museum of American Art, Study for Morning Sun, 1952, numéro d’acquisition 70.290 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  51. Whitney Museum of American Art, Study for Office at Night, 1940, numéro d’acquisition 70.340 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  52. Whitney Museum of American Art, Study for Office at Night, 1940, numéro d’acquisition 70.341 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  53. Whitney Museum of American Art, Study for Hotel by a Railroad, 1952, numéro d’acquisition 70.427 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  54. Whitney Museum of American Art, Study for Hotel by a Railroad, 1952, numéro d’acquisition 70.199 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  55. Whitney Museum of American Art, Study for Hotel by a Railroad, 1952, numéro d’acquisition 70.428 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  56. Whitney Museum of American Art, Study for Hotel Lobby, 1942, numéro d’acquisition 70.117 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  57. Whitney Museum of American Art, Study for Hotel Lobby, 1942, numéro d’acquisition 70.839 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  58. Whitney Museum of American Art, Study for Conference at Night, 1949, numéro d’acquisition 70.174 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  59. Whitney Museum of American Art, Study for Hotel Window, 1955, numéro d’acquisition 70.161 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  60. Whitney Museum of American Art, Study for Pennsylvania Coal Town, 1947, numéro d’acquisition 70.198 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  61. Whitney Museum of American Art, Study for Route 6, Eastham, 1941, numéro d’acquisition 70.369 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  62. Whitney Museum of American Art, Study for Bridle Path, 1939, numéro d’acquisition 70.220 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  63. Whitney Museum of American Art, Study for Bridle Path, 1939, numéro d’acquisition 70.235 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  64. Whitney Museum of American Art, Study for Ground Swell, 1939, numéro d’acquisition 70.339 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  65. Whitney Museum of American Art, Study for Yawl Riding a Swell, 1935, numéro d’acquisition 70.439 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  66. Whitney Museum of American Art, Study for Rooms for Tourists, 1945, numéro d’acquisition 70.848 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  67. Whitney Museum of American Art, Study for Rooms for Tourists, 1945, numéro d’acquisition 70.438 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  68. Whitney Museum of American Art, Study for Nighthawks, 1941 ou 1942, numéro d’acquisition 70.193 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  69. Whitney Museum of American Art, Study for Nighthawks, 1941 ou 1942, numéro d’acquisition 70.192 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  70. Whitney Museum of American Art, Study for Gas, 1940, numéro d’acquisition 70.263 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  71. Whitney Museum of American Art, Self-Portrait with Hat, vers 1918, tirage posthume, numéro d’acquisition 70.1903 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  72. Whitney Museum of American Art, East Side Interior, 1922, numéro d’acquisition 70.1020 ; notice de l’objet précis. Consulter la source.
  73. Art Institute of Chicago, Selected Chronology for Edward Hopper ; chronologie de la formation, des voyages, des expositions, de New York et de Truro. Consulter la source.
  74. Emily C. Burns, Spectral figures: Edward Hopper’s empty Paris, chapitre 5 de Empty Spaces: Confronting Emptiness in National, Cultural and Urban Histories, 2019 ; chapitre et notes consultés intégralement. Consulter la source.
  75. Charles Brock, Regionalism and Folk Art, National Gallery of Art ; essai et deux notes consultés intégralement. Consulter la source.